‹ Manuel de minéralogieChapitre 113 sur 159 · KAOLIN · texte numérisé non relu

KAOLIN

gences qui existent entre les résultats obtenus par divers chimietes tiennent probablement au mode de formation du kaolin lui-même.

Analyses : de l’orthose décomposé, a, blanc, assez tendre, du porporphyre de l’Auerberg près Stolberg au Hartz, par Rammelsberg; b, du granite de Karlsbad, par Crasso; du kaolin, c, d’Aue près Schneeberg; d, de Seilitz près Meissen en Saxe; e, de Saint-Yrieix, Haute-Vienne, toutes trois par Forchammer; f, de Saint-Stephens en Cornwall, par Boase; g, de Tong-Kang, k, de Sy-Kang, en Chine, par Ebelmen et Salvétat.

a b c d e Î g k Silice … 66,26 54,17 46,53 46,16 48,68 43,32 850,5 55,3 Alumine 16,98 29,93 39,47 36,37 36,92 41,68 33,7 30,3 Oxyde ferrique 0,31 - 1,22 » 122% :>0% » 4,8 2,0 Potasse 14,42 L,67 » » » » EU Soude 0,20 0,41 » » 0,58 » » an Chaux 0,23 0,59 » » » » » »

Magnésie 0,114 0,46 » » 0,52; : A0 OS PRO Eau 1,99 8,51 43,97 413,61 13,13 43,70 41,2 8,2 Carbonate de chaux » » 0,34 4,470 » » » »

———— ee ee = ——

Le kaolin existe fréquemment dans toutes les contrées granitiques, mais il est rarement assez pur pour offrir la blancheur et l'infusibilité nécessaires à la fabrication de la porcelaine. Les plus renommés sous ce rapport sont ceux de Saint-Yrieix département de la Haute-Vienne en France, ceux de Meissen en Saxe et ceux de Chine. On nomme petuntsé (pe-tun-tsé des Chinois), une roche feldspathique quartzeuse qui accompagne le kaolin.

L'orthose est encore susceptible de se convertir en une matière stéatiteuse ou en un mélange mécanique de silicate d’alumine, de carbonate de chaux et de peroxyde de fer. Les vapeurs acides qui se dégagent des solfatares peuvent aussi le décomposer et le traasformer en une substance alunifère. Enfin les infiltrations d'eaux froides ou chaudes chargées d'acide carbonique ou de petites quantités d’alcalis l'altèrent plus ou moins profondément.

L'orthose se forme quelquefois dans les opérations métallurgiques. On a trouvé des cristaux offrant la combinaison m g'pata?, d’un rouge pâle ou violet, dans les hauts-fourneaux à cuivre du Mansfeld. M. Hausmann fils a aussi observé, dans un haut-fourneau à fer de Josephshütte près Stolberg au Hartz, des cristaux composés des faces m A! q° g! p, facilement clivables suivant p et g!, simples ou maclés parallèlement à p, comme l'indique la fig. 148 et ayantla plus grande ressemblance avec l’adulaire du Saint-Gothard. Enfin on en a rencontré dans les hauts-fourneaux de Sangerhausen et de Kreutzhütite près Laimbach. Outre la macle parallèle à p, ges cris-

taux offrent aussi l'assemblage parallèle à e‘? si fréquent dans l’orthose de Baveno.

HYALOPHANE. PÉTROSILEX. 345

HYALOPHANE. M. Sartorius de Waltershausen a donné ce nom à un minéral qu’à l’œil il est impossible de distinguer de certains adulaires. Ses cristaux offrent les combinaisons de formes mpa!, mg" p a!, avec des incidences à peu près identiques à celles de l’orthosé. Clivage très-net suivant p, moins net suivant g!. Transparent par places; nuageux et translucide en d’autres places. Plan des axes optiques parallèle à la diagonale horizontale dans les échantillons que j'ai examinés. Bissectrice aiguë négative faisant, comme dans l’adulaire, pour la lumière blanche, un angle de 5 à 6° avee la diagonale inclinée et un angle de 111 à 110° avec l’arête antérieure

Ecartement des axes variant d’une plage à la plage voisine et

se modifiant par la chaleur. Le minimum que j'aie trouvé pour les axes rouges a êté 2E — 60°, à 20°C. Dispersion des axes notable. Dispersion horizontale très-sensible. Incolore ou blanc laiteux. Dur. — 6 à 6,5. Dens. — 2,77 à 2,80. Au chalumeau, difficilement fusible en verre bulleux. A peine attaqué par les acides. Les résultats analytiques obtenus par M. Stockar-Escher sont venus confirmer ceux de M. Uhrlaub et ils semblent prouver que la composition se rapporte à la formule de l’andésine et de l’amphigène,

R, Al, Si: R comprenant de la baryte, de la potasse et de la soude. La moyenne de deux analyses faites par M. Stockar-Escher

sur des fragments transparents, triés avec soin, a donné : Si 52,67

A124,42 Ba15,05 K7,82 Na2,14 Ca 0,46 Mg 0,04 H 0,58 = 99,88. L'hyalophane n’a été trouvé jusqu'ici qu'en petits cristaux engagés dans la dolomie grenue, avec barytine blanche en lamelles très-minces, quartz incolore, tourmaline verdâtre, mica argentin, pyrite, réalgar, Dufrénoysite et blende jaune, près Imfeld dans la vallée de Binnen en Valais. Il est probable qu’on doit le regarder comme une variété distincte de feldspath barytique.

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