GONE
Groënland, par Utendôürffer; e, vert, avec pyrite magnétique, de Bo-
denmais, par Potyka; de la Murchisonite de Dawlish, À, par Phillips.
y Z œ (o + Ô £ À Silice 64,00 67,10 65,18 66,03 65,55 66,9 63,12 «68,6 Alumine 19,43 47,83 49,99 49,7 47,99 47,8 19,78 46,6 Oxyde ferrique » » 0,63 0,31 » 05 Fe1,51 »
Potasse AE81 13,50 7,03 6,96 4374 8,3. 49,57 AA Soude » » 7,08 6,83 14,54 6,5 2,14,»
Chaux 0,42 0,50 0,48 0,20 4,50 - 0,6 0,65 »
Magnésie 0,20 » » » » SD 0,13 »
Perte au feu A1% 4,07 0,38 0,21 » » » »
100,00 400,00 400,77 99,71 100,32 100,6 99,87 100,0 Densité : » » » 2,58 92,575 2,584à2,598 2,604 2,509
D'après M. Mitscherlich fils (1), la plupart des feldspaths renfer-
meraient une petite quantité de baryte; il en a trouvé :
0,45 p. 100 dans l'adulaire du Saint-Gothard;
4,37 » dans l’orthose du Hohenfels près Trèves: 0,79 » dans l’orthose de Kempenich près Coblentz; 4,37 » dans l’orthose vitreux de Rockeskyll, Eifel; 2,33 » dans l’orthose de Rieden en Bavière.
L’orthose vitreux de Wehr dans l’Eifel, traité par l'acide fluorhydrique, m’a donné une dissolution parfaitement limpide que l’addition de l’acide sulfurique n’a point troublée et qui renfermait 13,4 p.100 de potasse et 3,6 p. 100 de soude.
L'orthose, en cristaux plus ou moins nets, en masses cristallines laminaires ou granulaires, constitue l’un des éléments essentiels d'un grand nombre de roches abondamment répandues à la surface de la terre et dont les principales sont : les granites (pegmatites,
‘ranite graphique. granitelle, miascite, etc.), les syénites. les gneiss, : D pniq 5 0 , | , 1 o ‘
certains porphyres, quelques conglomérats tels que grauwackes, arkoses, etc. Associé à divers autres minéraux, il forme de petites couches subordonnées dans les schistes cristallins, dans les dépôts de fer oxydulé et de quelques autres minerais métallifères, Ses cristaux accompagnés de quartz, de mica, de tourmaline, de topaze, d'émeraude, de sphène, de ripidolite, ete., tapissent quelquefois des druses au milieu du granite, de la syénite, etc., ou des fentes dans des filons. Le granite graphique offre une interposition régulière de cristaux de quartz dans du feldspath laminaire. On trouve à Baveno près du lac Majeur, au Cavalierberg près Hirschberg en Silésie, et à Pftsch en Tyrol, des associations de cristaux d’orthose et d'albite ou de périkline: tantôt des cristaux simples ou maclés d'orthose d'un rose de chair sont entourés ou recouverts par des
(4) Journal für praklische Chemie, ann. 4860, t. LXXXI.
hs sr. in AS
PIERRE DES AMAZONES. ADULAIRE,. 599 cristaux macles d’albite blanche, le contact ayant lieu parles plans g!
