BARSOWITE. BYTOWNITE
avec les acides. Analyses de l’indianite : 2, rouge, par Laugier; o, blanche, par Brush.
d 58 ee L g Perte Si Al Fe Ca Na aufeu.
L'indianite forme la gangue du corindon du Carnate dans l'Inde, où on la trouve accompagnée de feldspath, de hornblende, de grenat, d’épidote, de fer magnétique, etc.
Barsowite; G. Rose. Masses compactes ou granulaires se clivant assez nettement dans une direction. Cassure écailleuse. Translucide; transparente en lames minces. Structure grenue visible au microscope. Montrant par places, dans la lumière polarisée, des anneaux traversés par la barre noire caractéristique des substances à deux axes optiques. Eclat mat dans la variété compacte; faiblement nacré dans la variété granulaire. Blanc de lait; verdâtre. Dur. — 5 à 6. Dens. — 2,74 à 2,75. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords en verre bulleux. Avec la solution de cobalt, se colore en bleu. Facilement attaquable par l'acide chlorhydrique en faisant gelée. Composition voisine de celle de l’anorthite, d'après la moyenne de trois analyses faites par Varrentrapp sur Ja variété granulaire :
Si Al Ca Mg 48/71 33,90 45,29 4,54 — 99,44
La barsowite a été découverte par M. G. Rose, en blocs roulés près des lavages d’or du fleuve Barsowka dans l'Oural. Les masses compactes, d’un blanc de lait, assez tendres, renferment de nombreux cristaux de corindon bleu, avec quelques petits cristaux d’épidote et du mica blanc. Dans les masses granulaires verdâtres, plus dures que les précédentes, sont abondamment disséminés des grains de spinelle noir avec quelques lamelles de mica.
Bytownite; Thomson. Amorphe. Cassure grenue offrant des traces de clivage dans deux directions. Translucide; assez transparente en lames minces pour montrer au microscope une structure écailleuse sans action régulière sur la lumière polarisée. Eclat vitreux, un peu nacré dans la cassure. Blanc verdâtre. Dur. — 6 à 6,5. Dens. — 2,80 (Thomson); 2,73 (Hunt). Analyses; p, par Thomson, g, par Hunt.
. a z - 3 s 2 Perte Si Al Fe Ca Na Mg K aufeu.
Fe 4 g. 47,40 30,45 0,80 44,28 92,82 0,87 0,38 2,00 — 98,96
LINDSAYITE. ROSITE. 301
La bytownite, qui paraît constituer plutôt une roche qu’un minéral défini et qui se rapproche de la barsowite par la plupart de ses caractères, forme de grands blocs roulés près de Bytown, Canada Ouest. D'après M. Hunt, une roche granulaire vert bleuâtre de Perth au Canada, désignée comme bytowmite, est probablement un mélange de bytow nite et de hornblende.
Les substances suivantes sont généralement considérées comme de l’anorthite plus ou moins altérée.
Lindsayite. Linséite. Cristaux offrant l'aspect général des feldspaths , Mais ne fournissant pas des mesures assez précises pour qu'on puisse s'assurer S'ils appartiennent au prisme rhomboiïdal oblique ou au prisme doublement oblique. En admettant qu'ils dé-
rivent, comme l’anorthite, du prisme doublement oblique, les com-
binaisons observées sont : mtpat; mth!g'pat?et?:12bt/à ct
(cristaux allongés dans le sens de l’arète —); m th gt g??g po”? at et2312d1? ft? 602 ct? (cristaux semblables à la fig. 129 pl. XXII).
Les incidences mesurées approximativement donnent :
mé 120° pli ant. 4150 L at?At adj. 445° g:hA 90° o1® A1 457 2q g? 59° sur ht a hi adj. 415930" pg1 droit 90° à 95°
bil4 cils Alk° sur a1/2
Sans clivage à l’état frais. Après calcination, devient fragile et montre un clivage net suivant p. Cassure écailleuse ou inégale. Les petits cristaux ont des faces brillantes et des arêtes vives; celles des gros cristaux sont rugueuses; g! est toujours courbe. Translucide sur les bords. Noire à la surface; gris bleuâtre ou rougeätre dans la cassure fraiche. Poussière grise devenant brune par calcination. Tenace. Dur. — 3,5. Dens.— 2,79 à 2,83. Dégage beaucoup d’eau dans le matras. Traces de fluor dans le tube ouvert. Difficilement fusible au chalumeau sur les bords. La poudre se décolore dans les acides concentrés, mais elle ne s'attaque pas complétement. La lindsayite se présente en cristaux de grosseurs trèsvariables souvent fissurés et traversés par de la chalcopyrite et de la galène, à la mine de Lindsay près Orijärfvi en Finlande, avec pyrites de cuivre et de fer, pyrite ee CHQUE galène, gillingite, lépolite, Cordiérite, etc.
