LIGATURE DE L'ARTÈAE RADIALE
i\ long extenseur; dans la dépression qui existe enire eux, et qu'on lommeTulgairemenlla JEib(i(t»'e anatomique, onsent baltre Tarière 'adiale. Le pouce étant écarté de l'indicateur, on fait dans la direcioa de ces tendons une incision d'environ 3 centimètres, à la peau l'abord, puis à l'aponévrose; on écarte quelques rameaux veineux ■l nerveux, et l'on isole l'artère avec le bec d'une sonde canuelée,
2' Au tiers inférieur de l' avant-bras. — I. 'artère, sensible au oiii'lier, n'est recouverte que par l'oponévrose et la peau ; elle est
ta. — I. Ligne d'inqiiîan pmr ibitile. — î, Ugaww do), m-
idi«l*. — 4. UprtuMdel»"t. — A. EHlrocUta. — B. PU
2h , OPÉRATIONS GÉNÉRALES.
côtoyée par deux yeines ; le nerf radial est beaucoup plas en dehors. Le tendon du grand palmaire, longeant le côté interne de Tarière, serait le point essentiel de ralliement, si Ton ne sentait pas les battements du vaisseau.
On fait une incision longitudinale qui, partant de 15 mil1ia)èlre> au-dessus de Tarticulation radio-carpienne, remonte dans rétendae de 3 à ^ centimètres au côté externe du tendon du grand palmaire. La première incbion doit mettre à nu Taponévrose et la saillie de ce tendon ; la seconde divise Taponévrose ; et au bord exleme du tendon on trouve sûrement Tartère, sous laquelle on passe la sonde de dehors en dedans ou de dedans en dehors, indifféremmcBl.
3° Au tiers supérieur de V avant-bras, — L'artère marche iui^ un interstice qui sépare le long supinateur du rond pronatevfitdo grand palmaire^ recouverte pai* le bord interne du premier, f^b ponévrose et par la peau. Elle a toujours ses deux veines et de plus le nerf radial à son côté externe. Son trajet est ment décrit par une ligne qui, du milieu du pli du bras, drait en dehors jusqu'au milieu de l'espace qui sépare V styloïde radiale du tendon du grand palmaire [ûg, 16^6, B)J
Houx se bornait à inciser dans la direction de cette ligttittèv faire remonter son incision plus haut qu'à 15 millimètres Mif* de l'articulation du coude. Marjolin suivait l'artère de bas ^IM avec les doigts, faisait contracter le muscle long supinateur, ^incisait le long de son bord interne.
Ces procédés sont très-bons chez les individus maigres, ou à saillies musculaires très-prononcées. Chez les sujets chaînés de graisse, on ne peut suivre ainsi l'artère; et le procédé de Houx expose à blesser la veine médiane et à tomber trop en dedans du long supinateur, ce qui empêche de relever commodément en dehors le boni de ce muscle.
Pour éviter cet inconvénient, Lisfranc reconnaît le milieu du pli du bras; à 13 millimètres en dehors,, il marque le point de départ d'une ligne fictive qui va tomber à 8 centimètres plus bas sur If bord externe de l'avant-bras ; il incise la peau sur celte ligne, (H va chercher l'interstice musculaire en dedans. Mais à son lour,f procédé expose à tomber trop en dehors de l'interstice du ion? supinateur.
Procédé de l'auteur» — L'incision doit être faite sur le trajri d'une ligne qui, du point de départ supérieur noté par Us(nt(^ (13 miUimètres en dehors du milieu du pli du bras), se rend inlê-
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ieurement au milieu de l'espat* qui sépare l'apopliyse slvloïde ralùilc du lendon du grand palmaire.
La première incision divise la peau, et l'opéraleur doit reclierher alors si la veine médiane est en dedans ou en dehors, afin du
W. PallI ptlmiin. — *B. Arlcn'niMt. ^ KS. KlécbÏMenr lublime. —
ÈHene.-NC. SMftolitsJ.— NB.Nerf ndUI.- VR. Voinei Hd'islel. — LS.
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2SG OPËRATIOI
' Arrivé là, le chirurgien reïii le bord interne du muscle ; il a qui r.onslilue la parlie poslérii
lame est si mince, que l'arlère apparaît au travers; d'autres fdiil csl besoin de la diviser. Si alors l'arlère ne se trouve pas au nirejo du bord inleme du long supinateur, ou à quelques millîmélres plu? en dehoi's, il faut releter en dehors le muscle, jusqu'à ce qu« l'on aperçoive le nerf radial, cordon blanchaire qui ne manque jamais, et qui constitue le dernier poinl de ralliement. Explorez le d&i cdiulaire i partir de ce nerf jusque vers la ligne médiane, vous trouverez sûrement l'artère, ou vous serez en mesure d'aflinntr qu'elle est déplacée par une aDomalie.
Si l'on voulait lier la radiale près de son origine, on emploierai le mËme procédé que pour Tartèrc humérale au pli du coude.
Appi-édation. — [La ligature dans la tabatière aoalomique est une opération d'amphithéâtre. Elle serait insuffisante pour arrêter des héinorrhagies de la paume de la main. Chenervier, de Besançon, Ta pratiquée, même après avoir fail la ligature de la cubitale : l'Wmorrhagie reparut presque aussilûL Quant & la ligature de li radiale à t'avant-ltras, j'en parlerai plus loin, en même temps i[ii' de celle de la cubitale, toutes deux se prSiaut aux mêmes coD^id^ râlions thérapeutiques.]