de chaque espèce, et les arêtes verticales = de l’une étant parallèles
Ve 0 À s AE A aux arêtes ni de l’autre; tantôt ce sont les cristaux de périkline ou
d'albite qui supportent sur leurs faces p et g! de petits cristaux d'orthose appliqués par leurs faces correspondantes et alignés parallèlement les uns aux autres. L’orthose et l’oligoclase sont aussi mélangés fréquemment dans les granites, et en général, les cristaux d'orthose sont entourés par les masses d'oligoclase, comme dans le rapakivi de Finlande. Les cristaux d’orthose (Pegmatolith de Breithaupt) les plus remarquables par la netteté de leurs formes, leur grosseur, leurs macles ou leurs associations, viennent de Baveno près du lac Majeur; de l’île d'Elbe; des Morne mountains en Irlande; de Lomnitz en Silésie; de Karlsbad et d'Elbogen en Bohème; d'Ochsenkopf, des environs de Kossein, de Kirchenlamitz, etc., dans le Fichtelgebirge; d'Elgersburg dans le Thuringer Wald; d'Ilmenau en Thuringe; d’Ilsenstein près Ilsenburg et de l’'Auerberg près Stolberg au Hartz; d'Alabaschka près Mursinsk et de divers autres points dans l’Oural; des environs de Rio-Janeiro au Brésil; de la Clayette, département de Saône-et-Loire; de Saint-Pardoux, de Vic-le-Comte et du Puy de la Courtade en Auvergne; des environs de Montbrison, département de la Loire; de la partie supérieure de la vallée de Héas, Hautes-Pyrénées (petits cristaux noirs offrant la forme mp, engagés dans un calcaire bitumineux) 15 des environs de Seix, département de l’Ariége (cristaux associés à Ja couseranite vitreuse dans un calcaire gris noirâtre); de Rossie, comté de Saint-Laurent, de Warwick, d'Amity et d'Edenville. comté d'Orange, Etat de New-York; de Haddam, de Middletown, de Lichtfield en Connecticut; de Leiperville en Pennsÿlvanie; de la mine Washington, comté Davidson, dans la Caroline du Nord; du lac Supérieur (petits cristaux roses de la forme mp, offrant des groupements cruciformes composés de quatre individus assemblés deux à deux suivant une face a et associés à du quartz, de l’épidote, de la prehnite, etc., dans les amphibolites qui renferment le cuivre natif); de la route entre Santa Isabel et San Pasquale, comté de San Diego en Californie; etc., ete. La pierre des amazones, en cristaux ou en masses lamellaires d’une couleur vert de gri, se rencontre surtout dans les granites de Tschebarkul à l’est du lac Imen: Le nom d’adulaire s'applique à des cristaux transparents ou fortement translucides, incolores, à
éclat vitreux très-prononcé, dont les plus beaux échantillons sé trouvent dans les gneiss et les schistes chloriteux, au Saint-Gothard:
a Viesch en Valais: a Rauris en Salzbourg; en Tyrol, au Greiner el au Rothenkopf dans le Zillerthal, au Wildkreuzjoch dans le Pfitschthal, à Ahrn dans le Pusterthal ; aux environs de Baréges, Hautes- Pyrénées; aux environs de Saint-Christophe en Oisans et en divers points du Dauphiné; à Arendal et à Konsberg en Norwège; à Tintagel en Cornwall; au Snowdon en CabrnaNonghire ; dans le gra-
510 LOXOCLASE. CHESTERLITE. PERTHITE. SANIDINE.
nite, à Sanick en Écosse ; à l’île d'Arran; aux environs de Dresde en Saxe; à l’île de Naxos; à Greenfield, comté de Saratoga, New-York, etc. Le loxoclase de Breithaupt est un orthose grisàtre en cristaux ternes, allongés dans le sens de la diagonale inclinée de la base, offrant ordinairement la combinaison des formes mgg'p o'?a?% avec pet g' dominantes; il contient deux fois plus de soude que de potasse, et on le rencontre avec apatite et zircon aux environs des moulins De Long, dans la ville de Hammond, Etat de New-York. Ses axes optiques sont situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale de la base, et leur bissectrice aiguë fait avec la diagonale inclinée un angle d'environ 5° comme dans l’orthose. Leur écartement réel est très-voisin de 90°, car j'ai trouvé dans deux plaques normales aux deux bissectrices :
AA a om (02000 Lo (87/86 rav roues Bissectrice aiguë; 2H — | 91e 4 ON — 85°52! ray. blens.
Nr ; __ ( 9769! (92924! ray. rouges, Bissectrice obtuse ; 2H — À 100010! QV=— 94 8! ray. bleus.
