‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 19 sur 145 · III. — Dü CAUTÈRE OU FONTICULE · texte numérisé non relu

III. — Dü CAUTÈRE OU FONTICULE

l’etit ulcère rond qu'on entretient en y mettant un pois. On en pratique au besoin sur toutes les parties du corps, en évitant toutefois le voisinage trop rapproché d’un os, d’un tendon, d'un gros vaisseau, d’un nerf, du corps d'un muscle; on choisit les interstices cellulaires ou la peau est séparée des parties sous-jacentes par une certaine épaisseur. Les lieux d’élection sont: 1" au liras, dans renfoncement qui sépare du biceps l’angle inférieur du deltoïde, et qu on rend très apparent en faisant fléchir l'avant-bras et contracter le muscle biceps; 2" à la cuisse, à la partie inférieure interne, audessus du genou, dans la dépression qui existe entre le vaste interne et le couturier; 3“ à la jambe, au-dessous de la partie interne du

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genou, dans la dépression qui sépare le jumeau interne des tendons réunis des muscles couturier, droit interne et demi-tendineux.

Premier procédé'. Le bistouri. — On fait un pli à la peau, et on l'incise de manière à avoir une plaie de 12 à 18 millimètres. On met dans la plaie une boulette de charpie bien ferme , recouverte d’un plumasseau et d'un bandage; trois jours après, onia remplace par un pois. 11 est plus simple d'y mettre le pois tout de suite.

Le cautère s’ouvre encore en tenant la peau avec le pouce et l’indicateur gauches, et en l’incisant d’un coup avec le bistouri convexe tenu en troisième position.

Deuxieme procède'. La potasse. — Les règles de son application ont été données; il suffit de dire que le morceau à employer doit être un peu moins gros qu’une lentille : il est prudent de lever l’appareil au bout de six à dix heures, de peur que le caustique ne fuse trop loin. On fend l’escarre en croix, on coupe les quatre lambeaux à leur base à l’aide d’une pince à disséquer et d’un bistouri, et l’on met au centre un pois qu’on soutient par un emplâtre de diacliylon.

Troisième procédé. Le vésicatoire. — On applique au centre d’un vésicatoire qui suppure un pois qu’on fixe avec un emplâtre de diachylon, et qui se creuse lui-mème un trou ; procédé long et douloureux, que rien ne peut faire préférer aux deux autres.

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