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2— (07h19 19) — gs k—(b12B1# 1) ( = (bb) = ay
Uo) 2 — (12614 13) y— (Hi DIT A 18) e v—(#1612h1)— a;
Combinaisons de formes observées : mp; mpal; mhtp; mh°h p; mhk?h!pat, dans l’'émeraude et le béryl; m h? M p at bt b'?, fig. 106 pl. XVIII, mpatb'b®%5; mpa'b'vz; mpalz, dans des émeraudes de Muso; mpa at, fig. 107; mp a" ou a'S at bte, dans des béryls verdâtres du Brésil; m h! pat b!b?2, fig. 108 pl XIX; mhpalbl; mpatbt;, mpatb"?; mpatb0?2) béryls des bords de l’Urulga en Sibérie; mbt; mh?patbtb'?; mh'pa! bo6; mp a btb?%; mpatbt*b1, béryls de Mursinka près Katharinenburg; mhp; mpb'; mp at b"?%, béryls d'Adun-Tschilon en Sibérie, mp a bt bb va, béryl de-Sibérie d’après Naumann, etc. Mes mesures d’angles ont été prises sur des émeraudes de Muso et sur des béryls du Brésil; celles de M. de Kokscharow l'ont été sur des cristaux provenant de diverses localités de l’Oural. Quelques cristaux de Mursinka paraissent hémimorphes, et tandis que l’un de leurs sommets se compose des formes pat b!, l’autre ne
présente qu’une large base sans troncatures ou portant a! sur trois de ses angles alternes. Les faces m et h!, assez unies dans l’émeraude, sont en général striées parallèlement à leur intersection mutuelle dans le béryl; 2°, a" ou a5, v et w sont souvent arrondies; bt et b"? sont un peu ondulées ou creuses; les plus unies et les plus miroitantes sont p et at. Dans le béryl, les diverses faces des sommets ont presque toujours des étendues très-inégales; plusieurs des dispositions dissymétriques qu'affectent ses cristaux ont été figurées d’après nature par M. de Kokscharow dans ses « Materialen zur Mineralogie Russlands ». Clivage assez net suivant p, moins net et interrompu suivant m. Cassure conchoïdale ou inégale. Transparente; translucide; opaque ou nuageuse. Structure intérieure fibreuse et hétérogène. Double réfraction peu énergique à un axe négatif. Les plaques, parallèles à la base des cristaux d’émeraude et surtout de béryl, offrent dans la lumière polarisée des séries de plages où.les anneaux colorés et la croix noire sont plus ou moins disloqués, ce qui leur donne parfois l'apparence d’une substance à deux axes optiques. J'ai trouvé pour les rayons verts les indices suivants :
w —1,5841 e—1,5780 émeraude de Muso parfaitement pure, d’un très-beau vert.
w—1,5796 :—1,5738 émeraude de Muso d'un vert moins riche, avec gercures intérieures.
w—1,5771 e—1,5720 béryl de l'ile d'Elbe, parfaitement pur et limpide.
w—1,5715 e—1,51721 béryl de l’île d'Elbe, transparent, légèrement rosé.
w—1,5820 :—1,5765 aigue-marine de Sibérie, parfaitement pure, d’un vert jaunâtre très-pâle.
M. Heusser a obtenu pour le béryl:w—1,57513 e—1,57068 ray. verts.
Si l’on regarde un point lumineux à travers certaines plaques trèsfibreuses de béryl, taillées perpendiculairement à l’axe, on voit nettement le phénomène du cercle parhélique. Eclat vitreux. D'un vert caractéristique plus ou moins riche, passant quelquefois au vert d'herbe, au vert céladon ou au blanc verdâtre (émeraude); incolore, rose, jaune pâle, jaune de miel, vert olive, vert jaunâtre, vert pomme pâle, bleu de ciel (béryl); vert bleuâtre (aiguemarine). Dichroisme plus ou moins marqué. Poussière blanche. Les beaux cristaux d'émeraude de Muso sont fragiles et souvent gercés à l'intérieur. Dur. —7,5à8. Dens. — 2,67 (émeraude de Muso, d'après M. Léwy); 2,74 à 2,75 (émeraude de Sibérie); 2,68 à 2,72 (béryls de diverses localités de Sibérie), d’après M. de Kokscharow.
Au chalumeau, fond difficilement sur les bords en une scorie bul-
leuse. Avec le borax, l'émeraude donne une perle verdâtre pâle et
rl dti
le béryl un verre incolore. Calcinée au rouge sombre, l'émeraude devient blanche et opaque et sur 100 parties, elle perd en moyenne, d'après M. Léwy : Eau 1,66, matière organique 0,12. Cette matière organique se compose de 0,03 à 0,05 d'hydrogène et de 0,09 à 0,06 de carbone. C’est probablement à sa présence qu'est due la couleur verte de l'émeraude, car il résulte des analyses de M. Léwy que les petites variations dans les proportions d'hydrogène et de carbone correspondent à l'intensité de la couleur des échantillons analysés, et que les plus belles émeraudes de Muso ne renferment que des traces d'oxyde de chrome. Inattaquable par les acides.
Al, GP, Si6: Silice 66,81 Alumine 19,42 Glucine 14,07.
