I. — Hé» tamears en général
Il n'est pas toujours aisé de distinguer la nature intime d'une tumeur, ou même de la distinguer des kystes à produits liquidé^. Quand la fluctuation est obscure^ on a recours à la ponction expbratrice avec le trocart de trousse ou le trocart à aspiration (voy. ci-dessus, page 21).
Dans le but de s'assurer, avant toute opération, de la nature des tumeurs solides^ on a cherché les moyens d'enlever à leur centre un fragment qu'on pût soumettre à l'examen microscopique. Bouisson, Middeldorpf^ Kuss, Duchenne (de Boulogne) ont imaginé des trocarts emporte-pièces auxquels on a donné le nom de kélectomes.
Les principaux moyens usités contre les tumeurs sont les instraments tranchants , la ligature, l'écrasement linéaire, le cautère actuel et les caustiques. Je ne reviendrai pas sur les règles déjà établies touchant leur application en général ; il suffira d'ajouter quelques détails plus spécialement applicables au traitement des tumeurs.
I. Instruments tranchants. — Quelquefois on peut enlever d'un coup de ciseaux une tumeur à pédicule étroit ; on peut aussi rétrécir un pédicule trop large ou même créer un pédicule avec une ligature placée à la base de la tumeur, et serrée au besoin avec le serre-nœud de de Grsefe ; mais le lustouri est beaucoup plus souvent employé. Il y a ici à considérer les incisions extérieures et la dissection.
Incisions extérteures, — 1® Les incisions varient selon le volume, la base, les rapports de la tumeur, ses adhérences, et l'état sain ou morbide des téguments.
2° L'incision droite, ne permettant qu'un écartement limité de Ses bords, ne convient que pour l'extirpation des tumeurs peu vO-