‹ Manuel de médecine opératoireChapitre 201 sur 310 · ABLATION COMPLÈTE DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

ABLATION COMPLÈTE DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR

facilite beaucoup le dernier temps de l'opération et le plus difficile, la désarticulation. Après avoir détaché, avec l'ongle ou l'extrémité de ciseaux maintenus fermés, les insertions du masséter et du ptérygoïdien interne, il abaisse fortement le maxillaire, coupe avec des ciseaux courbes le tendon temporal, puis imprimant à l'os un mouvement de bascule et en même temps de torsion; il sépare l'os de ses rapports avec le périoste et l'arrache sans que l'articulation se trouve ouverte. Ce procédé a l'avantage de mettre à l'abri de la blessure de la maxillaire interne et d'abréger beaucoup l'opération: mais il a l'inconvénient d'exposer à la fracture de l'os au niveau du condyle, et cet accident qu'on doit redouter quand le maxillaire est atteint de cancer devient une véritable complication. 11 faut alors saisir le condyle avec un davier, et si l'arrachement était difficile, on le faciliterait en sectionnant verticalement sur sa face antérieure la capsule articulaire.

Celte opération est beaucoup plus grave que la résection dans la continuité. Des trois premiers opérés, deux succombèrent, mais on avait lié préalablement la carotide. Koch cite ensuite quatre cas de Cusack, avec trois succès ; contre-balancés par deux autres d'Aderson et Dzondi, terminés par la mort. Au reste, il serait utile de pousser plus loin cette statistique, mais surtout en vérifiant scrupuleusement tous les faits, qui ont été fréquemment défigurés,

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