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RÉSECTION DE LA CLAVICULE

iaire externe sur deux points, et en fit la section dans l'intervalle ; «oupa encore la portion externe du sterno-mastoïdien, fut obligé de lier et de diviser la jugulaire interne, de séparer avec le manche du scalpel la veine sous-clavière et même le canal thoracique des tissus dégénérés ; revint en bas diviser le muscle grand pectoral, le ligament costo-claviculaire, le muscle sous-clavier, et termina enfin la désarticulation de l'os près du sternum. Plus de quarante ligatures furent faites. La plaie était à peu près guérie un mois et demi après; et, moyennant une machine appropriée remplaçant la clavicule, l'opéré conservait presque tous les mouvements du bras.

Meyer (de Zurich) enleva également avec succès toute la clavicule cariée chez un homme de trente et un ans. Un jeune homme de vingt et un ans, opéré par Wedderdurn, conserva, comme le malade de Mott, tous les mouvements du bras. Les opérés de Roux, de Warren moururent, l'un trois jours, l'autre treize jours après l'opération.

Le procédé par trois incisions, circonscrivant un lambeau quadrilatère, paraît préférable ; mais, quelle que soit l'incision employée, il faut avoir grand soin, quand on opère pour une carie ou une nécrose, de détacher et de conserver le périoste. Outre qu'on est ainsi beaucoup plus à l'abri de la blessure des vaisseaux sous-claviers, on peut espérer voir la clavicule se reproduire en grande partie; c'est ce qui est arrivé dans les cas de Moreau (1765), Vinson (de la Réunion), Meyer (de Zurich), bien que le périoste n'ait été conservé qu'accidentellement, et parce qu'en raison de la nature du mal il adhérât aux parties molles, tandis qu'il se détachait de l'os.

J'ai eu en 1873 l'occasion de pratiquer l'ablation complète de la clavicule dans un cas où cet os s'était nécrosé en quelques jours à la suite d'une périostite phlegmoneuse aiguë chez une jeune fille de dix-huit ans. La diaphyse s'était séparée spontanément au niveau de l'extrémité articulaire sternale; l'extrémité externe, dont le périoste s'était en partie détaché, présentait les lésions déjà avancées de l'ostéite, hien. que la maladie ne datât que de quelques jours. Je ne connais (|u'un seul cas analogue : celui de Vinson. Il eut le tort do laisser la clavicule, spontanément détachée à son extrémité interne et saillante hors de la plaie, se détacher d'elle-même à son extrémité acromiale, ce qui n'eut lieu qu'après quatre mois d'une abondante suppuration. Cependant le malade guérit.

§ m. — RÉSECTIONS ARTICULAIRES DU MEMRRE INFÉRIEUR,

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