‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 166 sur 201 · De 1a mortalité consécotlve aiix opératl«as · texte numérisé non relu

De 1a mortalité consécotlve aiix opératl«as

'Il est permis de croire que s'il eût été donné à Malgaigne<l« publier lui-même une nouvelle édition de son livre, il eût apporte quelques modifications à l'article qui précède. Cependant j'ai cm devoir le conserver dans son intégrité, car Malgaigne a eusurFiatrodiiction de la statistique dans les études chirurgicales une part trop prépondérante pour que ses idées sur ce point ne soient p» dans cet ouvrage absolument respectées par moi. Je me borner* donc à quelques observations personnelles dont les unes coDfinneBt et dont les autres me paraissent infirmer ses opinions.

Le cadre de ce manuel ne me permettrait pas de passer a revue toutes les variétés d'amputation, je me bornerai àpreiKlJ« pour principal exemple les amputations de la cuisse. Sans donteli gravité de ces mutilations varie suivant qu'on opère à la partie in^ rieure ou à la partie supérieure du membre, mais on sait f lorsqu'on a rassemblé un chiffre un peu considérable de cas,cesdifiercnces s'atténuent assez pour qu'on puisse les négliger dans l»"* terprétation des résultats. Le tableau ci-joint servira donc de b3?< à nos déductions :

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1 * Amputalioia ] morUlilè plus grani déjà montrée par I dei résulluts coiisig traumatiqucs ont di celte mortalité n'a i

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hélas 1 pour l'avoir constaté de visa, combien le

militaire conCc en France à l'incompéleace de : mal organisé, en particulier pour ce (]ui a lent des blessés. La plupart d'entre eux ne sont retemps après la bataille, beaucoup le lendemain, ; surlendemain; de plus, malgré leur savoir et

dùvouemeni, nos médecins militaires, trop peu

bataille plusieurs millions de ses plus robustes enfants; qui,gÉl à la conscription, a pendant de longues années imposé le c^ militaire à la partie la meilleure, — partie au point de vuepbygfl — de sa population pour livrer librement la reproduction delanM à tous ceux qu'un vice de conformation, une mauvaise santé, Is tubercules ou de la scrofule rendaient impropres au senice ni^ taire, ne peut pas, après soixante-dix ans d'un pareil système,2Mr conservé toute sa vigueur première. 11 faut tenir compte égaleoial de rinfluencc du régime si différent de l'ouvrier anglais et de \» vrier parisien.

B. Influence de F organisation du service médical . — Je ne] insister sur ce point, me bornant à renvoyer à mes trafansi l'hygiène hospitalière et sur la chirurgie militaire. Un serricei dical organisé par des administrateurs, et dans lequel le ne peut même pas régler librement l'alimentation de ses ne saurait produire les mêmes effets qu'un service dirigé, coi il Test partout ailleurs, par les médecins eux-mêmes.

C. laflmnce des milieux, — Si nous comparons pour m pays la mortalité suivant les milieux où se trouvent les nous verrons que la mortalité est influencée par le chiffre monte la population de Thôpital. Je me suis livré à celte che en prenant pour base le rapport de Bristowe et Holmes parlement d'Angleterre, elles statistiques antérieurement p deGuy'shospitdlet de l'infirmerie roysde de Glasgow. Je suis ainsi aux résultats suivants, pour les amputations de cuisse cause pathologique.

UorttSA poor m

Hôpitaux anglais n'excédant pas 100 malades. . . . 6,6

— renfermant de 100 à 200 malades 20,2

— — de 200 à 400 malades 2â.O

— — de 400 malades et au delà . . 35,9 Hôpitaux de Paris 1836-63 54,2

. Je donnerai plus loin une interprétation de cette différetf remarquable.

D. Influence de V alimentation des opérés, — Malgaigne aTtil signalé cette influence à propos de la différence dans la fflofi des blessés russes, allemands et français traités à Paris en L'Angleterre a depuis accompli dans le régime diététique des

on

Ji

50S OPÉRATIONS GËNÊRALES.

rurgiens des petites yilles et de la campagne, est hors de fnf» tion avec ce qu'elle est àFhôpitaL Or, ce que j'ai démontré parla faits et des statistiques pour la fièvre puerpérale^ le raisonnemflt et l'observation permettent de le démontrer pour FinfectionpBlF lente et Térysipèle.

