‹ Manuel de minéralogieChapitre 128 sur 159 · EN · texte numérisé non relu

EN

418 ‘ PUFLÉRITE.

près Klausen en Tyrol (masses cristallines très-rares, tapissant des boules de calcédoine avec améthyste et datholite); dans les basaltes et les trapps : à Haïger, Härtlingen, etc., duché de Nassau: a Oberkamnitz et au Kautner Berg près Bohmisch-Leipa, en Bo-: hème; à Giesshübel près Schemnitz, et à Vindornya Szôllôs en Hongrie; à Loch-Eynort en Ecosse; aux îles de Staffa et de Skye; au puy de Marman en Auvergne; à Helgastadr, rive gauche de l’'Eskifjord, une des branches du Rôüdefjord, côte Est d'Islande (grandes croûtes entourant le spath calcaire ou eristaux incrustés dans cette substance à la profondeur de plusieurs millimètres), dans la dolerite, au Lützelberg près Saspach et à l’'Eckhardsberg près Vieux-Brisach en Brisgau; dans la phonolite, au Welchner Berg près Binnowe en Bohème; dans des diorites et des schistes amphiboliques : au ravin de Rioumaou au-dessus de Luz, au pic d'Ayre, au pic d'Ereslids et au pic de Caubère, vallée du Bastan, Hautes-Pyrénées; à Marschendorf en Moravie; près Przibram en Bohème; à Schermnitz en Hongrie; entre Burg et Uckersdorf, duché de Nassau; à Bergen Hill, New-Jersey; à Piermont et aux environs de Peekskill, Etat de New-York; aux îles Michipicoten, lac. Supérieur; dans l’ophite : près de Saint-Girons, de Rimont et de Labastide de Serron, Ariége; près de Dax, département des Landes; dans le granite, aux Morne mountains en Irlande et à l'ile d’Arran; dans la syénite : à Neu-Moldova en Banat; à. Chester et à Charlestown en Massachusetts; dans des filons traversant les gneiss, les micaschistes et les schistes argileux : à Gôschenen, dans le Rinnthal, canton d’Uri; au Saint-Gothard; au Rathaus Berg près Bückstein en Salzbourg; à Saint-Christophe en Oisans, département de l'Isère; à Strontian en Ecosse; à Andréasberg au Hartz; à Arendal et à Kongsberg en Norwège; à Gustafsberg en Suède; au Pangelberg près Nimptsch en Silésie;, à Thachersville, Hadlyme et Washington en Connecticut; à Phillipstown, Etat de New-York: à Williams-Brook, Nouvelle-Ecosse; dans un calcaire : à l’Alpe Palle vallée de Fassa en Tyrol; à Oravicza et à -Cziklova en Banat.

M. J. Bouis a observé, parmi les produits de décomposition de la source thermale de la Cascade qui coule à la température de 78° sur un granite passant au pétrosilex, à Olette dans les Pyrénées Orientales, une croûte de un à deux millimètres d'épaisseur, fibreuse, à éclat soyeux, blanche intérieurement, rougeûtre extérieurement, qui, d'après l'analyse citée à la page précédente, paraît être de la stilbite.

La puflérite, regardée il y a quelques années comme une prehnite ou une comptonite, est une stilbite en très-petites masses sphéroidales à surfaces rugueuses, à fibres divergentes qui se clivent avec une inégale facilité suivant deux directions rectangulaires;, ces fibres, assez transparentes, m'ont offert comme la slilbite une double réfraction énergique et deux axes optiques peu écartes, symétriquement disposés autour d’une bissectrice négative

SPHEROSTILBITE. HYPOSTILBITE. 449 parallèle. à la’ longueur des fibres; seulement les axes sont situés dans un plan parallèle au clivage qui paraît se produire le plus : difficilement. Eclat vitreux très-prononcé. Blanche ou d’un blanc: verdâtre. Dur. —3,5. Dens. — 2,21 (Damour). Au chalumeau, se gonfle beaucoup et fond facilement en un verre blanc presque opa-

que. D'après une analyse de Bukeisen, contient : Si 52,8% ÀI 16,30

Ca 14,79 H17,16—98,09. Les sphères sont isolées ou accolées en croûtes minces reposant quelquefois sur des cristaux d’analcime, et tapissant avec chabasie des soufflures et des fentes dans un mé . laphyre du Pufler-Loch à la Seisser-Alp en Tyrol.

La zéolite rouge d'Ædelforss (Ædelforsit de Retzius, Retzite), rapportée par M. Berlin à la Laumonite (Voy. pag. 404), se rapprocherait davantage de la stilbite, si l’on admet le résultat de l’analyse de

Retzius, qui a donné : Si 60,28 Â145,42 Fe 4 16 Ca 8,18 Mg et. Mn0,42 H11,07— 99,53. Il en serait de mème pour un minéral semblable de Fahlun qui contient d'après Hisinger : Si 60,0 À1 15,6 Fe 1,8 Ca8,0 H 11,6 — 97,0.

