II. — Des vésicatoires
On a prôné une foule de substances comme vésieanlcs; on s'en tient aujourd’hui à l’eau bouillante et aux cantharides.
Eau bouiixante. Procédé de iilayor. — Il faut avoir un marteau métallique à tète aplatie et suffisamment large. On plonge la tète du marteau dans l'eau bouillante, et on l'applique immédiatement il nu sur la peau ; cela suffit pour soulever une ampoule de la largeur de l’application. Le cautère nummulaire peut très bien tenir lieu de marteau.
Procédé de Carlisle. — On applique sur la partie un linge double
mouillé, sur lequel rouge brun.
on promène un cautère nummulaire chauffé au
Cantharides. Procédé ordinaire. — On étend sur un linge ou un
dwT h PCa,U lV-C u°UCllC d’emP,4trc épispastique, qu’on entoure 1 une bordure de diaehylon gommé, large d’environ G millimètres.
îecouvre l emplâtre d’une couche de poudre de cantharides, sèche ou imbibée de vinaigre. La peau bien rasée et frictionnée avec du vinaigre, on applique l’emplâtre, qu’on soutient par une bande ou avec des bandelettes agglutinatives ; après douze, dix-huit ou vingtquatre heures, la cloche est formée: on enlève l’emplâtre. Si alors on se borne a un vésicatoire volant, on fait une ouverture par où s écoulé la sérosité, on laisse l'épiderme en place, et on le recouvre d un mge sec très fin. Si l’on veut que le vésicatoire suppure, ou saisit epiderme avec une pince à disséquer, et on le déchire par des raclions en divers sens, ou, ce qui vaut mieux, on le coupe avec des ciseaux près de la circonférence de l’ampoule. Le pansement n est pas de notre ressort.
Dans plusieurs hôpitaux, on remplace l’emplâtre par une couche de vieux levain, sur laquelle on étend la poudre de cantharides. Ailleurs, on met cette poudre sur un morceau de sparadrap, etc. Toutes ces additions sont superflues : la poudre seule, étendue sur un linge et mouillée avec du v inaigre, produit d’aussi sûrs résultats.
Procédé de BosquiUon. — Après six heures de l’application des cantharides, on examine l’effet produit; si la rougeur de la peau est bien prononcée, on ôte le topique vésicant, et on le remplace par un cataplasme de farine de graine de lin, qui suffit alors pour faire soulever la cloche.
Ce procédé a pour but de laisser le moins de temps possible les cantharides en contact avec la peau, afin de prévenir leur absorption et leurs effets sur les organes urinaires.