POLLUX
le feldspath et plusieurs autres silicates, une altération qui le transforme plus ou moins complétement en une matière kaolinique. Dans cette transformation, les cristaux, tout en conservant leur forme extérieure, perdent leur éclat, leur transparence et leur dureté, etils n’offrent plus qu'une masse terreuse mélangée d’une multitude de grains cristallins non décomposés. Le kaolin séparé par lévigation d'un échantillon de la Vilate et séché à 20° C. est d'un blanc grisâtre ou jaunâtre; dans le tube il dégage de l’eau ayant une légère odeur empyreumatique; il est infusible au chalumeau. Avant calcination, l'acide chlorhydrique l'attaque partiellement à chaud; le résidu insoluble se dissout dans l'acide sulfurique chauffé à 200°; après calcination au rouge blanc, la matière ne peut plus
se dissoudre que dans l'acide sulfurique. La formule Al, Si?, H? du kaolin ordinaire représente assez bien sa composition pour laquelle M. Damour a trouvé (moyenne de trois analyses) :
Si45,61 Al38,86 Fe 0,94 G1l1,10 H 14,04 — 400,55.
Les cristaux analysés par M. Damour ont été découverts par M. Alluaud au centre d'une masse sphéroïdale de 4 à 2 mètres de rayon, composée d’une albite très-altérée et friable, de quartz et de mica, et enchâssée dans le granite à gros grains de la Vilate près Chanteloube, département de la Haute-Vienne. Un béryl de Tirschenreuth en Bavière, moins profondément altéré que le précédent, a
fourni à M. Müller: $i58,8 ÀÂ124,7 Fe2,6 C110,2 H2,5—98,8.