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AUX DU DENTISTE

ques mois; alors l'adhérence est moins forte, et le levier réussit mieux.

III. Procédés spéciaux. 1" Denis incisives, canines et petites molaires. — On emploie le davier lorsqu’elles sont branlantes, le tirtoir quand elles tiennent fortement. 11 faut avoir grand soin que les mors, soit du davier, soit des crochets, ne soient pas trop larges, et ne touchent en aucune façon aux dents voisines.

On peut encore au besoin recourir à la clef avec laquelle on cherche à opérer la luxation incomplète. Mais la longueur des racines laisse craindre plus qu’aillcurs la fracture étendue de l’alvéole, surtout pour les canines.

2“ Drosses molaires. — La plupart peuvent être tirées avec la clef. A la mâchoire supérieure, la direction de leurs racines et la difficulté de prendre un point d’appui en dedans, font une loi do les renverser en dehors : l’opérateur se place derrière le malade ou à l’un des côtés, de manière à agir avec facilité et à pouvoir toujours employer la main droite. On ne doit prendre le point d’appui en dedans que quand l’autre procédé est absolument impossible. Quelquefois l’apophyse ptérygoïde est si rapprochée de la seconde grosse molaire, qu’il est très difficile, surtout si le. sujet est joufflu, de prendre le point d’appui en dehors avec les crochets ordinaires. On se sert alors du crochet en Z, et l’on appuie le panneton vis-à-vis la première grosse molaire, ou, si l’on peut, on prend le point d’appui en dedans. Plusieurs dentistes préfèrent alors le pélican, et même poulies grosses molaires en général.

Pour la mâchoire inférieure, le chirurgien se place en avant. On conseille en général de renverser aussi ces dents en dehors; mais souvent, pour la seconde dent, la ligne oblique de l’os maxillaire, 1res prononcée, donne plus d’épaisseur en dehors à l’alvéole : le point d’appui est sujet à glisser, la dent a être fracturée, à raison de la résistance de I alvéole même; il vaut mieux la renverser en dedans. La seule précaution à prendre est de s’assurer que les dents ne sont pas trop serrées, afin que la face externe, de celte dent, toujours plus large que l’interne, puisse être renversée en dedans sans froisser et ébranler les dents voisines. On peut également luxer en dedans la première grosse molaire.

3” Dents de sac/csse. — A la mâchoire supérieure, l’apophyse roronoïde met ordinairement un obstacle invincible à l’application de la clef, surtout quand la dent de sagesse se déjette en dehors ce qui a lieu chez beaucoup de sujets. Il est également impossible de prendre un point d appui en dedans.

La clef, armée du crochet en Z, permet de prendre un point d’appui vis-à-vis la seconde grosse molaire. On peut aussi faire pénétrer entre

ers deux dents le bout du levier, et renverser la dent en arrière et un peu en dedans. Mais le pélican a ici un avantage décidé.

Les dents de sagesse inférieures sont plus faciles à extraire; on peut les saisir avec la clef et le crochet simple, en prenant le point d’appui en dedans, ou bien encore avec le levier, ou enfin avec le pélican.

4° Extraction des racines des dents. — Les racines des vingt dents antérieures doivent être extraites avec le tirtoir ; les autres avec la clef et le crochet aigu, lorsque le collet existe et offre un peu de prise. Si elles sont branlantes, elles cèdent au davier; celles qui ne sont pas trop fortes ni trop enfoncées dans les alvéoles et qui touchent à une dent solide, réclament l'emploi du levier.

5° Extraction des dents placées en dedans ou en dehors du lord alvéolaire. — Ce sont ordinairement les incisives, les canines et les petites molaires qui se placent ainsi hors de rang; si elles sont à l’extérieur, on les extrait à l’ordinaire; mais à l’intérieur, on ne peut se servir ni du tirtoir, ni de la clef, excepté pour quelques unes de la mâchoire inférieure. Il faut donc recourir, soit au pélican, soit au levier, qu’on glisse entre elles et les dents voisines sur lesquelles on s’appuie; après les avoir suffisamment ébranlées, on achève l’opération avec le davier.

G° Extraction des dents de lait. — Cette opération est parfois indispensable quand les dents de lait entravent le. développement des dents nouvelles et les forcent à dévier. En général, il suffit d'employer le davier, attendu la mollesse des alvéoles dans le jeune Age : seulement il faut avoir soin d’extraire toute la racine de la dent.

Quand les dents de lait, rongées à la racine, branlent sur les dents de remplacement, on les renverse en dehors avec le pouce, ou on les entoure d’un fil à la base, et, d’une traction brusque, on les enlève sans difficulté et presque sans douleur.

IV. Des accidents de l’opération. — Ces accidents sont : 1° La fracture des dents, celle des alvéoles, la meurtrissure des gencives : toutes choses qu’on ne peut toujours prévenir, et qui n’exigent aucun remède quand elles sont arrivées.

2” L’arrachement des gencives en même temps que d’une portion de l’alvéole : il faut dans ce cas saisir la dent avec le davier, et achever au plus vile l’extraction en déchirant le. moins de gencive possible; il n’y a d’ailleurs aucun danger.

3° L’ébranlement, la luxation, ou même l’arrachement d’une dent saine : il faut au même moment la remettre en place.

4" L’hémorrhagie : le gargarisme acidulé suffit pour I arrêter d ordinaire; si elle résiste et qu’elle vienne du fond d un alvéole, on

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