La valeur approximative de l'indice moyen déduite de ces nom-
bres est :
set Â,53 ray. rouges,
AE (1,55 ray. bleus.
La chesterlite de Chester, comté Delaware en Pennsylvanie, se présente en cristaux souvent implantés dans la dolomie, ayant quelquefois plus d’un pouce de largeur, clivables suivant deux directions rectangulaires correspondant à p et à g! et maclés parallèlemeut à p ou à e!”?, avec des stries qui les ont fait rapporter par quelques minéralogistes à l’oligoclase ou à l’albite. La perthite de Thomson est un orthose rose de chair mélangé de bandes brunes, à éclat vitreux un peu nacré, à reflets aventurinés, de Bathurst au Canada. Le feldspath vitreux ou sanidine offre des cristaux souvent maclés, translucides ou presque opaques, blancs ou grisâtres, pénétrés par diverses substances étrangères, très-fendillés et très-fragiles ; ils sont ordinairement empâtés dans les domites du puy de Sancy, du puy de Pouzet, du Mont Dore, etc., en Auvergne; dans les trachytes et les conglomérats trachytiques du Drachenfels, du Langenberg, du Pappelsberg, etc., Siebengebirge, de Schemnitz en Hongrie, du Gleichenberg en Styrie, des monts Euganéens, de l'Epomeo à Ischia, de l’ile de Milo, du Kamtschatka, du Tiro de los Guanches, de Toluco, etc., au Mexique; dans les dolérites de l'Eichelberg près Rottweil, de l’Oberbergen, etc., duché de Bade; dans les basaltes de Hohenhagen, entre Gôttingen et Münden (d’après une analyse de Schnedermann, cette variété paraît être de l’oligoclase), du Falkenberg, Siebengebirge, de l’île de Skye; dans les conglomérats basaltiques du Dôrenberg près Cassel; dans les phonolites du Kleinsassen, Rhôngebirce, et de Kostenblatt en Bohème; dans les laves trachytiques du Monte Amiata (formant la partie essentielle
CE
EISSPATH. PIERRE DE LUNE. MICROCLINE. 541
d'une roche nommée Wekrolith ou Sasso-Morto), de Viterbe, de Pouzzoles près Naples et de l’île d'Ischia; dans les laves poreuses et dans les ponces du Vésuve, de l'Efna, d'Ischia, de l’île Pantellaria, de l’Islande, du Mexique; dans les tufs volcaniques des environs de Rome, des Champs Phlégréens, etc.; dans des pechstein et des obsidiennes de l’île d'Arran, -de l’île de Rum, d'Islande, du Cantal, etc.; dans des blocs rejetés au Vésuve, au lac de Laach, etc. Cest à Wehr et à Rockeskyll dans l’Eifel qu'on rencontre, en cristaux ou en fragments eristallins disséminés au milieu des sables volcaniques, la belle variété sur laquelle j'ai fait la plupart de mes observations thermo-optiques. La limpidite, l'homogénéité et l’inaltérabilité au feu de ces cristaux ne permet pas de les regarder comme ayant été formés dans les mêmes circonstances que ceux des conglomérats
trachytiques qui deviennent presque complétement opaques par une légère calcination. L’eisspath ou Ice Spar, en petits cristaux fortement aplatis suivant g' ou en petites masses vitreuses transparentes, se trouve à la Somma, Vésuve. D’après de nouvelles observations de M. G. Rose, l'analyse du rhyacolite, publiée autrefois par ce savant, avait été faite par erreur sur un mélange d’orthose et de néphéline, et le nom de rhyacolite (Rhyakolith) doit être rayé de la nomenclature. La pierre de lune (Moonstone) caractérisée par un beau reflet nacré d’un blanc bleuâtre, forme de petites masses laminaires fragiles et facilement clivables dans deux directions rectangulaires, au milieu des granites de Ceylan. L'’orthose opalisant (Mikroklin de Breithaupt) est rarement en cristaux offrant la combinaison mg'pa! et arrondis sur les bords; ordinairement il se présente en masses lamellaires elivables suivant p et g° sous un angle de 90° {90° 22’ Breithaupt). La variété grise à reflet opalin, de Norwège, a ses axes optiques situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale de la base, comme l’adulaire; leur bissectrice aiguë négative fait, pour la lumière blanche, un angle d'environ 40°25' avec la diagonale inclinée et un angle de
” , CE r HSE , ?
