‹ Manuel de médecine opératoireChapitre 73 sur 310 · DES CORPS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

DES CORPS ÉTRANGERS

3° D'inciser sur elle avec soin le lissu cellulaire qui la tient quelquefois comme encapuchonnée.

à" Si elle est très loin de l'ouverture extérieure et très rappro-

FiG. 89. FiG. 90. FiG. 91.

Tire-balle Explorateur Tire-balle Charrière. de Thomassin. de Gemrig.

FiG. 92.

Pince de Thomassirr, dite américaine.

chée d'un autre point de la surface du membre, c'est là qu'il faut inciser pour l'extraire, sur la saillie qu'elle forme.

FiG. 93.

Tire-fond complet. — Sa canule.

Sa tige.

5° Si elle est incrustée dans un os, qu'on juge son extraction nécessaire, on attaque l'os avec la gouge ou le trépan; sinon^on l'abandonne, et la plaie guérit quelquefois aussi bien.

6" Si elle est si profondément cachée dans les parties molles qu'on ne puisse la sentir, ou qu'il faille d'énormes incisions pour la saisir, c'est encore le cas de l'abandonner à la nature.

1° Si elle est enclavée entre deux tendons, on est quelquefois obligé d'en couper un en travers.

8° Si elle est retenue entre deux os, comme à la jambe ou à l'avant-bras, au métacarpe on au métatarse, on l'ébranlé et on la dégage avec la petite extrémité de la spatule ordinaire.

9° Si l'on a lieu de redouter quelque hémorrrhagie durant ces tentatives, on fait comprimer l'artère principale par un aide ou avec un tourniquet.

S'il s'agit d'une petite balle de revolver (7 millimètres et audessous) circonstance si fréquente aujourd'hui, il faut le plus souvent s'abstenir même de toute exploration. La guérison sans accidents est la règle à peu près générale.

II. Extraction des autres corps non saillants d l'extérieur. — On extrait les grains de poudre arrêtés à la peau avec la pointe d'une aiguille; opération minutieuse, et dont on ne peut guère attendre un succès complet.

Les esquilles d'os, les éclats de bois, de verre, les fragments d'habits, se retirent avec les pinces à polype ou à dissection, après les débridements nécessaires.

Si un corps étranger quelconque se trouve perdu dans les tissus après la cicatrisation de la plaie, on attend pour l'extraire qu'il fasse sous la peau une saillie bien caractérisée; alors on incise dessus, et on le tire avec des pinces.

m. Extraction des corps étrangers laissant prise à l'extérieur. — Si une lame d'épée ou de couteau est enfoncée dans les chairs, et laisse au dehors une poignée, on la retire par cette poignée même.

Si la lame est brisée et ne peut être saisie avec les doigts, on se sert de pinces très fortes dont on garnit les mors avec du linge, pour les empêcher de glisser sur la lame.

Si la lame résiste, et si elle est enfoncée dans les parties osseuses, il peut se présenter trois cas :

1° Ou bien on peut encore la saisir à l'extérieur, et alors on a recours aux plus fortes tenailles de maréchal, quelquefois on a été obligé de mettre le pied sur la région où était enfoncée la lame, pour l'assujettir durant les violents efforts de traction.

2'' Ou bien la lame, brisée au niveau de l'os, fait saillie dans une cavité, comme la bouche ou la poitrine; on peut alors armer

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