‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 82 sur 232 · LIGATURE DE L'ARTÈRE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

LIGATURE DE L'ARTÈRE VERTÉBRALE

lie osseuse, lui a donné le nom de tubercule carolidien. Au moit où la vertébrale passe derrière la thyroïdienne inférieure, elle ond à la carotide primitive placée sur un plan plus antérieur cne, de telle sorte qu'un instrument piquant, enfoncé à ce niveau, irrait blesser l'un des trois vaisseaux ou même simultanément les s artères.

m'iGiox nE i.'autkhe vicRTiînnALE.

. Scnpiilo-liyoulicn. — Sll. Stcrno-tliyvoïilien. — S//(. Stcrno-liyoïdion ooiip6. — '. Arti'iMî vorti'lii'alfi. — AS. Ai'tt'i'o soiis-claviéro. — .II. .Iiigulaire interne. — 'le. Voirii! liracliio-eéphnlitiuc. — Vsc. Veine fous-clavière. — NPn. Nerf pne\imoiBlriqne. — AGI*. Artf'i'O cai-otiJo primitive. — V.TE. Veine jiig. ext. — T/il. Art. yr. inf. — \L. Veine linguale, — T/(S. Artère lliyi'. sup,

inomalies. — Elles portent surtout sur la vertébrale gauche qu'il >tpas rare de voir naître de l'aorte entre la sous-clavière et la 9lide primitive. Au lieu de pénétrer dans le canal osseux des pliyses trans verses au niveau de la dixième vertèbre, les vertélesne s'y engagent quelquefois qu'à partir de la cinquième ou la quatrième.

OPÉRATIONS GÉNÉIULLS.

Liyature (k l'aHéro vertébrale. — Le malade élanl couché su; dos, la lêle inclinée du côlé opposé à celui sur lequel on doitp tiquer la ligature, le chirurgien fait le long de la saillie formée -

i.KiATi Ju: i.'autkiik vi;iiti';iiiiai.i:.

]-e crochet nnlériour écnrte lo f liu'iio-mn^tdiilicn. In jiigiilniro interne, In cnrotido i pneumogastrique. — Lo postérieur écnrlp le sonlcnn iiiifériour. — I,'oino-liyo traverse l'nnsle fupériour ilo In plnie.

le bord postérieur du faisceau sternal du sterno-mastoïdien, incision de quatre travers de doigt dont l'extrémité inférieure ( cend à 2 centimèires de la clavicule. Arrivé sur ce muscley incise verticalement, au niveau de l'espace qui sépare son fais& claviculaire de son faisceau sternal. On tombe alors sur l'ap» vrose qu'on incise avec beaucoup de précautions sur la sonde c nelée et l'on a sous les yeux la jugulaire interne, la carotidd au-dessus le muscle scapulo-hyoïdien qui les croise obliquemo Un aide attire en avant la carotide, la jugulaire et le faisceau stei? du sterno-mastoïdien saisis dans la concavité d'un écarteurj second aide attire en dehors de la même façon le faisceau claviculais On découvre alors la sous-clavière et l'origine de la vertébrale etd<tt thyroïdienne et l'on s'aide, s'il est besoin, de la saillie du tuberr m carotidien. L'aiguille de Deschamps est alors passée d'avant on nrrii

LIGATURE DE L'ARlftRl": VERTÉBRÂLK.

ippréciation. — Fraeys conseille une incision faite le long du d interne du sterno-mastoïdien ; Cliassaignac, comme Nunciante, au contraire, son incision le long du bord externe; Sédillot are les deux faisceaux du slcrno-masloïdien. Quel est sur le int le procédé le meilleur? c'est ce que l'avenir démontrera, sans lté, mais jusqu'à présent les procédés sont plus nombreux que opérations. On n'a fait qu'une seule fois la ligature de la vertéle, et cela dans la plaie même et pour des hémorrhagies conséive à une plaie par armes à feu. Maisonneuve fit une incision pour !r au-devant de l'artère source de l'hémorrhagie ; il aperçut l'ori- I par lequel le sang s'écoulait, saisit l'artère et la lia. La malade 'ùt; mais un peu moins d'un mois après la blessure, cette mae fut prise tout à coup d'une violente douleur dans la région cerile, poussa un cri, tomba immédiatement dans un coma profond mourut le soir même.

Cette ligature aurait pu être faite dans d'autres circonstances ; is, jusqu'à présent, son histoire ne comprend que des erreurs de Ignostic. Chiari (de Naples) croyant à un anévrysme traumatique ne des branches de la carotide externe, lia la carotide primitive, utopsie montra qu'il s'agissait d'un anévrysme de la vertébrale au teaii ie la courbure qu'elle décrit entre les deux premières verires. Une seconde fois, également à Naples et dans un cas semble, Rispoli proposa la ligature delà vertébrale. Les consultants tirent qu'il fallait, au contraire, lier la carotide, L'autopsie montra îore qu'il s'agissait d'un anévrysme vertébral. Ossieur (de Roulers), lyskens (de Gand), Richard (de Bristol), Watson, Voisin, Lucke, ath (de Liverpool), un chirurgien de l'hôpital San José, de Lisiine, lièrent la carotide pour des anévrysmes traumatiques ou des lies de la vertébrale, prises pour des blessures de la carotide. Le ilade de Kluyskens mourut, quatre ans après, delà rupture de l'anéfsme ; les autres moururent del'opération ou malgré l'opération qui pouvait être d'aucune utilité. Ce qui explique ces erreurs, c'est l'en examinant le malade et en cherchant à comprimer la carotide, , comprimait en même temps la vertébrale et qu'on attribuait à i à la compression de la carotide, la cessation momentanée de lémorrhagie.

Nous verrons que Smyth( de New-York) a lié la vertébrale après 16 ligature du tronc brachio-céphalique et en agrandissant la plaie ite lors de cette première opération. ]

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