LIGATURE DE LA THYKOÏOIENÎ^E SUPÉRIEURE. ;J
Appréciation. — Colomb, à la fin du siècle dernier, opéra par la ligature de la linguale et l'ouverture du sac, un anévrysmc de cette' artère. Liston"' lia les deux linguales dans l'espoir de combattre une hypertropliie de la langue; Flaubert, Mirault, Koux, Roser (3 cas), Bruns, Tiersch (2 cas), eurent recours à cette ligature, quelquefois dans l'espoir de guérir la maladie, le plus souvent pour se mettre à l'abri de l'héraorrbagie pendant l'extirpation d'un cancer de la langue. Aucun des opérés, sauf peut-être l'un des deux malades de Tiersch, mort le onzième jour, ne succomba par le fait de la ligature.
Aujourd'hui qu'il est démontré que la ligature de l'artère principale ne peut guérir un cancer, on ne voit guère d'indication à pratiquer la ligature de la linguale, et si l'on avait affaire à une hémorrhagie de la région sus-hyoïdienne ou sublinguale, il serait préférable de lier la carotide externe. Ce n'est guère que dans les cas d'ablation d'une grande partie de la langue (^ue cette ligature est indiquée pour prévenir l'hémorrhagie pendant et après l'opération.