‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 168 sur 201 · AnapiiUitioB des €M méUicaripleiis · texte numérisé non relu

AnapiiUitioB des €M méUicaripleiis

On peut amputer isolément, ou Vos métacarpien du pouce, l'un des quatre autres, ou enfin les quatre derniers à la fois.U^ cboix des procédés est dicté par cette indication, que le cl ne doit jamais perdre de vue : ne pas laisser de cicatrice à la pi de la main.

h^ A mpuiation de Vos métacarpim du pome, — Le meilleur cédé est celui qui fournit un lambeau palmaire par la met eUiptique; j'en donnerai les règles pour la désailiculatiou métacarpienne du pouce. On ne risquera rien de garder le plusi peau possible ; le lambeau m^me exigé pour la désarliculatioi i me paraîtrait pas trop long ; il masquerait davantage la diffoi et allongerait en quelque façon le bout restant du métacarpien s'opposer encore aux autres doigts. L*os devra être scié pei dicidairement h son axe.

2" Amputation de Vun des quatre derniers métacaiyiens. —I nul procédé n'est comparable à l'incision en raquette, comme je 1 décrirai pour la désarticulation de chacun de ces os. La sectioK l'os peut se faire par la scie pour le second et le cinquième; cisailles sont préférables pour les deux autres. 11 y a quelque a«i tage à faire cette section oblique, sans toutefois laisser de osseuse trop aiguS dans la plaie.

3^ Amputation des quatre derniers métacarpiens à la fois. — ' exigé un lambeau découpé sur la face palmaire^ soit par la met à lambeau, soit par la méthode elliptique. Les règles sont cel que j'indiquerai pour la désarticulation des quatre derniers do^ en proportionnant la longueur du lambeau à celle des os à nir; et cependant, ici encor», si le lambeau pouvait être aile

u au pli digito- pal maire, en prolongeant les incisions latérales irrière assez loin pour faciliter la section des os, j'y verrais un lense avantage, et pour la forme et pour les fonctions du moi-

es os doivent être sciés perpendiculairement à leur axe ; mais janière d'opérer cette section mérite de fixer l'attention. Les pains les plus modernes veulent qu'on passe d'abord entre les a bistouri étroit pour diviser les muscles interosseux et le périoste, une «ompresse fendue à cinq chefs pour protéger les parties es; et enfin ils portent la scie sur les quatre os à la fois. Ce it sur le vivant un procédé long et fastidieux, et qui aurait pour liât la saillie des quatre os au delà des chairs. Je préfère de icoup scier chaque os l'un après l'autre, en détachant seulet les muscles interosseux que la scie pourrait offenser, puis les wintà 1 centimètre au-dessous de l'os scié, pour que la rélracles ramène à peu près au même niveau ; et recommençant ainsi l'os voisin. Je décrirai d'ailleurs ce procédé avec plus de détails ' l'amputation des cinq OjS métatarsiens, n pourrait, au lieu de la scie, employer les cisailles de Liston, et > même couper les os avant de tailler le lambeau palmaire, me le propose Velpeau ; il n'y aurait, à mon avis, ni grand itage, ni grand inconvénient.

pprédation, — Mon relevé porte neuf amputations d'un os méiT>ien, dont une seule traumatique, avec une mort; plus deux ie résection de deux métacarpiens à la fois, pour causes patho- [ues, tous deux suivis de mort. Salleron, d'une autre part, a pté sept amputations traumatiques d'un ou plusieurs métacar- S avec trois morts. L'opération présente donc déjà un dasger ux, surtout quand elle porte sur plusieurs os à la fois. )rsqu'on a enlevé seulement le troisième ou le quatrième mépien, Hutin m'a communiqué un curieux résultat qui surà la longue,, et qu'il a observé sur plusieurs invalides. Les s voisins convergent l'un vers l'autre, si bien qu'à la fin ils se ent de manière à se gêner dans la flexion, et à constituer une iérieuse infirmité.

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