‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 158 sur 201 · VI. — Ablation de l'aMragale · texte numérisé non relu

VI. — Ablation de l'aMragale

li résection totale de l'astragale a presque toujours été |uée par des luxations compliquées ou par des luxations ï: tibles de cet os. Comme toutes les opérations auxquelles < sent les nécessités pratiques, l'ablalion de l'astragale a été 1 m qu'on eûtsongé à poser ou à discuter les indications et I' de cette résection, car elle fut pratiquée en 1670 par Fab Hilden. 0. Heyfelder, dans son mémoire, rapporte 57 cas iClion totale pour luxation compliquée. H y eut 9 morts imputation consécutive. Dietz, Natham, J. F. Heyfelder, I premiers avec succès, réséquèrent l'astragale atteinte pj

lans un travail présenté à la Société de chirurgie, Broca 'é à cette conclusion, que, sur 86 extirpations de l'astraj seulement ont été suivies de mort, et ces 1 7 cas mortels ap nent tous à la série des faits dans lesquels on a praliqi action immédiate. Au contraire, dans les 27 cas d'ablation ilive, il n'y eut aucun cas mortel, et nne seule fois on Jurir ultérieurement à l'amputation.

'eu justillée dans la carie, la résection est préférable à l'an on dans les cas de luxation compliquée ; elle est alors form Qt indiquée. Quant à la manœuvre opératoire, elle est des pies : une incision de la peau faite sur le point soulevé par met de saisir l'astragale avec un davier et de te dégager d(

OI«XÂT10<IS G£X£ULES.

NCS UUcbes. La seule pécantioa i prendre tUM lèaf JieDse CI les lendoas.)

réjectian du tîbU et da péroné, l'aslragale lusse ufli faite fréquemmenl pour des liuations compliqua. D ces -cas, la violeace extérieure, isolant des partie ihIIh :és, avail laiiié peu à Taire an chinirgîeD. Il en est adr les cas de carie, où les os ont coosen-é leurs rapporW. faut se souvenir alors que les malléoles sont bien à m! ; mais daiis l'espace qui les sépare, on troave : 1' ?» w Jans en debors, les tendons du jambier anlériear, de )'< du p-os orteil, de l'extenseur commim et da pénjaier ; plus, l'ariëre libîale antérieure et le nerf du mÈme arriére, au-dessous du tendon d'Achille, et de dd is, les tendons des deui péroniers latéraui, le 9écbk-e orteil, le fléchisseur commun et le jainbicrposlérieur;^ té interne, l'artère el le nerf tibial postérieur. U pén' iir quatre ligaments an calcanéom et à l'astragale; le on le scie avant de le désarticuler, ces li^ameots, ail dans en dehors, ne présentent auctui obstacle. Hais la euvre répétée sur le tibia offre de graves diflicullés; ■vis, c'est par la désari icnlation qu'il faut commeDcer,!i it l'avoir trouvée impraticable, sans doute faute de bieii ! les ligaments. Il j en a d'abord trois antérieurs, qui '• Jléole k la petite apophyse du calcanéum, au suptuî à l'astragale ; mais le plus puissant est le ligamenl 1 le proprement dil, ayant un centimètre d'épaisseurfi et se portant presque horizontalement de la malléole i le; il est en grande partie caché entre les os et ne ^ DDime les autres par une simple sccUon horizonUde; le tranchant du bistouri remonte, pour ainsi dire, oie el l'astragale pour le conper presque de bas eaW' i doit rester présent à l'esprit de ropérateur.

}cédê de Moreau père. — Ou commence par la résetùl lé. On pratique donc une incision longitudinale qui, cotn à la pariie inférieure et postérieure de la malléole eu lie jusqu'à 8 ou 10 centimètres au-dessus. De l'eil^ euro de celle incision en part une autre transreiî''' id en avant jusqu'au tendon du muscle péronier ani')

RÉSECTIOH TIBIO-TARSIEMNE. 457

L'incision longiludinale pénêlre jusqu'au bord postérieur du pérooé; la transversale n'intéresse que la peau. On dissèque le lambeau produit par ces tncJGions; puis on dégage te péroné des tendons qui l'avoislnenl, et on le coupe avee le ciseau et le maillet; après quoi la malléole eiieme est séparée du libia et des os du larse.

Pour réséquer le lihia, on fait de la même manière longitudinale de 8 à 10 cen limé très, qui pénètre j pDsUrieur de l'os, et une autre transversale, qui s'él jusqu'au lendon du jainbier antérieur. On dissèque c beau; on isole l'os en avant et en arrière des muscle: seaux qui l'avoisinent; on passe sous sa face posiérieu d'un scalpel, et l'on introduit sous les chairs antérieu étroite de scie, qu'on Rxe ensuite à un arbre, et av( scie l'os d'avant en arrière. Il ne s'agit plus que di 'ai'se le fragment réséqué, ce qui se fait en renversi dehors; et enfin on procède avec la gouge à l'excbio cariées de l'astragale.

