‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 179 sur 201 · DÉSARTICULATION DO BRAS · texte numérisé non relu

DÉSARTICULATION DO BRAS

ik' abouli^sanl direclemenl à l'acromion, ce qui donn l'és une incmon en raquelle. Sanson commençait l'iocj lire h un Iravers de doigt au-dessous de l'acromion, ■union rapportait les téguments d'un cûlé à l'aul l'Alanson les réunissait de haut en bas.

2° Deux Jambeaux latéraux, frocédé de Lisfranc. — i résente un avantage qui lui conservera longtemps la ' s amphithéâtres; jamais, en aucune région du co) lelque autre procédé que ce soit, on n'a accompli une lion avec une promptitude aussi merveilleuse. Le premif

TU l'avantage que le triangle acromio-coracoidien poi )ur le passage du couteau.

Si l'on veut amputer le bras gauche, on le relève < 'esque à angle droit ; le chirurgien se place derrière le nbrassc le moignon de l'épaule avec la main gauche, luce appliqué sur la face postérieure de l'humérus, les cateur et médius placés sur le triangle indiqué. Aloi ■emier temps, l'opérateur, armé d'un couteau à deux

long de '22 centimêlres, le plunge parallèlement à l'hii ■té externe du bord posl<'rieur de l'aisselle, au-devant d ■s muscles grand dorsal et grand rond ; la lame étant d anière que son plat forme avec l'axe de l'épaule un anj

que le tranchant supérieur soit un peu porté en avant. I Qge la face postérieure et externe de l'humérus, et i icromion ; là on lui fait exécuter un mouvement de base

pointe s'abaisse, et que le manche se relève et s'écar ■ 6 à 8 centimètres, jusqu'à ce qu'il forme avec l'axe ( tion un angle de 30° à 35°. Alors le chïrui^icn presse di r la pointe, qui, traversant l'article, va sortir au-devant ;ule, au c6lé interne de l'acromion, dans le triangle indi idis que le manche reste à peu près immobile, on fait r ut de la lame de dedans en dehors et un peu de bas e ntournanl ta tète de l'os; une fois dégagé d'entre elle on, le couleau descend à pleine lame sur le cAté extern taille uo lambeau postérieur d'environ 8 centimètres, i mpresse de relever. Dans le second temps, l'opérale main basse et incisant du talon à la pointe du couteau ■rière en avant au cAié interne de la tête huméralc, nche Jusqu'à ce qu'il devienne perpendiculaire àl'liorii côté interne de l'os, fait comprimer l'artère par u lève le lambeau aotèrieur.

(Juaad on ampute le bras droit, on peut exécuter 1

1>73 OPERATIONS CSNEnALES.

temps de deux manières, en se servant (oujonrs de la main âtoili ■)u bien on enfonce le couteau dans le triangle îndi<|aé, pour lain •mrlir la pointe en avant du bord postérieur de l'aisselle; ouW l'opérateur se place d'abord derrière le malade pour faire le p mier lambeau, puis il se reparle rapideroeat sur le cûl« miner le lambeau antérieur.

L'amputation s'opère ainsi enunclind'œil.Dans le premierld on divise à la fois les tendons des muscles grand dorsal, gn> petit ronds, sus et sous -épi ne ux ; une portion du deltoïde, Im de la cnpsule articulaire, le tissu tibreux sous-acromien. en udi presque toutes les altaches de l'humérus : aussi la tète huml s'éloigne-t-elle à l'instant de la cavité glénolde ; et le second il des autres procédés, qui consiste à détruire l'article, est i' ' avec le premier.

. 3" Incision en raquette. Procédé de Larrey, — Il commenU •me incision qui, partant du bord de l'acromioD, et descendl

67t OI'EHATIONS G£^ËHALES.

l'artère circoofleie de ce tôtè est moins volumineuse que raWn; il laissée d'ailleurs ceci au clioix de l'opérateur.

Le chirurgien élaot obligé d'être en dehors du membre, il dilllcile de faire les deux incisions obliques avec la main dnile. Ot peut alors, ou changer le couteau de main, ou faire la seconde uosion de dedans en dehors, po traversant les chairs avec la ^twità bistouri, et se servant ainsi toujours de la main droite; i diriger l'incision du cAté gauche de bas en haut, et celle droii de haut en bas.

S. Flcur]f a modifié ce procédé d'une façon trés-ingéniesH. ' commence par l'incision verticale que j'ai recommandée pour' résection, et qui, du sommet du triangle acromio-coracoîdien, fc cend à quatre doigts au dessous de l'acromion ; si l'état des pal" permet la réseciion, il résèque; sinon, à l'incisiou TertîMl" ajoute une incision circulaire pareille à celle d'Alanson, et uroi' de même la désarticulation.