105°42" avec l’arête antérieure A j'ai trouvé pour l’écartement ap-
parent dans une plaque très-chatoyante de Fredrikswärn, à 20° C., 2E — 132°2' axes rouges, 127° 58 axes bleus. En chauffant la plaque, les axes se rapprochent sensiblement. Le reflet opalin, d’une jolie couleur bleue, paraît avoir son maximum d'éclat dans un plan perpendiculaire à g! et dont l'incidence sur p est d'environ 111°30/; je n'ai jamais pu obtenir le troisième clivage qui d’après quelques auteurs serait incliné d'environ 106° sur la base. Outre les variétés chatoyantes de la syénite zirconienne de Fredrikswärn, de Laurvig et de Brevig en Norwège, M. Breithaupt rapporte au microcline, un feldspath de la mine Forbiôrnsbô près Arendal, celui de quelques syénites de la vallée dite Plauenscher Grund près Dresde, celui de la miascite de l'Oural, celui de Kangerdluarsuk au Groënland, et un orthose de PBodenmais en Bavière, rarement en cristaux, ordinairement en masses lamellaires d’un vert sombre, fortement translu-
342 MURCHISONITE. ÉRYTHRITE. NÉCRONITE. WEISSIGITE,
cides, mélangées d’oligoclase de la mème couleur, de pyrite magnétique, de chalcopyrite, de quartz, de Cordiérite, de blende et de mica noir. Ces masses m'ont offert deux clivages très-nets suivant p et g' et un troisième un peu moins net suivant m, avec les incidences : mgi—120° 15", p g'=90°, pm=— 11220’. Leurs axes optiques sont situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale et leur écartement apparent mesuré à 21° C. est d'environ 97°24 pour les rayons rouges. La Murchisonite de Lévy ne se distingue de l’orthose, dont elle possède les deux clivages faciles parallèles à p et à g!, l'éclat vitreux et la composition, que parce qu’elle offre un troisième clivage, moins facile que les deux autres, mais encore très-net, perpendiculaire à g! et faisant avec la base un angle de 106° 50’ : ce clivage parait correspondre à la modification a!/, inobservée jusqu'ici dans l’orthose et qui donne, pa!” adj. = 73°13' aT ht = 170° 40" p a!/7—106°47 sur L!'. La substance, légèrement altérée comme la pierre de lune, offre un mélange de parties transparentes et de parties presque opaques; sur le clivage difficile, on remarque des reflets chatoyants argentins ou d’un jaune d'or, répandus tantôt uniformément, tantôt par taches irrégulières et ayant une certaine analogie avec ceux de la pierre de soleil. Dans une plaque mince polie à peu près parallèlement au clivage difficile et presque exactement normale à la bissectrice arguë, j'ai trouvé que les axes optiques étaient orientés suivant un plan parallèle à la diagonale horizontale de la base et que leur écartement apparent à 24° C, était de 46° pour les rayons rouges, avec une dispersion assez faible, En chauffant la plaque, les axes de toutes couleurs se rapprochent un peu et vers 200°, les violets sont presque réunis. On la rencontre en petites masses laminaires d’un blanc rougeûtre dans les conglomérats du nouveau grès rouge de Dawlish, et en cristaux arrondis souvent
hémitropes autour d’un axe parallèle à l’arête 7 comme le montre
la fig. 150 pl. XXV, au milieu des conglomérats d'Heavitree près Exeter en Devonshire; d’après Lévy, les bases des deux individus accolés dans ces macles font entre elles un angle de 128° environ (le calcul indique 127°46'). J'ai observé un plan de clivage net quoique interrompu, faisant avec la base un angle de 106° 40’ comme celui qui caractérise la Murchisonite et offrant un beau reflet chatoyani jaune, dans une masse d'orthose laminaire blane, translucide, de localité inconnue. L’érythrite de Thomson est un orthose rouge de chair, d’une dens. — 2,541, contenant 3 p. 100 de magnésie, qui a été trouvé dans une amygdaloïde de la chaussée des Géants en Irlande. Le nécronite est un feldspath compacte à cassure esquilleuse, d’un gris bleuâtre, qui développe une odeur fétide par le frottement. La weissigite de M. Jenzsch est un feldspath en petits cristaux maclés offrant les clivages de l’orthose, d'une couleur rosée ou blanchâtre, d'une dens. — 2,538 à 2,546
