‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 196 sur 259 · RÉSECTION DE LA HANCHE. A · texte numérisé non relu

RÉSECTION DE LA HANCHE. A

rations ayant donné, sur 72 cas dont la terminaison était connue, 29 cas de mort, c'est-à-dire une mortalité de /iO,S pour 100. Good a continué dans sa thèse inaugurale cette statistique qu'il prolonoe jusqu'en 1867 en l'augmentant de 112 cas. Ue ces 112 opérés, 52 ont guéri, 60 sont morts, la mortalité a donc été de 52, 29 pour 100. Cette élévation du cliitïre de la mortalité tient à ce que la résection a depuis 1860 été faite 14 fois en France avec If résultat qui n'est que trop ordinaire dans nos hôpitaux, car sur 1/i opérés il y eut 2 guéris et 12 morts; tandis que lors de la publication de mon mémoire la France ne figurait au chapitre de ces résections que pour une seule opération, celle de Roux. Cette excessive mortalité tient à l'infériorité de notre hygiène hospitahère et de notre diététique, et en même temps à cette circonstance, que l'opération a fréquemment été faite trop tard. Une mortalité moyenne de 50 pour 100 est sans doute Irès-élevée, mais si l'on examine quel est le sort des malades atteint de coxalgie suppurée, on voit que la résection est d'une incontestable utilité. Gibert, dans un travail sur les résultats de l'expectation dans la coxalgie, rapporte douze cas tirés de la pratique de l'hôpital de Sainte-Eugénie, sur ces 12 cas il y eut 1 guérison, 3 non guérisons et 8 morts, c'est une mortalité de 66 pour 100.

Jusqu'en 1861, époque de la publication de mon mémoire, la résections avait été pratiquée 12 fois pour plaies d'armes à feu , un seul opéré avait guéri, ce fut un soldat réséqué par O'Leary devant Sébastopol. Un remarquable travail d'Otis nous a donné les résultats de QU résections de la hanche, faites pendant la guerre de la Sécession. 11 y eut 6 guérisons et 58 morts. Si nous ajoutons à ces faits 9 opérations, la plupart faites en Allemagne pendant les guerres de 1864 et 1866 et une sous Paris en 1870 ayant donné 2 guérisons et 8 morts, nous arrivons à un total de 8 guérisons et 66 morts sur 74 opérations, ce qui donne une mortalité de 89,1 pour 100 ; chiffre à peu près égal à celui que donne l'amputation de la hanche pour plaies d'armes à feu ; puisque sur 185 opérations nous comptons 18 guérisons et 167 morts, soit une mortalité de 90/2 pour 100.

Quant à la conservation j'ai montré en 1870 que si l'on analyse les faits et les chiffres donnés par Otis, bien que l'abstention ait donné une mortalité de 93 pour 100, c'est encore à la conservalion qu'il vaut mieux recourir, à la condition toutefois de ne pas rester simple spectateur des accidents, d'enlever les esquille mobiles et surtout détachées, et de permettre une issue facile à la suppuration.

âGS OPÉRATIONS GÉNÉRALES.

Page 1