Moreau (ils, trouvant trop difficile d'engager la scie tibia, la glissait en arrière pour scier l'os d'arrière en ploi de la scie h chaîne simplifierait beaucoup ce tem[ lion. Toutefois, il sérail plus simple encore de divbcr inlemes et de luxer le tibia en dedans pour en opérer loutài'aise. J'ai dit tout à l'heure comment il faui pour diviser le ligament latéral interne.

[Spillmann, dans son mémoire de 1869, cite 69 cas du tibia et du péroné, ou du tibia seul, pratiquées p liousoadesfraclures compliquées, ily eutl3 morts > tioDs consécutives. On ne peut nier que ces résultats vue de la couservation de la vie, ne soient bien supéi que donne l'amputation de la jambe. Dans deux c Smith ont réséqué le péroné et l'astragale, tous deux n

La résection tibio- tarsien ne, pour plaies d'armes pratiquée par !4eudorfer, Stromeyer, HoUoway, Langée plusieurs chirui^iens allemands dans la guerre du Sch grand nombre de chirurgiens aroéricaiDS dans la i Sécession.

La célèbre observation de Read, après Fonleuoy, esl résection, mais une ablation de séquestre.

Les résultats de la résection tibio-tarsienne sont ment appréciés. Dans son discours de 186S, Langenl portant 11 cas de réscclion ayant donné 2 morts et dit qu'il ne doute pas que, dans les guerres ullérieu itù. attu. 8° éijit, ''

OPERATIONS cenERiLES.

grands services. An contraire, sur 8 résections pirmée américaine, la mort est spéciQée 5 fols; il y a [uérisoD des autres , el la conclusion des chiriu^ celle-ci : The residts nre suffidendly dtscouwsiiy. éa de Siromeyer el d'Holloway , tous deux eoient lu pied.

éricurs, eraprunlés b> l'Allemagne elle-rnSnie, senl'opinion trop faforable de Lan^nbeck. Siics^dt U'^s dans l'armée allemande en 1S70 odI été jusqu'à

; les résultats méritent d'être cités. Danslepre^ it tourné en dedans, el le malade ne marche i^u'aiu Dans le second, le pied, atrophié, a pris la positiot a marche est et parait devoir être toujours impos- S ne marche qu'avec deux béquilles. Mèmer^niUl le opéré ; le talon n'arrive qu'à 40 ceutinièlresdc me, le cinquième et le sixième opérés ont une atnle et ne peuvent marcher qu'à l'aide de béquille. 10 pouvoir établir que, pour ce qui concerne ki Bs à feu el les fractures compliquées, l'amputallM référable à la résection.

. ne sont pas plus brillants lorsque la résection e^t carie. Sur 37 résections du tibia pour cause pallot 23 guêrisons, 7 morts, 7 aniputatious coDsécu-

cas, les accidents persislaieut encore après dem ésumé, 40 insuccès sur 100 opérations.]

- Bé««etlonH arlIeNlMlre* da ftroat,

é inférieure. — Moreau Gis a enlevé une partie i •me cariée; il réussit, seulement avec une aokjlc^

1 libio -tarsienne.

é supérieure. — J'ai en occasion, en 1838, d'enlc érieur du péroné pour cause de carie, et j'ai réprlf en 1850 pour une lunieur pulsatilc de la lè[e<k isayé d'abord de glisser une scie à chaîne sons ^ î couper avant de le désarticuler; mais, trouvai!

2 trop difficile, je saisis l'os avec nn davier, ^ ihors, je te désarticulai sans peine ; après qDoii des parties molles, le passage de la scie à chaîne «

Seulement, il est impossible de ménager le o^ qui contourne le col du péroné ; de là une paral}^

RÉSECTtOM DU CI

des parties qu'il anime, et nolaramen' inclÎDée en bas el en dedans. J'ai revu dedetuans; la jambe avait repris de la nerf conpé n'avait pas diminué.

Sur 22 réseclions du péroné pour ci France ou en Allemagne , il n'y eut qne conséculiTe.

3» Ablation de l'os tout entier. — P( opération dans uu cas de carie; je n'en

[La résection du genou, pratiquée poi (de LiTerpoo!) en 1781, fut répélée c Ba^le-Buc)en 1792; à peu prés tom reparut que vers 1829 en Allemagne, <

a mirent fréquemment en usage. Ab 'éprise eu Angleterre vers 1850 par Fer

aeo

et D'à plus cessé dep par presTue tous les cl Vemeuil, follia, Richi 1859 el mes premièi dans la pratique gépéi L'aukylose élaut ici

cuper de ménager les attaches musculaires, el une seule d'entre elles se trouve intéressée : l'iasertioD inférieure du triceps, c'«là-(lire le ligament rolulien.

La différence enire les procédés ne porte guère que sur le Uttr de l'incision, sur la conservation ou l'ablation de la rotule.

1° Procèdes de Paris. —Parks faisait une incision cruciale J ont b

branche Iransrersale passait au-dessus de la rotule et coDipreoait

la moitié de la circonférence du membre. Après avoir coupé le leS'

don du triceps, il enlevait la rotule, divisait les tigamenis laténiu>

■ ■' ensuite d'avant en arrière le fémur et le tibia.

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