‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 184 sur 201 · XI. — Amputation coxo-féntorale · texte numérisé non relu

XI. — Amputation coxo-féntorale

latomie, — Lisfranc s'est évertué à tracer des lignes fictives arriver à reconnaître la position approximative de Tarticulatioe. iul renseignement en apprendra plus que toutes ces lignes : ei u'à chercher l'éminence ilio-pectinée ; en portant le coutean issous et en dehors, on est sûr de tomber sur la capsule arti* pe et sur la tftte fémorale.

lelques autres données peuvent servir à faciliter la désarticu- I. La tête du f»^mur, formant plus d'une demi-sphère, est tclle-

enveloppée dans sa capsule fibreuse, qu'elle y reste comme glée, si la section de le capsule n'est pas très- rapprochée du •d cotyloïdien. Rappelez- vous en outre que la tête est si éiroi- Qt collée à sa cavitié par la pression de l'air atmosphérique, le traction énergique ne suffirait pas à l'en séparer; il faut la

par un mouvement de bascule. Le ligament rond peut à peine r pour un obstacle ; au reste, il est disposé de telle sorte que, Tabduction, il est tendu sur la tète et se présente de lui- mèeK anchant du couteau. Mais si^ après avoir coupé la capsule en *s, on porte la cuisse dans l'adduction, le ligament relâché ne en rien la luxation et peut-être aisément divisé en der* lieu.

C3A OrEll:tTIONS CENfftALKS.

iatredail au pm'nl désigné par Manec, doit ressorlir à IJ a*l.% HliUimèires un avant de la partie moyenne de la liranclie ih^dMle du pubis, et dans »)d pni^sngc ouvrir l'arlicDlalion. Il lail'"' ^■suite un Uimliean de '20 à 32 conlimèlres de longueur, iléafiruUii. et achevait la seclion poslÎTicure qui devait lomber iais I' pli de la fc-^<e. Mais pour celle seclion, il prenait soin de fÙK H-

. -v i;- ;"ir,K',ei rneswie do Cinirte, de manière à creuwr n* • 'x J V Vs b:-.i^-W Ju c,"..- ,I> li>s, afin d'en empoiicr plie^ "vv ».-;■.■,■■,-»;>, fi i Ui-SîT -a »:ile pour Irçer le somncl in^''

y<.\";.-n 1 ,i-i ^r\f --t, Iji-is remarques. Le pw" Je s*^' <>-( >\w,.,-^, jx-,* «m; jiwi-è, doit répondre i peupns»''"^'

AMPUTATION COXO-FÉMORALl

le la bi'anche clcscendante ilu pubis avec la bi a 'ischioii. La seition des muscles posiéricurs me )inêe dans le protédé de Daudens, el le pli de nent uDe limite qui <!viiera des lâlonneraenls à :ilite beaucoup la défuriiculation si l'oa prei l'abord son coulcau Irans verdoie me ni et jus qu'i ;oiitréle col fémoral et ouvert la capsuleavec la 'antle manche et abaissaul la pointe (lig.lil 7) on jtoirclion au point indiijuc à la face interne do I

Outre l'artère pnncipale, il faut s'alteodre s lai^seaux; J. Houx évalue en moy:enne le m lui'es à seize ; Sédillot a clé obligé dans un ïingi-deux,

Sédillol adopte le procédé par transPivion 5'res, dont les chairs offrent peu de résistance ; vigourcuï, il trouve de l'avouiage à le lailler di afin d'y comprendre moins de musc'es et p I. Doux a combiné les deux manières de fair

Procédé de J. Roux. — I,e malade couché diirurgieu, armé d'un biittouri convexe, praliqv incision à convesité inférieure, qui, coramenç-T face interne du membre, à 6 ceuiimèlres du 20 centimètres au-dessous de la parlie moyenne puis remonte en avant du grand Irochanter, à dessous de l'épine iliaque an léro- supérieure. L: lutaire et l'aponévrose sont divisés el disséqués daas i'élenduc de 3 centimèlras ; on plonge ali interosseux d'un angle de la plaie à l'autre, et i des de haut en bas el de dedans en dehors ju dissection de la peau. Le lambeau ainsi achevé levé, loules les artères liées ; J. Bouï lie mê qui donne toujours beaucoup de sang. Puis, r convexe, il divise la peau en arriére à l'aide i circulaire, suivant le pli de la fesse, et allant d'u à l'autre; il dissèque cette portion de peau coi jusqu'à une hauteur de 3 centimètres ; attaque ligament rond, les mosclcs fessiers à leurs inseï Enfin, reprenant son couteau qu'il engage der» du fémur, il coupe obliquement lous les muscl 1"'à la limite de la dissection de la peau.

Ce procédé est beaucoup plus long que Vautre, sans offrir d*avanlages bien sérieux ; mais heureusement J. Roux avait soumis se? opérés à Tétbérisation.

ApprMation. — De toutes les désarticulations, celle-ci passe généralement pour la plus grave ; on ne le croirait pas cependant à en juger par certaines statistiques. Ainsi, Slephen Smith a réuni 4J2 cas où elle avait été pratiquée pour des affections chroniques; îïur ces 32 cas il n'y avait eu que 16 morts ; bien plus, 5 de m amputations faites en Amérique auraient donné U guérisoné. Cela est bien beau ; et de même, eu fait d'amputations traumatiques, sur 30 cas, Stephen Smith n*a compté que 12 morts. Nais il faut se garder de prendre ces proportions comme Texpression de la réalité: 4ans ces statistiques où Ton prend les faits de toutes mains, on risque toujours d'avoir plus de guérisons. Dans la campagne de Crimée, Chenu a relevé pour les blessés français 12 amputalioû? primitives, 8 consécutives ; tous les opérés ont succombé ; et U gouest, ayant rassemblé 30 observations d'amputations primilirci sans un seul succès, en est arrivé à rejeter complètement la désarticulation immédiate, sauf le cas où le membre est presque entièrement séparé du tronc. Les amputations consécutives sembleai déjà moins périlleuses : sur ik opérés, Legouest n'a compté que 10 morts. Mais à mesure que l'on s'éloigne des premiers temps de la blessure, les chances de salut augmentent, surtout si l' opération est faite dans des conditions favorables : J. Roux a obtenu trois succès de suite sur des sujets dont la blessure remontait à cinq,si\ et onze mois.

[Dans un remarquable mémoire publié sous le n° 7, des circulaires du Surgeon General's office à Washington, Otis a recherche tous les faits publiés d'amputation de la hanche, surtout dans b chirurgie militaire, sur 161 amputations il y eut Id 2 morts, 16 guérisons et trois cas pour lesquels le résultat est incertain. 105 de ces faits offraient des détails suffisants pour qu'on pût les classer d a* près la nature de l'opération. — UU amputations primitives don nèrent 39 morts^ 3 cas douteux et 2 guérisons; 34 amputalioi^ intermédiaires donnèrent également 2 guérisons ; mais sur 4 9 amputations secondaires il y eut 7 guérisons et 8 désarticulations faiies chez des malades ayant subi déj^ l'amputation de la cuisse donoè* rent U guérisons et U morts. Cette même particularité s'observa dans les résultats de la pratique civile. En effet, sur 10 cas de désaiHiculation faite après amputation par À. Cooper, Mayor, l.aj

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SECTION PREMIÈRE iz.iAtyT< oL^tS-in &ES opëkatioxs or opératioî^

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