‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 12 sur 259 · III · texte numérisé non relu

III

Des pinces.

Les pinces employées pour la dissection des lambeaux se composent de deux lames d'acier maintenues écartées par leur élasticité. Les deux mors présentent des rainures transversales alternées pour faciliter la prise des tissus ; quelquefois ces mors plus ou moins plats sont remplacés par des pointes, d'où le nom de pinces à griffes, à dents de souris, etc.

Les pinces portent quelquefois un verrou qui maintient les lames rapprochées d'une manière permanente ; ,elles servent surtout pour la ligature des artères, la suture, etc.

FlG. 11.

Position viciouse des pinoes.

D'autres pinces articulées comme les ciseaux sont en grand usage pour les pansements ; ces pinces à pansement qui ne sont que des tire-balles sont munies de mors cannelés, disposition éminemment favorable à la transmission de l'infection purulente, de la pourriture d'hôpital. Les cannelures doivent absolument disparaître et la face interne des mors doit être tout à fait lisse, afin de permettre un nettoyage complet.

Position des pinces. Si la manœuvre des pinces demande quel-

IN(,ISIONS.

ijiiol'ois un p»Mi (]<' forco, cIIp demando Ion jours de la pi'rcision, cl cette deinièro coiulition ne pont clio olilcnuo si rou saisit la pince à pleine main et horizontalement, comme le font trop souvent les élèves. Les pinces à disséquer doivent être tenues à peu près verlicales, le pouce placé sur la partie moyenne des branches,

FiG. 12.

Position réirulièro des pinces.

l'indicateur et le médius allongés le long de l'autre branche, Fannulaire et le petit doigt libres, pouvant dans la plupart des cas prendre un point d'appui sur les parties voisines de celle sur laquelle porte la dissection.

AHTICLE II.

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