Rosite. Rosellan; Svanberg. Forme cristalline inconnue. Clivage net dans une direction. Cassure écailleuse. Translucide ou semi-translucide. Mate dans la cassure; éclat vitreux passant au résineux sur les plans de clivage. Rose pâle inclinant au violet et au rouge brunâtre. Poussière blanche. : Dur. —2,5. Dens. — 2,72. Dans le matras, dégage de l’eau et se décolore. Au chalumeau, fond difficilement en une scorie blanche. Se trouve en petits grains irréguliers de la grosseur d’un pois engagés dans un calcaire blanc
302 POLYARGITE. PYRRHOLITE. SUNDVIKITE.
à Âker, et dans un calcaire compacte à Baldurstad en Sôderman-
land
Polyärgite; Svanberg. Masses laminaires. Clivages inégalement faciles suivant deux directions faisant entre elles des angles de 93°et87°. Translucide; transparente en lames très-minces. Action à peine sensible sur la lumière polarisée, : Eclat un peu nacré sur la face de clivage facile. Blanche; rose; violette. Dur. = 4. Dens. — 2,768. Dégage de l'eau dans le matras. Au .chalumeau, blanchit et fond assez facilement en verre blanc bulleux. La polyargite offre, dans ses caractères physiques et chimiques, beaucoup d'analogie avec la rosite; on la rencontre en petits fragments anguleux dans un granite des environs du Tunaberg en Suède.
La pyrrholite se présente, comme la polyargite à laquelle elle ressemble beaucoup, en petités masses laminaires possédant deux clivages inclinés entre eux de 93° et 87° et dont l’un fournit des faces plus miroïtantes que l’autre. Des lames très-minces à peu près tangentes à l’arête aiguë de 87° sont assez transparentes pour montrer au microscope polarisant quelques anneaux qui annoncent uné substance faiblement biréfringente à deux axes. Couleur d’un rose violacé. Dureté un peu moindre que celle de la polyargite. Au chalumeau, blanchit et fond sur les bords en émail blanc. Se trouve dans un quartz compacte des environs de Tunaberg.
: La sundvikite offre la forme d'un feldspath; sa densité 2,10; on l'a rencontrée à Nordsundsvik, paroisse de Kimito en Finlande.
Analyses de la lindsayite : a, par Komonen, b, par Hermann; de la rosite d’Âker, c, par Svanberg; de la polyargite de Kärrgrufva près Tunaberg . d, par Svanberg, e, par A. Erdmann; de la sundvikite de Nordsundsvik en Finlande, . f, par E. Bonsdorff et Ursin.
a b c d e f Silice 41,50 42,22 4490 4413 4512 44,82 Alumine 35,29 927,55 34,50 35,11 35,64 30,70 Oxyde ferrique » 6,98 0,69 0,96 O0 »
Oxyde ferreux 1,03 2,00 » » » 3,68 Oxyde manganique D » 0192046) 0,30 4,55.
Chaux DIE » 3,595/55, 15:85 410781 Magnésie 3,56 8,85 2,45 4,43 0,26 "A548 Potasse » 3,00 6,63 6,13 6,93»
Soude D» DES 0 D » 0,67 6,78 Perte au feu 6,62 ‘7,00 6,53 5,29 4,92 3,28
ee —— —
HS substance désignée sous le nom de zéolite de Borkhult paraît aussi pouvoir être regardée comme une anorthite altérée. D’après la description d' Hisinger, elle se présente en masses amor-
phes et compactes sans clivage, à cassure inégale, semi-transparentes sur les bords, d’un violet bleuâtre clair, plus ou moins éclatantes. Elle raye le verre et fait feu au briquet. Sa dens. = 2,8. Au chalumeau, les écailles minces fondent facilement avec bouillonnement en un verre blanc translucide. Avec la solution de cobalt elle donne un verre verdâtre foncé. Son analyse a fourni à Hisinger :
Si 46,4 À1290 Ee 0,7: Ca 17,9 H39—97,2. Elle a été trouvée, avec actinote et sphène brun, dans un calcaire servant de fondant au haut-fourneau de Borkhult, paroisse d’Yxnerum dans l'Oestergôthland.
