‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 16 sur 201 · DÉCHIRURE ET BROIEMENT · texte numérisé non relu

DÉCHIRURE ET BROIEMENT

1" Avec te doigt. — Quand un lambeau cutané repose sur un tissu cellulaire lâche et extensible, on abrège beaucoup la dissection en tenant le lambeau d*une part, écartant les tissus de l'autre, et détruisant avec Tindicateur, par un mouvement de va-et-vient, les brides qui les unissent.

Le même procédé convient parfaitement pour isoler des tumeurs environnées de tissu cellulaire, les lipomes par exemple.

On s'en sert pareillement pouriécarter les muscles mis à nu par Tincision de leurs aponévroses, notamment lorsqu'on pratique la ligature d'une artère dans sa continuité.

Enfin lorsque, dans l'ouverture d'un abcès profond, le bistouri a divisé les premières couches, et ne pouiTait aller plus loin sans danger pour les nerfs et les vaisseaux, le doigt porté directement au fond de la plaie plonge à travers les tissus, et par un mouvement de vrille pénètre jusqu'à la collection purulente.

1^ Avec la sonde cannelée, — La sonde cannelée s'emploie ici de deux manières : ou bien en l'enfonçant horizontalement sous les couches du tissu cellulaire, qu'on achève de diviser avec le bistouri ; ou bien en portant directement sa pointe sur les tissus qu'on divise par un mouvement de va-et-vient.

3° Avec la pince à disséquer. — On saisit entre les mors de la pince la couche de tissus à séparer, et on l'écarté violemment de l'organe que Ton veut isoler. Ce procédé est usité surtout pour dé^ gager le bout d'une artère béante à la surface d'une plaie.

4° Avec la spatule ou le manche d'un scalpel. — On a recours à ces instruments de préférence aux doigts quand le tissu cellulaire est dur et a besoin d'une certaine force pour se rompre. J'ai appliqué particulièrement ce procédé à l'isolement de la tunique vaginale durcie et hypertrophiée.

5® Far traction directe sur la tumeur, — Tantôt on saisit la tumeur atec les doigts, tantôt avec des pinces-érignes, et l'on fait eflbrt pour l'arracher. Quelquefois cet effort ne suffit pas, et il faut y ajouter une action directe sur le tissu conjonctif à l'aide d'un des procédés précédents.

Quand il s'agit d'un kyste déjà ouvert, on pince la paroi du kyste directement avec les doigts, ou, pour ne pas la laisser échapper, par l'intermédiaire d'une compresse; ce procédé est particulièrement usité pour les kystes sébacés du cuir chevelu.

La déchirure limitée au tissu cellulaire offre souvent de grands

OPERATIONS ËLËMeMTAIRBS.

autres procédés de division, en ce qu'elle iiiéiiage les vaisseaux ; elle n'offre d'ailleurs aucun iuconn par première intention pouvant s'opérer comme les plus nettes. On peut aussi l'appliquer sans pédes (issus Hbreux : ainsi Leblanc usait d'un ditair détruire l'étranglement des hernies ; et, pour la

préfère de beaucoup réraillement dufascia cridement parle bistouri. Enfin ftécamier s'est servi oigiselméme 9a poing pour dilater de vive forer, déebirer le sphincler dans les lîssures à l'anus, as aussi sur de pratiquer la dilatation forcée, en la déchirure, sur des tissus différents. La taille au ait des dilatateurs spéciaux qui déchiraient la pro-

on produit aussi des déchirures dans la taille ialé- !Ul extraire un calcul trop gros par une incision

A. Paré, écho des opérateurs de son temps, h n pareil cas la réunion se fait mieux et plus vile es coupées; mais aucun chiruipcn ne voudrait hui une assertion aussi hasardeuse. Marianus

aussi les rétrécissements de l'urèthre avec sou elé de nos jours par Perrève; la sonde conique Btérisme forcé de Mayor arrivent le plus souveni .ats. Mais ici quelques succès éclatants ont été tro|i par des accideols déplorables, et je connais deux ijue subite par la dilatation forcée de l'urèthre, ondes de Major, el l'autre fois avec le dilatateur

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