Comme la fièvre puerpérale chez une accouchée, l'infection f^ ru lente peut naître primitivement chez un amputé en dehmè toute contamination. Si ces cas ne sont malheureusement pas \àit rares, ils le sont assez cependant pour qu'on puisse affirmer fl la mortalité de nos hôpitaux serait assez minime si elle seboraali ces cas primitifs. Mais ce qui l'élève, ce qui la fait arriver à d'épu* vantables proportions, c'est le grand nombre de cas communiqua

V in fection purulente est éminemment contagieuse, et lespiii» dues épidémies voyageuses sont dues simplemefit à une conta^ii qu'on laisse librement s'exercer. — Si donc, par une alimentalin aussi réparatrice que possible, par l'emploi des excitants telsqw vin et les alcooliques, par la recherche de la réunion inim< profonde, par des pansements rationnels, par une bonne hospitalière, on diminue la fréquence des cas primitifs, et si même temps on s'oppose énergiquement à la contagion, on ti diminuer dans des proportions inespérées le nombre des décès infection purulente. C'est par les éponges, par les mains do rurgien et de ses aides, par les explorations avec une sonde lée ou une sonde de femme, véritables réservoirs du c par l'usage de pinces à pansements dont les mors cannelés vent un amas de détritus que se communique l'infection et si les divers pansements que j'ai cités plus haut ont donné bons résultats, c'est qu'ils entraînaient, avec la rareté oui' des pansements, l'absence de contamination. Si la mortalité moindre dans les petits hôpitaux, dans la pratique civile, c'est l'infection purulente limitée aux cas primitifs s'éteint plus ment sur place, l'hôpital ne renfermant qu'un seul amputé a fois ; circonstance absolument différente dans les grands U\ des grandes villes. On conçoit après cela que la proportion (k mortalité ne permet pas de juger rigoureusement certaines tions d'hygiène hospitalière, qu'un hôpital construit et am< d'après les règles de l'hygiène donnera de tristes résultats les mains d'un chirurgien qui, ne croyant pas à la contagion, prendra contre elle aucune précaution et se bornera à maudire génie épidémique qui a fait élection de domicile dans son sans visiter le service de son voisin.

De même pour l'érysipèle, des pansements humides et maini constamment humides par l'enveloppement complet de la

AMPUTATIONS EN CÉBÉRAL, 503

is un tissu iinpei>méable, la précaution de De pas faire saigner les irgcoQs charnus au momeol du paosemeo} (ce qui arrive avec la irpie ou les pansements qu'on a laissé se dessécher) ; l'inlerdic- 1 du diachylon à la surface des plaies récentes, du cérat, des isses, des cataplasmes de farme de lin, peuvent mettre à tel nt à l'abri de l'érysipéle, que pendant trois années de séjour k Ipilal CochÎQ je n'ai eu dans le service des hommes aucun cas rj'sipèle, et, si j'ai été moins complètement heureuï à Larisière et à Beaiyon, les cas développés à l'hôpital ont été extra- Imairement rares et jamais je n'ai songé à in'absleair d'une opéioQ pai- la crainte de voir survenir un érysipèle. Quant à l'infection purulente, voici comment je m'en garantis. si à la suppuration des extrémités osseuses qu'est due surtout

ïfBrcfyoïr les compresBoa C.

nfcclion purulente ; obtenir la réunion immédiate des parties ofondes en contact avec l'os est la première indication. Pour la mplir, après avoir bien nettoyé la plaie et arrêté tout écoulemeut

'ang, je place transversalement sur le moignon une lame de Ua-percha Bupportaot un lit de compresses pliées et placées de "ûére i répondre à l'extrérailé de l'os ; au-dessus je place le tme appareil, je serre le tout avec une bande sans me préoccuper

la réunion immédiate de la peau ; j'enveloppe le tout dans d'au- •s compresses trempées dans de l'eau alcoolisée et camphrée, puis lis uQ large morceati de taffetas ciré; je ne visite le pamemeat

bU

qu*après cinq, six ou huit jours, à moins d'é?énemeQts majeurs, et presque toujours alors je trouve la réunion profonde si bin effectuée que le fond de la plaie ne donne aucune suppuration.

Jamais je n*emploie le cérat, les cataplasmes, les éponge k charpie ; je lave la plaie à distance au moyen d'un jet d'eau aIco^ lisée camphrée, fournis par un tube de caoutchouc abouùssaati un seau qu'on suspend au haut du lit du malade, et ces p^éca^ lions rigoureusement suivies m* ont donné à Cochin et à Lariboisière, depuis quatre années, c'est-à-dire depuis que je suis titulaire d'iB service de chirurgie générale^ les résultats suivants :

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