DE LA CARIE
sèche; le lendemain, tout écoulement de sang ayant cessé, on
)cède à la caulérisation.
(1 faut, avant tout, garantir les chairs voisines de Faction du feu.
it les recouvrait de compresses mouillées, ou conduisait le cau-
e à travers un entonnoir de fer-blanc; mais uu moyen plus
iple et plus sûr est celui que Percy tenait de Camper. C'est du
Ion épais de 2 millimètres^ dont on coupe des bandes plus ou
ins larges, selon la profondeur à laquelle se trouve Tos carié.
^ennant des plis faits à propos , on leur donne la forme d'un
ré, d'un losange, etc., selon la ligure de la plaie; quand les
^es de celte plaie sont élevées, le carton s'y lient de lui-même
son propre ressort, sinon il faut le fixer avec des pinces à pan-
lent qu'on applique sur son bord extérieur, afin que l'autre bord
uie le plus près de l'os; il serait utile de tailler aussi le bord
fond de telle sorte qu'il s'accommodât à la surface osseuse ;
reraent il porterait à faux, et pourrait laisser passer sous lui la
ie bouillante que le cautère fait quelquefois exsuder du fond de la ie.
^n applique le feu à diverses reprises. La première fois, on cau- 5e légèrement pour tranquilliser le malade ; il faut même éviter, se peut, qu'il aperçoive de la chaleur. Dans les applications sui- ^s, on appuie davantage, surtout dans les endroits où la carie présumée plus profonde ; et quand un premier cautère est reli, on en prend un autre. Quand la chaleur se fait sentir prolèment, c'est une marque qu'elle a atteint la partie saine de l'os. Bile sensation subsiste quelques heures après l'opération, on que la cautérisation est suffisante ; mais si, au contraire, elle e presque à l'instant, il faut revenir encore une fois à l'applicadu feu, avec prudence toutefois, et en se hâtant de retirer le ère dès que le malade se plaint d'une sensation de brûlure plus qu'il n-'en a encore éprouvé.
près cinq ou six jours de la dernière application, les bords de hare osseuse s'éloignent des chairs : du dizième au quinzième , si l'on appuie le doigt fortement sur le milieu de cette eschare, lalade y ressent une sensation douloureuse ; c'est une marque une que l'os se sépare, et que déjà des chairs grenues s'élèvent dessous.
a juge, au contraire, quand ces signes manquent, que la cauation n'a pas été suffisante. On attend cependant jusqu'au l-cinquième jour pour donner le temps d'agir à la nature; et é ce terme, on réapplique le feu suivant les principes indiqués.
. Excision. — Elle se fait de plusieurs manières : ou bien avec
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la rugme; mais cet instrument ne convient que pour les ane& très-superficielles, encore exposerait-il à ne pas mettre complètement à nu le tissu sain; ou bien avec la g(mge , en é vidant, creusant, sculptant pour ainsi dire Tos carié, procédé admirable suilool pour la carie des os courts, tels que ceux du carpe et du tarse; w bien en s' aidant du maillet , pour faire pénétrer plus avant soit la gouge, soit le ciseau; ou enfin, selon le besoin, avec les dsoUlti^ les tenailles incisives, les scies de diverses formes, le trépan, ^ Tous ces procédés ont pour but de ménager les portions d'os restées saines ; Tunique règle est A' enlever complètement tout otfi^ est altéré.
Appréciaiûni, — Les* caustiques et le cautère actuel ont poir effet de transformer la carie en une eschare sèche dont il faut atlodre Texfolialion ; Texcision met à nu immédiatement la portionsain de Tos, de laquelle s'élèvent des bourgeons charnus de bonne qnlité. Cette dernière est donc plus prompte; elle est d'ailleurs la seè à employer pour les os voisins des viscères, q-e l'action dub surtout pourrait offenser, et au voisinage des articulations.