CISEAUX
lo nellnyage. On s'assure que les ciseaux coupeni en les essayant sur une feuille de papier gris mouillée (Garangeol).
PosiMoii des ciseaux. — La plialangelte du pouce passée dans Tanneau supérieur, la phalangine de l'annulaire dans l'anneau inférieur ; le médius placé en avant sous Je manche inférieur ; l'exlréluité de l'index appliquée au niveau du tenon; le petit doigt libre.
FiG. 10.
Position des ciseaux.
Manière d'agir clu bistouri et des ciseaux. — On pensait autrefois que le bistouri agissait toujours en sciant, les ciseaux en pressant, et de là on concluait au rejet des ciseaux comme devant faire des incisions moins nettes et confondre les parties. Aujourd'hui on admet que le bistouri agit aussi un peu en pressant, les ciseaux un peu en sciant; et l'on recommande d'ailleurs avec raison d'allier les deux mouvements. Je vais plus loin, et je pense que la pression est, dans certains cas, le meilleur moyen d'obtenir des sections nettes; de là même la nécessité de tendre la peau sous le bistouri. Or, comme cette pression n'est nulle part si forte que sous les ciseaux, il en résulte que toutes les fois que les parties pourront être tranchées d'un seul coup, les ciseaux seront l'instrument préférable. La contusion est une idée chimérique ; et quant à la netteté de l'incision^ il suffit de comparer, pour en juger, l'action du bistouri ou des ciseaux sur une compresse, une feuille de papier, une lame cellulaire, et sur toute l'épaisseur de la lèvre dans l'opération du bec-» de-lièvre. Enfin, quand des malades intelligents ont pu comparer dans la même opération la douleur déterminée par les ciseaux et le bistouri, c'est généralement celle des ciseaux qui leur a paru la moindre.
Pour faire scier le bistouri, il faut faire marcher le tranchant sur les tissus qu'on hicise ; pour les ciseaux, quand on coupe
quelque partie très-dure ou très-épaisse, il faut les faire légèrement reculer.
On a conseillé, pour faire mieux couper les instruments, de les tremper dans l'huile, idée théorique dont rien ne prouve l'utihté. Un meilleur précepte serait d'élever toujours la température des instruments tranchants ou autres, au moins à la température extérieure du corps. On sait d'expérience que le rasoir coupe beaucoup mieux quand il est préalablement chauffé.