Analyses de l’émeraude : de Muso, a, par Léwy (moyenne de deux opérations); b, par Schlieper; de l’'Heubaehthal en Pinzgau, c, par Hofmeister; du béryl, d, de Sibérie, par Klaproth; e, de Fossum en Norwège, par Scheerer; f, de Broddbo près Fahlun, par , Berzélius; g, des environs de Limoges, par Vauquelin ; h, de Zwiesel en Bavière (échantillons un peu altérés), par Rammelsberg,
a d € d e f q h Silice 67,9 69,51 66,22 6@6,48 67,00 68,35 67,4 65,17 Alumine 17,9 44,49 46,36 16,75 19,64 17,60 416,1 477 Oxyde ferrique » » 1,63 0,60 0,53 0,72 Fe07 2,62 Oxyde de chrome trace trace » » » » » »
Glucine 12,4 15,41 12,79 5,50 42,56 143,13 13,3 12,70. Magnésie 0,9 1.64 0,83 » 0,18 » » 0,30 Chaux » 4 0,78 » » » 0,5 2,00 Soude 0,7 » » » » Ta 0,72 » H 0,10
99,8 101,05 98,61 99,30 99,91 100,52 98,0 100,06 Densité : 2,67 » 2,63 » » » » 2,745
L’émeraude et le béryl se trouvent principalement en cristaux tapissant des géodes et des filons, ou engagés dans diverses roches cristallines telles que granites, gneiss, micaschistes et taleschistes. Les cristaux d’émeraude les plus renommés par leur transparence et leur belle couleur sont disséminés avec cristaux de calcaire blane, de quartz, de pyrite et de Parisite, au milieu d’un calcaire bitumineux très-fossilifère et de schistes noirs appartenant au terrain néocomien, à la mine de Muso et en quelques points environnants auprès de Bogola dans la Nouvelle-Grenade. L'un des plus gros cristaux connus appartient au duc de Devonshire; il a 6 centimètres de hauteur sur 4°°*-,5 de diamètre, et malgré cette dimension, sa forme et sa couleur sont d’une rare perfection. Des cristaux d’un assez beau vert, mais généralement peu transparents où nuageux, forment des nodules empâtés dans le micaschiste, sur la rive droite de la rivière Tokowoïa, à l’ouest de Katharinenburg en Sibérie, avec phénacite, cymophane, apatite, rutile, fluorine, etc.; dans l’Heu-
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bachthal en Salzbourg ; au Mont Zabara ou Zabareh , Haute-Egypte. Selon toute probabilité, ce sont les mines de cette dernière localité qui ont fourni la plupart des émeraudes connues depuis l'antiquité jusqu’à la conquête du Pérou par les Espagnols.
L’aigue-marine d'un vert d’eau et les béryls les plus recherchés pour la joaillerie proviennent principalement du Rio San-Matteo au Brésil et de Canjargum dans l’'Hindoustan. On en trouve de remarquables par leur couleur, leur transparence et leurs dimensions colossales, en différents points de la Sibérie, et notamment à la mine d'émeraudes de la rivière Tokowoïia, aux villages de Mursinka et de Schaitanka près Katharinenburg ; sur la côte Est du lac Ilmen près des usines de Miask, dans des filons de quartz, avec feldspath vert et topaze; aux monts Adun-Tschilon, avec cristaux de topaze et de quartz enfumé, dans une roche de quartz et de topaze (fopazfels); sur les bords de la rivière Urulga, près des villages de Semenowaja, de Kiberejewskaja et en beaucoup d’autres points au nord de la chaîne de Borschtschowotschnoiï, dans le cercle de Nertschinsk; aux monts Tigeretz (Tigeretzker-Bjelki) dans l’Altaï {cristaux d’un bleu de ciel ou d’un bleu verdâtre de la forme » p b!, ayant quelquefois 4 mètre de long sur 0,15 de diamètre). Les autres gisements sont: l’île d'Elbe (cristaux transparents incolores ou rosés, très-éclatants, implantés avec tourmalines sur le granite); les filons d’étain d'Ehrenfriedersdorf en Saxe, et de Schlaggenwald en Bohême; les granites de Rabenstein, de Zwiesel, de Sägemühl près Tirschenreuth et €e Schwarzenbach en Bavière; le Rathausberg en Salzbourg; les pegmatites de la Vilate, de Chanteloube, de Bessine, etc., près Limoges, département de la Haute-Vienne (cristaux et masses cristallines translucides de dimensions souvent considérables); les granites des environs d'Autun, département de Saône-et-Loire et ceux de quelques points de la Bretagne et de l'Auvergne; le Sätersberg près Fossum et Berbie près Fredrikshalde en Norwège; Lalaret et Broddbo près Fahlun en Suède; Tammela et Kimito en Finlande, avec tantalite; Killiney près Dublin; les Morne mountains en Irlande; l’'Aberdeenshire; l'Australie; Acworth et Grafton, New-Hampshire (cristaux gigantesques pesant quelquefois près de 3000 livres); Royalston, Barre, Chesterfield et Goshen (goshénite de Shepard) en Massachusetts; Albany, Etat du Maine; Haddam, Middletown, Chatam et Monroe en Connecticut; Leiperville, Chester et Mineral Hill en Pennsylvanie; le district de Greenviile, Caroline du Sud, etc., etc. Les sables diamantifères du Brésil renferment quelquefois des grains roulés de béryl.
La Davidsonite est une variété bacillaire de béryl dont l’analyse a fourni à Plattner : Si 66,10 Â1 14,58 Gl 43,02 Mg 4,16
Fe 0,52 HO0,80—99,18. Elle a été trouvée dans le granite près d'Aberdeen en Ecosse, par M. Davidson.
Kaolin du béryl. Le béryl est susceptible d’éprouver, comme