CICATRICES VICIEUSES
■ut empêcher la réunion, qu'il y ait eu ou non une cicatrice préi.tante, les surfaces suppurantes tendent à se rapprocher parce
I elles se recouvrent en même temps d'une membrane modulaire ,nt la rétraction les attire l'une vers l'autre. 11 faut donc rompre
continuité de cette membrane, faire en sorte que la cicatrice de me des surfaces s'achève isolément et indépendamment de 1 autre ;
pour cela, dès que la suppuration est établie, fendre à diverses prises, toutes les vingt-quatre heures, l'angle d'union des deux irfaces où la membrane inodulaire passe de l'une à l'autre.
J'ai vu par ce procédé l'orifice de l'urèlhre, agrandi par une mcim, se cicatriser en gardant toute l'ampleur que l'incision lui avait mnée. Mais il faut bien ajouter que l'on échoue souvent, surtout rsqu'il s'agit de cicatrices larges et profondes.
Greffe épidermique.—WeyerAm, en 1869, a montré que de trèsitits lambeaux d'épiderme (ou mieux la couche superficielle de la jjau) détachés d'une partie quelconque du corps et simplement ipliqués sur la surface d'une plaie en suppuration, se greffaient ir la surface suppurante et formaient ainsi des ilôts de tissu cicaiciel qui tendaient à s'agrandir et à recouvrir toute la plaie. Tel l'elle était employée à l'origine, la méthode si ingénieuse de everdin diminuait h durée de la cicatrisation, mais ne donnait en sfinilive que du tissu inodulaire et par conséquent une cicatrice itractile. Après que j'eus pratiqué l'héléroplastie en transportant
la face pour refaire une paupière un lambeau cutané emprunté
II bras, Ollier eut l'idée de grefler sur la surface des plaies supurantes de larges lambeaux comprenant les couches superficielles e la peau. Ce procédé suivi de succès assure mieux que tout autre i guérison, etla greffe épidermique, pratiquée sur les surfaces supurantes interposées aux parties primitives de la cicatrice vicieuse icisée et distendue par l'extension du membre, est la méthode qui ujourd'hui doit être préférée. (L. L. F.)