Sous le nom de cyclopite, M. Sartorius de Waltershausen a décrit de petites tables dérivant d’un prisme doubtemrent oblique, semblables aux cristaux d'anorthite et de labradorite, translucides, blanches, d'une dureté — 6, dont l'analyse indiquerait une compo-
sition voisine de celle de la meiïonite, puisqu'elle a fourni : Si 41,45
A129,83 Fe2,20 Ca 20,83 Mg0,66 Na2,32 K1,72 H1,91 — 100,92: Elles tapissent des géodes dans une roche doléritique des îles Cyelopes près Catane, et elles sont accompagnées d’analcime, des mésolite, de comptonite, d'augite, d’asbeste et de grenat,
. LABRADORITE. Labrador; Werner. Feldspath opalin:; Haüy. Edler Feldspath; Haussmann. Labradorstein; Blumenbach. Labrador felspar ; Phillips. Polychromatischer Feld-Spath; Mohs.
Prisme doublement oblique de 121°37', b:c:h::1000 : 986,576 : 454,870 D —356,074 d— 529,938. Angle plan de la base — 116° 29/5”:
Angle plan de m = 105°33'44". à
Angle plan de é — 101°47 55”.
‘ ANGLES MESURÉS ; ANGLES MESURÉS
ANGLES CALCULÉS. matienac, ‘ ANGLES CALCULÉS. pet [ mt 124037/ » pm ant. 440°50/ A4400/
mg adj. 147°30/ 117230" pci? adj. 426°28’ 125935"
Ég adj: 420°53' »
mu A25°0' macle » pt ant. 413°34/ »
13 11844" macle » pb1? adj. 422°42/ 122°30"
#pu12 adj. 98°58/ 9858 *at2yi gau. 90°20° 90°20/
all 359 A79°20’ sort. »
| <pgt gau. 86°40/ 86°40/ pg1 droit 93°20’ > 12 1 gau. 4440457 A14°40" * pu 473°20/ rentr'. ee. 18 gi gau. 6300’ 63°30/?
.. - ANGLES MESURÉS; ANGLES MESURÉS ; ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS.
MARIGNAC, MARIGNAC.
mb12 sup. 80°52’ » tc12 sup. 84°12/ 2 1® ma sup. #3°19/ » ; Lai? sup. 44°48' 44°45' *ma12 inf. 136°41" 436041! | éat® inf. 435249 13545 L b12a12 adj. 14227 149030’ a2c12 adj. 440°36/ 440°20!
Combinaisons de formes observées : g!pa!/?; m g'tp a'/?c?, dans des macles, fig. 135 et 136 pl. XXII, még'pat?b'?c?. Macles très-habituelles. 4° Plan d'assemblage parallèle et axe de révolution normal à g!, fig. 135 et 136. 2 Plan d'assemblage parallèle à p et axe de révolution parallèle à l’axe de la zone p a*”?. Quelquefois deux cristaux maclés suivant la première loi se pénètrent de manière à ce que l’un d'eux paraît avoir subi une seconde révolution
; autour d'un axe parallèle à l'arète Ÿ et ils montrent la disposition si fréquente dans l’orthose, représentée fig. 150 pl. XXV. Les variétés laminaires se composent en général d’une série de strates minces maclées parallèlement à g! ou à p, ce qui produit sur les plans de clivage des cannelures caractéristiques parallèles à l’arête d’intersec-
tion LE. Clivage facile suivant p, moins facile suivant gi; traces
suivant m. Cassure imparfaitement conchoïdale, inégale ou écailleuse. Les cristaux de l’Etna sur lesquels M. Marignac a pris ses mesures ont la plupart de leurs faces unies et miroitantes, mais les nombreux enchevêtrements qu'ils offrent indépendamment des macles régulières, rendent difficile la détermination exacte de leurs incidences. Translucide; transparent en lames minces. Propriétés optiques biréfringentes analogues à celles de l’anorthite et de l'albite, mais dont la manifestation est troublée par la présence des lames héfitropes. Eclat vitreux un peu nacré sur les faces du clivage facile; résineux dans la cassure. Gris de diverses nuances passant au blanc, au jaune, au rouge, au vert; gris de cendre, rouge de chair. Certains échantillons montrent, dans la direction de g*, des reflets chatoyants très-vifs, souvent métalloides, où dominent le bleu, le vert, le jaune et le rouge. Ces reflets paraissent dus à un phénomène de réseaux dont la formation n’a pas encore recu d'explication bien satisfaisante. Si l’on examine ceux qui se produisent dans une lame polie parallèlement à g! en l’inclinant successivement à droite et à gauche autour d’un axe très-légèrement
oblique à cette face, se projetant dans l’angle obtus des arètes
m et À et coupant la première sous un angle d'environ 75°, on trouve
un effet maximum de chatoiement dans deux positions situées à 48° ou 50° l’une de l’autre et dissymétriques par rapport à g'. Dans des