‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 157 sur 201 · V. — AblttlIoB du ealeanénm · texte numérisé non relu

V. — AblttlIoB du ealeanénm

[La résection du colcanéum, pratiquée pour la première Eois^ Monleggia en ISlîi, puis par Boberl et par Roux (18î7-i8IH n'est entrée que vei-s 1850 dans la pratique chirui^cale, où tU' a été inlroduile surtout par les chirurgieus anglais.

Terrai, pour les détails anaiomiques nécessaires, à li"" amputation sous-astragalienne.

Dcédés assez nombreux ont élé employés. Page, craijiis* rie trop étendue ne l'obligeât à l'amputation, avail n'a sr pour cette éventualité un lambeau pris sur le laloo.U c pratiqué une incision en travers de la plante du H; Uéole à l'autre, disséqué le lambeau, et mis ainsilo!' Il bas en même temps que sur les cétés. Mais il couj»'' ; lef: vaisseaux, tous les nerfs, et quasi tous les musclis!* ns de la plante, sans compter l'inconvénjenl de laissa l< de ce côté.

tli, en faisant une incision sur la ligne médiane de la ba re du talon à la partie moyenne de la plante du pied-* maximum l'inconvénient de porter la cicatrice sur la l** I talion.

en lit une incision en fer i cheval longeant le bord J"^ les deux faces latérales de l'os. On coupe encore aioà*

j DU CALCANÉUM.

Vusseaui, les neifs, et l'on se prive de la ressource d jUDfeiiable si l'amputation était reconnue nécessaire vopose d'ajouter à l'incision d'Ericlisen une incision wrijre parallèle au tendon d'Achille, qui serait mis ai fcrt. C'est le procédé d'Ericlisen aggravé. L'incision mieux à l'abri des objections est celle de Horrogh.]

Procédé de CUfford Monogh; lambeau latéral ex. pratique sur Veitréinilé postérieure du calcanéum une (icale occupant toute la hauteur de l'os, et continuée le bord inférieur jusqu'à son articulation avec le cuhO remonte quelque peu vers la face dorsale, sans atteiD< les tendons des péroniers latéraux. On dissèque le lam' laiêre circonscrit par ces trois incisions, et on le relèv

Fie. 223.

Ablation du «lAiiéimi, pn'cidé dg Hamgb.

d'Acbiile est coupé à son insertion ; on glisse un bisi ilroil par-dessous les tendons des péroniers pour ouvr lion calcanéo-cuboïdienne ; puis on attaque l'articulatii ulragalienne, ell'on divise le ligament interosseux coi irocédé de Verneuil pour l'amputation sous-astragal Kut alors être renversé en dehors de manière â décoi nteme, dont on décolle les parties molles avec le d tcalpel, et l'opération est terminée. Tous les tendons i ^s, OD ne blesse aucune artère, et en cas d'amputatii m lambeau postérieur interne laidement suffisant.

Il est vrai que ce lambeau, analogue à celui de l'ampi istragalienne (procédé de Malgaigue], aurait le grave i le donner comme base de sustentation non plus la pe: nais celle de la face interne du membre.

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[Ollier a modifié uq peu le procédé de Morrogh, en reportaoia peu plus en avant son incision, qu'il commence sur le côlé eitow du tendon d'Achille, à 2 cenitmètres au-dessus de la pointe de k' malléole externe. L'incision descend à peu prés Terticalementjmqu*à la tubérosité externe du calcanéum, puis elle change è direction et se porte en avant le long du bord externe du pied js^

' FiG. 224.

Ablation da calcanéam, procédé d'Ollier.

qu'à la face supérieure de Tapophyse postérieure du cinquièmB métatarsien. On incise de proche en proche jusqu'à l'os, en asaatj de précaution pour ne pas atteindre les tendons des péroniers.

On dépouille alors de son périoste la face externe du calcanéam; on détache de son point d'implantation le tendon d'Achille; oft, continue la dénudation sur la face inférieure, puis sur la face interne du calcanéum. On détache l'insertion du ligament péronéocalcanéen, on dénude la grande apophyse du calcanéum, et Toi! ouvre l'articulation calcanéo-cuboïdienne. Gela fait, on introduit i plat un bistouri à lame étroite dans l'articulation astragalo-calo i néenne^ et l'on écarte l'astragale du calcanéum. Il ne reste plosl qu'à faire basculer le calcanéum saisi avec un fort davier et à le dégager des coulisses fibreuses des tendons qui se réfléchissent sur i sa face interne, et des ligaments calcanéo-scaphoïdiens etcaka*! néo-cuboïdien interne. L'incision d'Ollier a sur celle de Morrogb| cet avantage que si l'amputation tibio-tarsienne devenait néces' saire (les autres os du pied étant trouvés malades) la peau du taloi, pourrait servir à former le lambeau.

La résection complète, ou l'ablation du calcanéum, est \a»^ opération qui ne m'inspire qu'une très-médioçre sympathie. Sur | 31 cas que j'ai pu réunir^ il y eut trois cas mortels (Paul, Rigaud,

ABLATION DE L'ASTRAGALE. iS5

lier); cîaq fois on dut faire l'amputation [Meyer, Hancock, enhaw, Texior, J, F. Heyfelder); un opéré de Potier était incable de marcher; ce qui fait déjà près d'un tiers d'insuccès, lanl aux malades pour lesquels on déclare que la marche était ;ile et le résultat bon, il ne faut pas oublier que, sous ce rapn, le chirui^ien est un juge fatalement un peu prévenu, et malade ne trouve pas toujours le résultat aussi satisfiùsant dit l'observation. Pour ma part, malgré le fait Irès-remarqn: l.ejeal, communiqué h la Société de chirurgie, j'ai été défavc imenl impressionné par les cas même trouvés heureux qu'il donné de rencontrer à Paris.et à Londres. Du reste, auc Dparaiïion ne peut être établie entre le pied et la main. . in, un doigt difforme est utile; au pied, il faut une base lenlatioD solide ; mieux vaut la bottine d'une amputation ti iienne qu'un pied déformé par une résection.}

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