II. — K-ystes séreux
Anatomie. — Ce sont des collections 4^ sérosité développées dans le tissu cellulaire sous-cutané ou même plus profondément. Quelquefois, le tissu cellulaire condensé fournit au liquide une enveloppe indépendante; d'autres fois, au contraire, le liquide est en contact avec une surface séreuse, sans parois réelles. Il est impossible, à priori, de distinguer les deux cas; mais lorsqu'on veut les enlever on reconnaît bien vite l'absence des parois, à la difficulté et même à l'impossibilité de la dissection.
Procédés opératoires. — On peut les attaquer par une incision simple, après laquelle on chercho à faire suppurer et adhérer les parois de la cavité, en y introduisant de la charpie ou des injections irritantes.
Si le kyste a des parois propres, on essaie de les décoller des parois ambiantes avec les doigts, les ciseaux, le bistouri, et en évitant autant que possible de l'ouvrir, à moins que ses parois ne soient suffisamment épaisses pour résister à la traction.
Quand la tumeur est très considérable et qu'on a choisi l'incision, il est à craindre qu'une grande surface enflammée ne donne lieu à de fâcheux symptômes, que l'air ne vicie le pus, que le pus ne soit résorbé. C'est le cas de ne point vider complètement la tumeur, mais de remplacer par une injection d'eau tiède le pus ou le liquide qu'on a évacué, afin que les parois reviennent peu à peu sur elles-mêmes. Tel était le procédé de Récamier pour les grands kystes hydatiques.
Au reste, ces procédés sont aujourd'hui rarement employés, et, sauf les cas où les parois du kyste sont fort épaisses, et obligent à les enlever par dissection, on préfère généralement vider le kyste avec le trocart et y injecter de la teinture d'iode. iMalgaigne a employé quelquefois pour les petits kystes, notamment pour ceux de l'orbite, les sections sous-cutanées, comme on les verra décrites à l'article suivant.