‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 111 sur 259 · LIGATURE DE LA CAROTIDE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

LIGATURE DE LA CAROTIDE PRIMITIVE

vers la partie moyenne de ce cartilage. Elles sont plus rapprochées à leur partie inférieure, où la droite appuie même en partie sur la trachée ; plus écartées en haut, à raison de la plus grande largeur

FiG. 167.

REGION CAROTIDIENNE.

1. Sterno-mastoïdien détaclié et renversii. — 2. Gangi. lymph. — 3. N. spinal. — •4. Omo-liyoïdien. — 5. St. byokl. — 6.6. Digastrique. — 7. A. Occipitale. — 8. Gl. sous-maxill. —9. Os liyoide'. — 10. Mylo-hyo:d. — U. Carot. prim. — 12. Br. descend, de l'hypoglosse. — l3. A. tby.' sup'". — 14. A. et V. linguales. — 15. A. faciale. — 16 Y. faciale. — 17. V. jîig. interne. — 18. N. pneumogastrique. — 18' N. laryngé sup". — 19. N. grand hypoglosse. — 20. N. laryngé inf. — 21. Plexus cervical. — 22. N. phrénique. — 23. Scalène arit. — 24'. A. sous-elavière. — 25.V. sous-clavière et jug. interne. (Tirée du Traité jmitiqiœ d'Anatomie médico-chirurgicale de Richet.)

du larynx. Dans ce trajet, chacune d'elles est enfermée dans une game commune avec la veine jugulaire interne, qui longe le côté

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externe de l'artère et la recouvre même en partie, et avec le nerf pneumogastrique. Ce nerf est placé entre les deux vaisseaux, généralement un peu en arrière.

Anomalies. — On a vu la carotide, la sous-clavière et la vertébrale droites naître par un tronc commun avec la carotide gauche ; les deux carotides provenir d'un tronc commun, les sous-clavières naissant isolément ; le tronc brachio-céplialique manquer ou donner, en même temps qu'à la carotide ou à la sous-clavière droites, *>' naissance à la carotide gauche. Ces anomalies sont assez exceptionnelles pour que le chirurgien n'ait guère à s'en préoccuper. 11 est au contraire, assez fréquent de voir la thyroïdienne supérieure naître directement de la carotide primitive au niveau de sa bifurcation. Le pneumogastrique est quelquefois placé en avant des deux vaisseaux. Dubreuil a rencontré deux fois du côté droit " la même anomalie.

Je distingue pour cette ligature un lieu d'élection et un lieu de nécessité.

Le lieu d'élection est au-dessous de la bifurcation du vaisseau, en laissant au-dessus de la ligature un espace de 1 à 2 centimètres, pour favoriser la formation du caillot dans le bout périphérique.

Le lieu de nécessité est toujours beaucoup plus bas, sans cependant descendre au delà d'une certaine limite. P. Bérard avait établi en principe que, « dans tous les cas où il sera possible de placer une ligature sur l'artère carotide primitive entre le sac cmévrysmal et le cœur, il faudra avoir recours à cette opération ». C'est un précepte que l'on ne saurait accepter sans restriction. La ligature de la carotide trop près de son origine est dangereuse par le voisinage d'une formidable collatérale. A quelle hauteur cependant peut-on la placer avec sécurité^ du moins quant à la formation du caillot? Cette question n'avait pas même été posée; on parviendrait peutêtre à la résoudre en reprenant toutes les opérations tentées jusqu'à présent, et comparant les chances de mort avec le niveau où l'artère a été liée. En attendant, j'estime qu'il faut au moins laisser au-dessous de la ligature un intervalle de 2 centimètres.

Au total, selon le point où l'on veut appliquer la ligature, il y a deux procédés.

1" .1 la partie supérieure ou au lieu, d'élection. — Ce point varie quelque peu dans les deux sexes, comme il a été dit; et il est bon de s'en souvenir, afin que la partie moyenne de l'incision tombe vis-à-vîs l'endroit où sera appliquée la ligature, à \ ou 2 centimètres

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