SECTION DU TENDON D'ACHILLE
men des intlicalions iliéiapeutiqucs, nous dirons cependant que l'on doit être beaucoup plus réservé qu'on ne rélait il y a quelques
Fi6. 114.
Section du leadoa d'Achille. — L'aide abaisse le pied pour tendre le tendon. L'index gauche de l'opérateur, par suite d'une erreur du dessin, devrait appuyer sur le dos du ténotome et non en arrière.
années surlaténotomie appliquée àla guérison du piedhot. Le pied équiû (fig. 112) elle varus équin (fîg. 113) lorsqu'ils datent de la naissance ou lorsque, sans être congénitaux, ils existent depuis longtemps, demandent presque toujours la section du tendon d'Achille; il en est de même de la section du jambier postérieur dans le varus (fig. 116) et des péroniers dans le valgus (fig. 115). Mais il ne faut
pas oublier que les observations et les travaux publiés depuis les
Pied bot valffus.
FiG. 116.
Pied Lot vams.
dix dernières années ont montré : 1° Que dans la première enfance,
FiG. 117.
Pied bot talus valens.
FiG. dl8.
Pied bot talus vanis.
c'est-à-dire pour le pied bot dit congénital, le redressement fré-
TÉNOTOMIE. 181
qiieninient opéré pur la nourrice suffit quelquctois pour amener la guérison ; que rapplication d'un appareil mécanique n'est même pas nécessaire et qu'un bandage amovoinamovible en gutia-percha ou inamovible en plâtre, appliqué sur le pied pendant qu'un aide le lient redressé, appareils qu'on renouvelle tous les huit ou quinze jours jusqu'à ce qu'on soit arrivé au redressement complet, suffisent presque toujours pour amener la guérison.
2" Que si le point de départ est dans les lésions musculaires, il s'y joint consécutivement une déformation du squelette, de telle sorte que, lorsque cette déformation s'est produite, on ne pourrait y remédier par la section seule des tendons et qu'il faut y joindre l'usage permanent de machines à redressement. De là le précepte de ne pas attendre que cette déformation se soit aggravée.
3° Que certaines formes de pied bot, assez fréquentes vers l'âge de cinq à dix ans, sont dues à des paralysies musculaires accom pagnées d'atrophie, ou èf des contractures également accompagnées ou suivies d'altérations du tissu musculaire, altérations contre lesquelles la ténotomie est impuissante, qu'on améhore fréquemment, et qu'on guéiit quelquefois par la faradisation ou par l'emploi des courants faibles et continus dont j'ai montré récemment l'utifité et l'efficacité dans ces affections rebelles à presque tous les autres modes de traitement ;L. L. F.^
Z|.° Que, de même qu'il existe une coxalgie hystérique par contractraction spasmodique des muscles adducteurs de la cuisse et psoas iliaque, il existe quelquefois, surtout chez la femme adulte, un véritable pied bot hystérique ou spasmodique.
5° Que dans le pied bot acquis, survenant dans l'enfance ou l'adolescence on peut espérer arriver à la guérison sans aucune opération en faisant cesser la paralysie et la contracture musculaires par l'usage des courants continus permanents.
lY. — Section de l'aponévrose palmaire.
La rétraction permanente des doigts, congénitale ou acquise, lient fréquemment à un état particulier de rétraction de quelques brides qui dépendent de l'aponévrose palmaire, d'autres fo is de brides anormales, ou même d'une sorte de racornissement de la peau. Dans tous les cas. 1 indication est de couper en travers les brides qui retiennent les doigts fléchis, et qui affectent le plus souvent les doigts annulaire et auriculaire.
Dupuytren les coupait directement en travers avec la peau, en faisant d'autres sections à diverses hauteurs, s'il en était besoin.
MALGAIGNE. — 5IÉD. OPÉR. 8^ cdit. I. — H
Goyrand incise longitudinalement la peau sur chaque bride préalablement tendue, écarte les lèvres île cette incision, les détache des cordons fibreux parla dissection, et coupe en travers ces cordons ainsi isolés.
Ces deux procédés le cèlent évidemment aux sections sous-cutanées, appliijuées ici par A. Cooper avant que Stromeyer y eût songé pour le tendon d'Achille, Ce n'est donc que quand la peau est elle-même rétractée et intmement confondue avec les brides, qu'il faut revenir au procédé de Uupuytren. ^