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ANESTHÉSIE

est celle qu*on pourrait appeler confusion des langues, A partir e ce moment, Tanesthésie survient en général rapidement.

J'ai déjà dit qu'il fallait toujours laisser arriver aux poumons une ertaine quantité d'air atmosphérique, j'ajoute que la quantité de tiloroforme varie beaucoup avec les individus, et surtout avec leurs sdbitudes de sobriété ou d'intempérance ; on peut dire d'une maiére générale qu'une fois qu'on est arrivé à la période d'agitation, vaut mieux verser à la fois dans l'appareil une certaine quantité s chloroforme que de diviser cette même quantité en doses plus atites et successives.

Pendant la durée de l'opération, l'aide chargé du chloroforme ne >it pas laisser le malade se réveiller, et il doit faire la plus grande tention aux changements qui peuvent survenir dans la physionomie î l'opéré, dans la force et la régularité des battements du cœur, 3s pidsatîons radiales et de mouvements respiratoires. Cette surïillance doit être continuée, même après l'opération et jusqu'à ce 16 le malade soit complètement réveillé ; on a vu plusieurs fois la ort survenir, même à ce moment et à l'insu du chirurgien.

Des accidents de la chloroformisation. Les accidents ou mieux s incidents sont assez fréquents pendant la chlorofoimisation ; ntôt la respiration semble s'arrêter comme si le malade se refulit à respirer, tantôt des nausées ou des vomissements se déclami, tantôt le pouls faiblit ou devient irrégulier ; ces phénomènes su graves cèdent facilement ou causent plus d'ennui que d'inliétude ; msus il n'en est plus de même des véritables accidents, resque toujburs rapidement mortels. J'ai dit ce qu'il y avait à ire dans le cas de spasmes de la glotte, de rétrocession de la langue; lie peut-on faire dans les cas de syncope ?

La respiration artificielle par les mouvemejils imprimés au tho- IX a ramené à la vie un malade de Gock opéré à Saint-Thomas bspital en 1862 ; mais la respiration artificielle bouche à bouche Jl certainement préférable. Confervon, en 1849, ftoserj en 1856, icord, en 1 850 et 1 853 , lui ont dû la résurrection de leurs malades.

Le renversement, la tête en bas, a réussi à Nélaton, à Holmes (de hicago) dans une syncope chloroformique ; chez le malade de olraes, les accidents reparurent quand on retnit le ïnalade dans la osition horizontale ; il fallut revenir de tiouteau au f*enversement ui fut suivi d'un succès complet.

Vélectrisation énergique a procuré plusieurs succès* Après avoir

pratiqué la respiration artificielle pendant vingt minutes, T. E Thomas (de Philadelphie) appliqua les deux pôles d'une batterie gal?anique au cou et dans les régions intercostale et diapliragmatique. Les muscles se contractèrent^ les paupières s'ouvrirent, et en dii minutes tout éanger disparut. Thomas paraît avoir employé les courants galvaniques. Le plus souvent on eut recours à la faradisation. Friedberg extirpait une tumeur de la paupière, chez un enfant de quatre ans ; une syncope chlorofornnque étant sumoue, on essaya, mais sans résultat, la respiration artificielle, on employa alors la faradisation avec l'appareil de du Bois-Reymond, ei appliquant un des pôles au niveau du nerf phrénique au coa, l'aulre au niveau du 7* espace intercostal. Dix fois on établit et ron inlffrompit le courant ; à la 3* interruption, il y eut une inspiratioi profonde, spontanée, suivie de plusieurs autres, on continua également la respiration artificielle, et vingt minutes après rapparitki des accidents la connaissance était complète. Dantzel (de Hambourg en 1866 réussit de même par les mêmes moyens. J'y ai eu recours dans le cas dont je fus témoin, et sile succès ne couronDaps mes efforts, je pus voir que la faradisation énergique est le moyei qui peut le mieux faire espérer le succès. La respiration artii' cîelle n'amena aucune inspiration spontanée, tandis que la faradH sation en provoqua à chaque application des rhéophores; mas après une quinzaine d'inspirations de plus en plus faibles, rélectiicité elle-même resla sans effet.

En présence d'accidents chloroformiques, il faut donc coucher le malade horizontalement, la tête beaucoup plus abaissée que It bassin, tirer la langue au dehors, pratiquer la respiration artificielle, de préférence bouche à bouche , recourir à la faradisation Mais comme il ne faut pas perdre une seule minute, il est prudeol d'avoir toujours avec soi, tout prêt à fonctionner, un appareil à faradisation. MM. Onimus et Legros ont préconisé les courants coi* stants ; on conçoit qu'alors qu'il s'agit de syncope, nous n'accor dions que peu de valeur à des expériences faites sur des lapins oi des chiens chez lesquels on n'amène des accidents qu'en forçant 1) dose ou la durée de la chloroformisation.

D'après quelques chirurgiens, l'éther n'offrirait pas les du chloroforme. Cette assertion est une imagination pure. On d'assez nombreux cas de mort par l'éther, et si les décès par cl reforme sont beaucoup plus fréquents, c'est que le chloroforme a été pendant longues années et est encore à peu près le seulaiieij' thésique employé. Ce que j'ai dit plus haut sur la syncope doil faire comprendre que l'agent chimique employé n'a que peud'effel, si toutefois il y en a, sur la fréquence et la gravité des accidents.

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