‹ Manuel de médecine opératoireChapitre 69 sur 310 · PLAIES ET CORPS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

PLAIES ET CORPS ÉTRANGERS

l. — Des plaies par morsures d'animaux enragés.

On conseille, pour empêcher l'absorption du virus, de laver la plaie, d'y appliquer des ventouses, d'établir une ligature entre le lieu blessé et le cœur, d'ouvrir les veines qui ont leurs radicules près de la blessure, et enfin de cautériser la plaie. La cautérisalion est de beaucoup le moyen le plus sûr; on peut employer les caustiques, spécialement le chlorure d'antimoine; mais le fer rouge obtient généralement la préférence. Les règles de la cautérisation ont été données; ajoutons seulement qu'il importe beaucoup de ne pas laisser un seul point de la plaie sans le cautériser.

Les mêmes règles s'appliquent aux morsures d'animaux venimeux; toutefois la morsure de la vipère est rarement assez grave pour exiger une cautérisation aussi énergique. On peut employer l'ammoniaque ou l'eau de Luce, ou au besoin une boulette de coton imbibée d'alcool, qu'on brûle sur la blessure, etc.

Je n'ai pas à parler de la vaccination curative de la rage, imaginée fort empiriquement par Pasteur et qui suscite aujourd'hui (décembre 1886) un si grand enthousiasme. L'avenir prononcera sur sa valeur, qui est loin d'être démontrée.

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