‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 124 sur 201 · I. — Da eal anf^nleiix · texte numérisé non relu

I. — Da eal anf^nleiix

Ce sont surtout les fractures réunies par un cal anguleux qni( attiré Tattention des chirurgiens. On a cherché alors à détraire 1 cal de quatre manières : 4* par rifp^re; 2® par section; 5* pan méthode mixte qui associe la section et la rupture ; W* par

1^ Rupture du cal. — Lorsque la consolidation est encore incomplète ou très-récente, on a essayé, tantôt des tractions' sens contraire aidées d'une pression directe sur le cal avec pouces, le genou, les attelles; ou bien la compression seule Tangle formé par la rencontre des deux fragments, à Taide à'\ tourniquet ou d'un petit étau.

Quand le cal a acquis une grande solidité, on a eu recours à moyens plus puissants, savoir :

1° La percussion avec un marteau;

2^ Une pression violente à Faide d'un bâton placé en travers i Tos et sur lequel on appuie des deux mains, Tos reposant sorl plan solide par ses deux extrémités et portant à faux par sa moyenne ;

3® La machine à pression de Bosch, assez semblable à une de relieur.

2® Section du cal, — Paul d'Égine voulait qu'on mît à nulej pour le diviser avec des tenailles incisives. Dans un cas où le " avait été réuni à angle, avec un tel raccourcissement que plus chirurgiens avaient conseillé l'amputation, A. Key et A. Cooperj gèrent qu'on devait tenter la section du cal On le mit à nu moy nant une incision de 1 0 à 11 centimètres; l'os fut dégagé des dans toute sa circonférence, puis scié» en dessous avec la chaîne, en dessus avec la scie ordinaire. Le sujet était guéri » bout de quatre mois.

DO CAL ANGULEOK. 379

3° Méthode mixte. — Elle consiste k diviser l'os en partie pour Ëdliler la rupture du reste, et comprend plusieurs procédés.

Procédé de Wasserfuhr. — Pour un cal angiileutdiifémar, Was- KiMr fît sur l'angle une incision iransTersale. scia une partie du al, rompit l'autre, et obtint nn succès complet. ; Celle rupture peut se faire de deux manières : ou en forçant l'os Ans le sens de l'extension, ou en forçant la Dexion ; ce dem' cédé est préférable à l'autre, en ce qu'il ménage mieux le [ « garantit jusqu'à un certain point contre la pii]Are des du ^es par les esquilitts. Si l'os gardait trop d'épaisseur poi tces manœuvres, on pourrait faire agir la scie au fond d Éiii, DU opérer la rupture avec le ciseau et le marteau. ' liais un procédé plus ingénieux est celui que Langcnbec ^ pour les courbures rachitiques, et appliqué aussi au cal aie trouvera à l'article des Courbures rachiiiques.

h" Eatcisimi. Procédé de Clémot. — On met à nu l'angli tencompreodle sommet entre deux traits de scie qui en Btragment en coin, comprenant environ les deux tiers di nr de l'os ; et l'on achève en rompant le reste.

QneUe est maintenant la valeur relative de ces divers pr

La rupture convient aux cals faibles ou incomplets ; elle k grand avantage de mettre l'os dans les conditions d'une ii<ii.iui c ixifie. Hais quand le cal est ancien et solide, on risquerait de Iviserl'os dans un autre point ; et mieux vaut recourir aux autres Béibodes.

La section simple suffit quand l'angle est très-ouvert, de sorte <pe le redressement de l'os ne laisse pas un trop grand ëcartemenl (Are les fragments; mais alors même la méthode mixte est préfétàAe, attendu qu'elle ménage davantage le périoste et les tissus frofonds.

Enfin, lorsque l'angle est très-prononcé, la section simple on comtnnée avec la niptnre ne permettrait aux fragments de s'affron- ■erque par une très-petite surface vers le sommet de l'angle, tandis qu'ils demeureraient fort écartés de l'autre côté. L'excision est lion de rigueur; je dirai même que, dans un cas où le tibia était Aédii i angle aigu, les fragments ne s'aflVontant pas suffisamment iprès une première excision, je fus obligé', séance tenante, deprotéder à une seconde.

DES ANKYLOSES.

e de la ponion d'o

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