qui contient, d’après une analyse de M. Jenzsch : Si 64,5 À 47.0
LASURFELDSPATH. KAOLIN. 345
K 14,6 Naetli 2,2 Mg 0,9 Perte au feu 0,8— 100,0. Elle est engagée dans la pâte d’un amygdalophyre de Weissig près Dresde en Saxe, et elle paraît quelquefois pseudomorphoser la laumonite. M. Nordenskiôld a nommé Lasurfeldspath une substance clivable comme l’orthose, mate dans la cassure, d’une dur. — 6, d'une dens. = 2,597, qui donne un peu d'humidité dans le tube, qui fond difficilement en un verre blanc semi-transparent, et qui accompagne l’outremer du lac Baïkal.
L'orthose en très-petits cristaux plus ou moins distincts remplace quelques minéraux parmi lesquels on peut citer : l’'amphigène, au Vésuve; la Laumonite, à Kilpatrick Hills près Dumbarton en Ecosse et à Weissig en Saxe; la prehnite, à Kilpatrick Hills ; l'analcime, à Calton Hill près Edimbourg. Il est lui-même quelquefois remplacé en tout ou en partie par du mica potassique à deux axes.
De tous les feldspaths, l’orthose est celui qui se décompose le plus facilement sous l'influence de l’eau et de l’acide carbonique de l'air, La décomposition est plus ou moins superficielle comme dans la pierre de lune et les cristaux de quelques porphyres, ou bien, par des causes encore peu connues, elle amène le développement successif d'un silicate de potasse soluble dans l’eau qui disparaît peu à peu et laisse un silicate d’alumine hydraté connu sous le nom de kaolin. Les cristaux qui éprouvent cette transformation perdent d'abord leur éclat, leur transparence, leur couleur et leur dureté et ils se transforment en une masse terreuse souvent mélangée de parties dures inaltérées, La décomposition s'étend ordinairement de l'extérieur à l'intérieur; cependant d’après Struve, le contraire paraît avoir lieu dans quelques cas fort rares. On trouve en Cornwall de beaux cristaux simples ou maclés dont la forme extérieure est parfaitement conservée et qui sont entièrement remplacés par une matière argileuse micacée pénétrée de grains de cassitérile plus ou moins abondants. Brongniart a signalé dans des roches granitoides de Schneeberg en Saxe, du kaolin moulé sur des cristaux de feldspath, et d’après Paillette, il en existe de semblable dans les trachytes du cap de Gate en Espagne.
Le kaolin (Porzellanthon, Porzellanerde), pour présenter une composition à peu près homogène, doit être séparé par le lavage des grains de feldspath, de quartz et de mica avec lesquels il constitue les roches kaoliniques. A l’état de pureté il est infusible au chalumeau, et par la calcination il éprouve un retrait considérable. Sa dens. — 2,21 à 2,26. IL n’est attaqué que par l'acide sulfurique à chaud. D’après Brongniart et Malaguti, quelques kaolins abandonnent une certaine proportion de silice lorsqu'on les fait bouillir avec une solution de potasse; mais suivant Rammelsberg, le silicate d’alumine lui-même se dissout dans cette opération et il ne reste qu’un peu de Silice mélangée à l’état de quartz
La plupart des analyses se rapprochent de la formule Àl Si? + 2H qui donne : Silire 46,32 Alumine 39,78 Eau 13,90, Les diver-