III. — I^îgature de l'aplèretîbîale postérieure
Disposée à peu prés dans la direction d'une ligne qui. du milieu de la racine du jarret, se terminerait entre le tendon d'Achille et la malléole interne, on peut la lier en trois endroits.
P Derrière la malléole interne. —Elle est située à peu prés pa^ rallèlement au bord postérieur de lamalléole, en arrière de la gaîne
FlG. 1
FiG. 170.
LlG-VrUUE DE LA TIBIALE POSTÉRIEURE.
Fi-. 175. - AT. Ai't. tibiale post. — Y. Veine. — N. Nerf. — ApS. Apon. siiperf. ~ LFP. Long fléch. propre. — LFC. Long flécli. comm. — JP. Jambier post.— VSL Veine sapLène interne.
Fig. 176. — AP. Aponév. — V. Veine. — A*-. Artère.
des tendons des muscles fléchisseur profond et jambier postérieur, recouverte seulement par l'aponévrose et par la peau.
Procédé de Lisfranc. — On fait, à U millimètres en arrière de la malléole, une incision longitudinale qui s'étend à un cenii mètre et demi au-dessous, et à 4 centimètres au-dessus. La peau incisée, on divise l'aponévrose sur la sonde cannelée, et Ton a sous les yeux l'artère côtoyée par ses deux veines satellites; le nerf est en arrière et en dehors, en sorte qu'on glisse la sonde sous l'artère d'un côté ou de l'autre indifféremment.
Velpeau veut que l'incision s'éloigne de 7 millimètres au moins de la malléole; M. Manec la fait tomber juste au milieu de l'espace qui sépare la malléole du tendon d'Achille. La position de l'artère variant selon les sujets, cette dernière incision permet mieux que les autres de la découvrir dans toutes ses variétés.
Robert a proposé aussi une incision transversale, de la malléole interne au bord supérieur du calcancum. L'incision longitudinale est généralement préférée.
2° Vers le tiers moyen de la jambe. — L'artère marche parallèlement au bord interne du tibia, à .15 ou 18 millimètres en dehors. Elle est recouverte par le feuillet aponévrotique profond, l'aponévrose d'enveloppe et la peau.
Procédé ordinaire. — On fait une incision de 6 à 8 centimètres, à 15 ou 18 millimètres en dehors du bord interne du tibia (Manec), ou à égale distance du bord de l'os et du tendon d'Achille (Velpeau); après la peau on divise l'aponévrose superficielle ; puis on incise sur la sonde cannelée l'aponévrose profonde, et l'on tombe sur l'artère et ses veines satellites, le nerf demeurant toujours en dehors.
Si le muscle solé^iire descendait jusqu'au niveau de l'incision, il faudrait le repousser en haut et en dehors avec le doigt, ou au besoin le diviser.
Quand l'incision extérieure est trop rapprochée du tibia, on n'a qu'un seul feuillet aponévrotique à couper ; mais on court risque de ne pas trouver le vaisseau. Lisfranc voulait donc qu'on fît une incision de 8 centimètres qui, du bord interne de ce tendon, remontât obliquement jusqu'au bord interne du tibia, sous un angle de 35°. L'aponévrose divisée, on porte l'indicateur dans la plaie, la face palmaire regardant le tendon d'Achille, pour décoller le muscle soéaire aubesoin; le reste à l'ordinaire. — Ce procédé est plus sûr et plus précis que le premier.
3" Au tiers supérieur de la jambe. — D'autant plus éloignée du bord interne du tibia qu'on l'examine plus haut, l'artère est alors recouverte parTaponévrose profonde, le muscle soléaire, le jumeau interne, l'aponévrose d'enveloppe et la peau.
Procédé ordinaire. — La jambe fléchie sur la cuisse et reposant sur son côté externe, on pratique à 2 centimètres du bord interne du tibia une incision longitudinale de 10 centimètres ; puis on divise crucialement l'aponévrose. Avec le doigt porté dans la plaie, onre-