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ANESTHÉSIE

nuscles, le lissu cellulaire; mais, que rinslrument atteigne un erf le chrrurgien entend alors un cri, une plainte, qui cessent ausitôt ; et cependant, le malade réveillé ne sait même pas qu*îl est péré. Cette douleur dont le malade comme être pensant et réfléhissant n'a pas eu conscience, n'a-t-elle pas pu ébranler le syshme nerveux, assez pour amener une syncope? Je lé crois, et uelques faits tendent à le prouver, mais il est tout à fait certain ue lorsque le sommeil est incomplet, la douleur peut amener une ^ncope mortelle. Nous en avons plusieurs exemples. C'est au loment où le bistouri a porté sur un nerf, c'est au moment où opération a débuté, où la peau a été incisée, que le malade a pâli, ue le pouls s'est arrêté et que la mort est survenue. Je crois donc u'il ne faut point commencer l'opération avant que Tanesthésie )it complète et qu'il y a beaucoup moins de danger à provoquer n sommeil profond qu'une sorte de demi-sommeil. Quelles que uissent être les explications théoriques, un fait subsiste : la plus rande fréquence de la mort par syncope dans la chloroformisation icomplète que dans les conditions opposées.

D. — Il est à peine utile de parler du danger de la chloroformiition dans la station assise. Elle facilite singulièrement la syncope, t les nombreux cas de mort survenus entre les mains de dentistes igent définitivement la question. Il faut de même s'opposer à ce ae le malade, à peu près endormi, se relève sur son séant, comme eaucoup cherchent à le faire ; c'est dans un pareil mouvement tt'un chirurgien d'Exeter a vu survenir une syncope brusque et lortelle.

On ne peut pas dans toutes les observations classer nettement is causes de la mort et les faire rentrer dans les catégories que je iens de tracer; quelquefois la respiration, irrégulière d'abord, ^embarrasse peu à peu, et la mort survient malgré la chlorofôrmiition, d'autres fois, les accidents sont dus à une maladie de cœur réexistante dont le chirurgien ne s'est pas préoccupé ; dans ce 18, les troubles surviennent à la fois du côté de la respiration. et 1 côté de la circulation, tandis que dans les faits malheureuse* ent si nombreux dans lesquels la mort est survenue par syncope, 1 trouve presque toujours que les battements du poiUs et du ccmr it cessé brusquement, mais que la respiration a continué plus ou oins régulière quelques secondes ou quelques minutes encore, ndis que les phénomènes inverses ont été observés dans les cas asphyxie par spasme de la glotte ou par rétrocession de la langue.

Nous avons à nous demander quelle part prend le chloroforme ans la syncope et dans la mort? La réponse est assez facile. Le l)1oroforme n'empêche pas la syncope, surtout s'il est donné in-

complètement, chez un individu robuste et vigoureux; il peut même la provoquer chez un individu très-affaibli; mais diez Fun et che^ Tautre il a causé une dépression telle qu'une syncope spontanée qui chez un malade non chloroformisé eût cédé aux moyens ordinaires devient mortelle chez Tanesthésié, par défaut de réaction •

Phénomènes de Vanesthésie, mode d'administration du chîorof(yrme, — Le malade qui doit être soumis aux inhalations doit être débarrassé de tous les liens capables de gêner la respiration ou de comprimer le cou; tels que cravate, brides de bonnet, col de chemise, cordons de jupons, etc. ; il doit être dans le décubitus dorsal, la tête peu élevée, mais pas tout à fait horizontale. Qu'on se ser?< d'un mouchoir, d'une compresse ou d'un des cornets dont j s donné plus haut la description, il faut ne verser tout d'abord qitf quelques gouttes de chloroforme et tenir la compresse assez élotgnée de la bouche du patient, la plupart d'entre eux éprouvaiif pour le chloroforme une certaine répugnance. Soit avant de con* mencer l'administration du chloroforme, soit après l'avoir préseoti devant la bouche du malade et observé la manière dont il le respiiï, il est utile de lui recommander de respirer franchement, nature lement, sans efforts, et d'éviter surtout ces mouvements de déghi^ tition qui, trop souvent, sont la cause de vomissements par ^ de l'ingestion dans Testomac d'une certaine quantité d'air mélaQgJ de vapeurs. Si le malade respire mal, on interrompt un instant poôf lui faire de nouvelles recommandations; s'il fait des mouvements àl déglutition, on l'engage à tenir la bouche ouverte.

Les premiers phénomènes qui se manifestent d'abord consiste^ en des bourdonnements d'oreilles et de la loquacité, puis surviâil la période d'agitation. Lô malade se débat plus ou moins énergique* ment, et cette période qui peut cependant manquer ou être p^ marquée est presque constante. Il ne faut donc pas prendre pa une véritable résolution chloroformique l'apparente insensibifid dans laquelle tombent assez rapidement quelques malades a?ait l'apparition d'aucune agitation; la flaccidité des membres n'est pas alors suffisamment caractéristique, et, pour ne pas s'exposer i voir le malade en apparence endormi s'agiter au premier coup de bistouri et forcer l'opérateur à s'interrompre pour faire redonM du chloroforme , il est bon de piquer avec la pointe du bisloori l'endroit sur lequel doit porter l'opération.

Une dernière période, qui manque rarement, surtout chez k* hommes, est celle de sputation ; le patient crache fort au hasard ei presque toujours avec une certaine force. Cette deuxième période en précède une troisième avec laquelle elle se confond quelquefois.

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