En reportant dans le triangle acromio-coracoîdien ^ioci^iD'1 Larrey (%. 2S7), on arrive plus faeilemenL sur l' articulation t plus, la cicatrice, au lieu de se trouver sur la partie saillaii'' moignon de l'épauJe, est reportée plus en avant, au fomi J*'

été faite 7 fois sans qu'un seul opéré eût réchappé. Celaeslbia loin des dires de Larrey, qui prétend en avoir guéri 90 sorlW: mais déjà, dans sa campagne d'Egypte, il avait compté 6 mal sur 17, environ 1 sur 3. C'est à peu près la même proportion^ a été obtenue à Paris après les journées de juin 18^8 : 9 amputK lions pratiquées par Roux, Baudens, Jobert et Hoguier, od donné en eiïet 6 guérisons. Mais, dans les grandes expéditioDsi# taires, on ne saurait compter sur de telles chances : àThôpiUl^l Dolma-Bagtché, Salleron a eu 10 morts sur 21 amputations prinH tives; et sur 21 consécutives, 17 morts.

Ces chiffres reçoivent une triste confirmation de la statistiq» générale de Chenu : 230 désarticulations de Tépaule, primitiresM consécutives, n'ont laissé que 77 sujets survivants, c'est-à-dire^ les deux tiers avaient succomlié. L'opération est doncnotabM plus grave que la simple amputation du bras.

Dans les hôpitaux de Paris, de 1850 à 1863, ^0 désarticulaii» de l'épaule ont donné 1^ guérisons et 26 morts. AGlJWOwi 18?i2 à 1860, sur ^6 opérations il n'y eut que 20 morts. U»* talilé dans les guerres récentes fut la suivante : armée franf^ (Italie) 52,7 pour 100 ; armée anglaise (Crimée) 33,3; armée ii« ricaine 39,2 pour 100.

Les procédés ont ici assez peu d'importance. Leslarabeauxl* raux et lincision en raquette foijrnissent, à peu de chose prè. môme résultat pour la réunion que la méthode circulaire, lorsq» rapproche les téguments d'un côté à l'autre; et, par ce moi réunion, les chairs s'appliquent mieux sur la cavité glénoîdeq* lambeau unique pendant de l'acromion. Ce lambeau, qui aiii protège si bien les os, a ici l'inconvénient de placer la cicalricf le milieu de la côte de l'omoplate à laquelle elle adhère; LaiTP vérifié ce fait sur deux vieux invalides. En outre, la section in^ table du nerf circonflexe prive ce lambeau de l'influence nenre» sur les deux mômes opérés, Larrey l'a vu se transformer « bourrelet indolent, frappé d'un sentiment de froid presque»^ tuel. Les procédés à réunion médiane obtiennent donc ici unej^ préférence, et la vogue en ce moment appartient au procéàj Larrey, modifié en reportant l'incision plus avant dans le i^ acromio-claviculaire. De celte façon, le poids des vêlements on faidcî ux ne porte pas sur la cicatrice.

&7B OP&BATIONS GËN'ËIULES.

et irauinatiques n'ont donné en lout qu'une mort; pour le gr» orteil, il y a 7 mortâ sur i3 amputations.

H y a même une trës-grande distinction à faire entre les ,ampu< latioBS pathologiques et traumaliques, déjà notée au reste pour le pouce. La Diortalilé des amputations pathologiques a été de 3 sir

29, environ un dixième; celle des amputations b'aumaliques, Ae ^ sur 1 i, ou plus du quart.

Dupuytren rejetait la désarticulation du premier et du cinquicsr orteil, et y substituait l'amputation dans la conlinuité de leurs nétatarsiens. Selon lui, la tète métatarsienne, mal protégée après 1'^ blatloQ de son orteil, était exposée à des pressions de la duusure, A des chocs répétés contre tous les objets que rencontre k pied dans la marche; et de là une irritation incessante qui Ëai: par amener des ulcérations et même la carie. Cela arrive, kb eSeL quand la peau taillée trop court est tendue sur la léle de los ps' une cicatrice également tendue et adhérente, ou quand la cicatric< frotte directement contre l'empeigne ; mais cela accuse seulenH! oit le procédé ou l'opérateur. En ménageant une quantité de jw suffisante, ou n'a riea de semblable h craindre; et la pratique i Uupuytrcn a été complètement abandonnée.

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