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Méthode à réunion médiane ou terminale

]. MÉTHODE CIRCULAIRE. — A peine s'il est utile de rappeler qu'au xvi^ et au xviii^ siècle on se contentait de relever la peau le plus possible; après quoi l'on coupait d'un seul coup les parties jusqu'aux os, que l'on sciait au même niveau. Déjà cependant les anciens avaient compris la nécessité de laisser les chairs un peu plus longues, afin de recouvrir les os; de là le procédé décrit par Celse, imité, au xviif siècle par Louis, et qui consiste à couper du premier coup les muscles avec la peau, puis d'un second coup à diviser les, muscles adhérents à l'os au niveau de la rétraction

des autres. Aujourd'hui, la section des muscles se fait généralement au-dessus du niveau de celle des téguments ; et quelle que soit la diversité des procédés, Tamputation circulaire comprend pour le moins trois temps : i" l'incision de la peau; 2° l'incision des muscles ; 3° la section des os.

1" Premier temps. Incision de la, peau. cédés.

Il y a quatre pro-

FiG. 24:2.

Incision de la peau. — Procédé de Garengeot.

Procédé de Garengeot. — On l'appelle ainsi parce que Garengeot l'a décrit le premier avec quelques détails; mais il paraît avoir été usité dès le xvip siècle. Le chirurgien met un genou en terre, passe le bras sous le membre, et ramène le poignet pardessus, de telle sorte que le couteau, tenu la pointe en bas, commence par couper les téguments de bas en haut du côté de l'opérateur, puis en avant, puis du côté opposé; et enfin le chirurgien, se relevant, achève la section du côté postérieur.

MALGAIGNE et LE FORT. — 9« édit. I. 30

Procédé de Desault. — Il divisait la peau en deux temps, coupant chaque fois la moitié de sa circonférence.

Procédé de Richerand. — 11 divise également la peau en deux temps, mais en la coupant d'abord dans les trois quarts de sa circonférence, en dehors, en arrière et en dedans; puis reportant le couteau par-dessus, il achève de couper ce qui reste à la partie antérieure et interne.

Procédé de Larrey. — Il accomplit le tour du membre par quatre incisions, l'une en dehors, l'autre en arrière, la troisième en dedans et la dernière en avant.

Ce procédé multiplie trop les coups de couteau. Celui de Garengeot, suivi encore par quelques-uns, est un tour de force sans utilité comme sans grâce, et qui expose même à faire une section irrégulière et incomplète. Celui de Desault, bien supérieur pour la sécurité et l'élégance, le cède cependant sous ce double point de vue à celui de Richerand.

2° Deuxième temps. Section des muscles. — 11 convient d'abord de dire que pour la cuisse et le bras, la section des muscles s'opère parles mêmes procédés que celle des téguments. Mais pour la hauteur relative à laquelle on la pratique et le nombre même des incisions, les chirurgiens ont beaucoup varié.

Double incision de la peau et des muscles. Procédé de J-.L. Petit. — Petit commençait Fincision à 3 centimètres plus bas que l'endroit où il voulait scier l'os, en n'intéressant que la peau et la graisse jusqu'à l'aponévrose; puis il faisait tirer en haut les téguments, de sorte que les chairs se trouvaient découvertes d'environ 3 centimètres. Alors il les coupait circulairement au niveau de la peau, les relevait avec la compresse fendue et sciait l'os au niveau de la seconde incision.

Procédé d'Alanson. — Alansonfait la première incision comme J.-L. Petit; mais, pour favoriser la rétraction de la peau, il coupe avec la pointe du couteau les adhérences des téguments à l'aponévrose, dans une étendue suffisante pour qu'ils puissent recouvrir aisément la plaie. Alors il divise tous les muscles obliquement jusqu"'à l'os, du côté opposé à l'opérateur, le tranchant du couteau en haut et plongé sous les téguments, de manière à atteindre l'os à trois ou quatre travers de doigt plus haut que dans l'incision perpendiculaire des muscles. Quand la pointe

du couteau est ainsi arrivée sur l'os, on divise le reste des

FiG. 2d3.

Section des muscles. — Procédé de J.-L. Petit.

muscles en faisant tourner le tranchant autour du membre, en

FiG. Ui.

Dissection de la manchette. — Procédé d'Alanson.

suivant le rebord des téguments qu'un aide garantit contre l'instrument. Ce n'est pas avec le plein de la lame qu'oii agit,

mais principalement avec la pointe, qui ne quitte jamais la circonférence de l'os. On obtient un moignon creusé en forme de €Ône, dont la base répond aux téguments, et le sommet à l'os ; enfin on scie celui-ci au point où il finit la seconde incision.

Triple incision. Procédé de B. Bell. — Il incise la peau et la ^3issèque, comme Alanson : puis il divise les muscles jusqu'à l'os, «omme J.-L. Petit; mais, arrivé là, il les détache de l'os sur une

F[G. Ub.

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