TUMEURS ÉRECTILES
le plus scrupuleux de la faire aussi complète que possible, afin qu'en enlevant jusqu'aux moindres traces du tissu cancéreux, et même une certaine zone des tissus sains, on ôle à la récidive toutes les chances qu'on peut lui ôter.
Pour cet objet, la chirurgie n'a guère recours qu'à deux moyens : le bistouri et les caustiques. Les partisans des caustiques prétendent qu'ils ont cet immense avantage de procurer une cure radicale, prétention malheureusement cent fois démentie. Pour les cancroïdes superficiels de la face, la pâte arsenicale est plus particulièrement employée, et peut-être en effet réussit-elle mieux que le bistouri. Mais pour les cancroïdes profonds, de même que pour le cancer proprement dit, le chirurgien, sinon pour empêcher, du moins pour retarder la récidive, doit poursuivre le plus loin possible les moindres apparences de tissu infecté.
ARTICLE V