‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 191 sur 259 · VI. — Ablation de l'astragale · texte numérisé non relu

VI. — Ablation de l'astragale

[Là résection totale de l'astragale a presque toujours été provoquée par des luxations compliquées ou par des luxations irréductibles de cet os. Comme toutes les opérations auxquelles conduisent les nécessités pratiques, l'ablation de Tastragale a été faite avant qu'on eût songé à poser ou à discuter les indications et l'utilité de cette résection, car elle fut pratiquée en 1670 par Fabrice de Hilden. 0. Heyfelder, dans son mémoire, rapporte 57 cas de résection totale pour luxation compliquée. Il y eut 9 morts et ^ amputation consécutive. Dietz, Natham^ J. F. Heyfelder, les deux premiers avec succès, réséquèrent l'astragale atteinte par la carie.

Dans un travail présenté à la Société de chirurgie, Broca est arrivé à cette conclusion, que, sur 86 extirpations de l'astragale, 17 seulement ont été suivies de mort, et ces 17 cas mortels appartiennent tous à la série des faits dans lesquels on a pratiqué la résection immédiate. Au contraire, dans les 27 cas d'ablation consécutive, il n'y eut aucun cas mortel, et une seule fois on dut recourir ultérieurement à l'amputation.

Peu justifiée dans la carie, la résection est préférable à l'amputation dans les cas de luxation comphquée ; elle est alors formellement indiquée. Quant à la manœuvre opératoire, elle est des plus simples : une incision de la peau faite sur le point soulevé par l'os permet de saisir l'astragale avec un davier et de le dégager de ses

dernières attaches. La seule précaution à prendre est de i,nénager la pédieuse et les tendons.]

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