‹ Manuel de médecine opératoireChapitre 238 sur 310 · AMPUTATION DES PHALANGES · texte numérisé non relu

AMPUTATION DES PHALANGES

parties en voie de réunion. En général, s'il n'y a pas élévation du pouls ou de la température qui peut faire craindre que quelque chose de fâcheux se passe du côté de la plaie, je ne fais le premier pansement que du cinquième au huitième jour. Ultérieurement, à moins que la suppuration ne soit abondante, je ne renouvelle le pansement que tous les trois ou quatre jours, parfois tous les huit jours, quelquefois plus rarement encore.

Depuis 1871, Alph. Guérin a imaginé le pansement ouaté qu'on laisse en place pendant des semaines. Je ne l'emploie qu'à titre exceptionnel et plus souvent dans les cas de résection articulaire que dans ceux d'amputation ; il se fait quelquefois sous ce pansement des fusées purulentes dont on n'a connaissance que trop tardivement. Toutefois Alph. Guérin a réalisé un progrès important en montrant jusqu'où on pouvait pousser la rareté du pansement et en donnant à la chirurgie d'armée un pansement qui permet d'évacuer sans danger, même sans inconvénients et à de grandes distances, des amputés ou des blessés qui, sans ce pansement, ne supporteraient que difficilement le transport.

ARTICLE II

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