‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 107 sur 201 · VII. — IJgatare de TarMre Iliaque e · texte numérisé non relu

VII. — IJgatare de TarMre Iliaque e

Cette artère nait de l'itiaqu'i primitive, ù peu pi l'articula lion sac ro- iliaque, quelquefois plus haut, et de la cinquième vertèbre lombïiire. Elle descend ligne droite jusqu'i'i l'éminence ilio'peclinée, à 6 i en dedans de la partie moyenne de l'arcade crurali saillie formée par le psoas, ayant la veine iliaque à et postérieur, un petit nerf entre eux ou même tout i uo autre petit nerf tout à fait en dehors. Un tissu entoure ces vuisseaux et les sépare du péritoine. lie partagé cette artère en deux portions, l'une supéri à 12 ou 1 5 millimètres de l'arcade, recouverle pai ne fournissant aucune branche latérale, à part det pillaires; l'autre inférieure, sur laquelle le péritoini point et qui fournit les artères èpigastrique et ciri Dnns cette portion inférieure, l'artère peut donc sans décoller le péritoine ; plus haut, ce décollemi saille,

HaiiK tous lt>s cas, il faut ouvrir la paroi abdon

U(i OPÉRATIONS GÉNÉRALES.

jusqu'au delà du fuscia Iransversalîs ; et c'est là que se Irouvenlè» organes important à ménager: d'abord le canal inguinal, contenat le cordon tesliculairecliezrhomme, le ligament rond chez la feoitue, ce qui, naissant en dehors à peu près sur le trajet de l'artère, dcscenà en deilans parallèlement à Tarière crurale ; puis rarière épipstrique, qui longe le bord interne de Tanneau supérieur, et soit i peu près la même direction que l'artère iliaque même, marquée par le trajet d'une ligne oblique remontant du milieu de l'arcade crurale jusqu'à l'ombilic. La tégumeiiteuse abdominale, logée sousk peau, suit une direction analogue,

Toute incision qui remonterait, verticalement ou obliquemeol, au côté interne de l'artère iliaque, exposerait à blesser et ces artères et le cordon ; aussi est-ce en dehors que se sont principalemeul portés les opérateurs. Abemethy avait d'abord divisé la paroi al>dominalc sur le trajet de Tarière ; puis la peur de blesser l'épigastrique Tengagea à incliner son incision par en haut du cdîté de l'épioe iliaque. A. Cooper exagéra celte inclinaison, en commençant sw incision un peu au dessus de l'anneau inguinal supérieur, et lacon duisant eu forme de croissant vers le bord du ligament de Poupart, pour remonter ensuite à ti cenlimètrcs du bord interne de l'épine iliaqne. Bogros a proposé tout simplement une incision parallèle î l'arcade crurale et immédiatement au de?sus, à égale distance k l'épine iliaque et de la symphyse pubienne ; il ouvrait ainsi le canal inguinal dans toute son étendue, et dilatait l'anneau supérieur aret le doigt pour mettre à nu l'artère épigastrique, qui devait conduiK à Tarière iliaque.

Je confesse d'abord que je ne comprends pas le motif de Vincisioa en croissant d'A. Cooper, qui s'éloigne à plaisir de Tarière, et iais>« la ligature au fond d'une plaie oblique et profonde, comme mettre obstacle au libre écoulement du pus. Le seconl pn d'Abernelhy encourt en partie les mêmes reproohes ; celui de B)g|^ coupe nécessairement Tarière tégumenleuse, détruit le canal inguinal, et rend presque inévitable une hernie consécutive; enfin'' ne permet guère de lier Tarière que dans sa portion inférieure. L' premier procédé d'Abernelhy est de beaucoup préférable ; seulemfDi il fallait éviter Tarière épigaslrique. Or celte artère, remontant ?" dedans de Tanneau inguinal supérieur, s'éloigne ainsi de ce ctu^' l'iliaque externe, et en incisant sur le trajet même de Tarière, o" n'aurait déjà rien à risquer. Pour plus de précaution, je report^ Tincision à quelques millimètres en dehors; et tel est le pi'oc^* que j'ai mis doux fois en usage avec le succès le plus complet'

Procédé de l'auteur. — Je pratique une incision qui, coroiû^"'

3tl OPÉRATtONS CENtRALES.

périloinp, el s'éloi^er aJDsi Je Tarière. Pour procéder d« ce cMp, rioci^ion de Cram[i(oD mériterait donc la préférence.

Mais je confesse i\ue, si |V|at des parties laissait le thoii librt,

.un. MfB. ,,rim.-lll.

VIE. An. iliaq. cil. - A

je n'hésiterais pas à adopter l'iocision parallèle au vaisseau, si*" refoulement de bas en haut du pèriloioe. Il ne faut pas en tStH'' préoccuper de la hauteur de l'artère à son origiae; on ne pevtli lier avec quelque sécurité que près de sa bif'ircation, et la m^

LIGATURE DE L'ARTÈRE FESaiÈRE. 345

incision qui permet de saisir et de lier Viliaque interne, arrivera sans peine à la fin de Tiliaque primitive. Vn autre motif 1res sérieux,

> c'est que plus d'une foi:^ déjà on a lié l'iliaque primitive alors qu'on aurait pu se borner à l'iliaqne externe, et le procédé qui les met ', à nu Tune après l'autre laisse jusqu'au bout la liberté de sa déci- \ sion au cbiruigien.

[Slcphen Smith a réuni et étudié 32 cas de ligature de l'iliaque primitive. L'opération a été faite onze fois pour arrêter des hémorrhagirs. Il y eut dix morts et. une seule guérison. La mort fut I- anaciiée quatre fois par des bémon*hagies secondaires, cinq fois

fpar épuisement [eu après l'opôralion, unn fois par péritonite. La ligature fut pratiquée quinze fois pour anévrysmes. Il y eut if cinq guérisons : une délinilive (Motl), deux temporaires (Peac), [; Salonion); dans les deux autres cïis on ne sait rien au delà de la [i guérison de l'opération elle-même. Les dix autres opérés moururent. ^jL Dans quatre cas, la ligature fut faite pour obtenir la guérison de tumeurs cancéreuses simu'ant des anévrysmes. Seul le mala<le de Guthrie guérit de l'opération.

Bushe fit l'opération pour un atiévrysme par anastomose, l'opéré mourut d'crysîpèle le trente- septième jour.

Chassaignac lia Tarière avant d'enlever une tumeur de la partie supérieure de la cuisse. Le malade mourut quatre heures après l'opération.

En résumé, sur 32 ligatures, il y eut 6 guérisons et 26 morts. En 1862, Syme dans un cas d'anévrysme iliaque ouvrit le sac, lia riliaque primitive et les iliaques interne et externe. Le malade guérit.]

Page 1