La sphérostilbite de Beudant se présente en globules striés du centre à la circonférence, d’un éclat nacre très-brillant dans la cassure, à fibres flexibles. La surface des globules est rayée par longle, mais à l’intérieur ils rayent le calcaire. Dens. — 2,31. Au chälumeau, fusible avec exfoliation et boursouflement. Soluble en gelée dans les acides. Beudant a obtenu dans une analyse sur

des échantillons des Féroë : Si55,91 Al 16,61 Ca 9,03 Na 0,68

H 17,84— 100,07. Les globules à éclat nacré, distingués par Beu-. dant, tapissaient des cristaux de stilbite et étaient recouverts ca et la de petites houppes nacrées d’épistilbite ou d’autres globules d’'hypostilbite lisses et ternes à ja surface; ils provenaient des Féroé. Il semble résulter de la description de Beudant, que le nom de sphérostilbite et celui de mésole (Thomsonite globuleuse de Naalsôe), ont été appliqués au ménie minéral; d'un autre côté, la: propriété qu'aurait la, sphérostilbite de faire, gelée avec l'acide chlorhydrique ne s'accorde pas avec sa composition qui est presque identique à celle de la stilbite ordinaire; il est donc probable que dans l’origine il y a eu confusion entre l'échantillon décrit et l'échantillon analy sé.

Beudant a nommé hypostilbite d'autres globulés His à surface mate ou peu éclatante, compactes où composés de fibres très-fines, sans brillant dans la cassure; ils ne rayent pas le verre et léur dens. — 2,14; au chalumeau, ils se gonflent un peu, devienniént rudes à la surface et fondent difficilement sur les bords; ils sont atfaquables par les acides sans faire gelée; leur composi-

420 | SASPACHITE. BREWSTÉRITE.

tion, qui offre un peu moins de silice que la stilbite, est d’après

Beudant : Si 52,43 A118,32 Ca 8,10 Na2,41 H 18,70 — 99,96. Ils ont été observés sur un échantillon des Féroë, recouvrant tantôt des cristaux de stilbite, tantôt les globules nacrès de sphérostil- «bite, tantôt enfin des houppes cristallines d’épistilbite. On peut rapprocher de l'hypostilbite, une stilbite blanche et une stilbite rouge de Dumbarton en Ecosse, dans laquelle Thomson a trouvé:

Si Al : Ca ll Stilb. blanche : 54,80 18,20 9,83 19,00 — 104,83 Stilb. rouge : 52,50 ‘47,82 11,521 418,45 — 99,79

La saspachite de J. Schill, en petites sphères à cassure fi- ‘breuse excessivement serrée, translucides, transparentes en lames minces, m'a offert, dans la lumière polarisée parallèle, une croix noire et un ou deux anneaux qui m'ont paru constituer un phénomène tout à fait analogue à celui présentent certains sels artificiels décrits par M. Brewster sous le nom de cristaux cireulaires (1). Ce phénomène est tellement net qu'il suppose que les couches concentriques dont se composent les globules sont d’une régularité bien rare et à peu près inconnue jusqu'ici dans les concrétions minérales (2). Blanche ou incolore. Eclat vitreux ou soyeux. Dur. — 24,5. Dens. — 1,465: Au chalumeau, fond en verre bulleux incolore. Difficilement attaquable par l'acide chlorhydrique. Contient, d’après la moyenne de quatre analyses par

J. Schill : Si51,50 A116,51 Ca6,20 K6,82 Mg1,93 H 17,00 — 99,96. Cette substance forme un enduit cristallin dans les cavités d'une dolérite amygdaline, à Saspach dans le Kaiserstuhl. Les globules que j'ai examinés accompagnaient la Faujasite de cette localité, mais ils ne tapissaient qu’une partie des géodes de l’échantillon, les autres étant occupées par des mamelons assez gros formés par la pénétration intime des lames hexagonales d'un ealcaire magnésien.

BREWSTEÉRITE; Brooke. Diagonit; Breithaupt. Megallogoner Kuphon-Spath; Mohs.

Prisme rhomboïdal oblique de 136°.

Angle plan de la base — 135°55'6”.

Angle plan des faces latérales — 91°22"31”.

PE ut Vue PIN PE MR SR AeRIQ, MOUPERE SES

(1) Transactions of the Royal Society of Edinburgh, vol. xx, ann. 1853.

(2) De petites perles fines bien sphériques, examinées comparativement, ne m'ont donné qu'une croix noire assez vague.

BREWSTÉRITE. ET

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. mm 1360’ 13613" W, Mallet.[ pes 176°0’ 17549! à 55! Mall. m hi 1580! 1574714123" Mall, à sur n 417830" Greg xm gi 11200" a à 47 Mal] 22 120 SUP |ioio à 43! Mall. gÿ gl 128°56/ » | pgt 90° D R1 gi 90° »

pm ant. 93°24' »

*p hi antér. 93°4’ » e6m ant. 94053

Combinaisons de formes observées : mhtgtp; mhtqgqtpe", fig. 199, pl. XXXIV. Les faces » et 9° sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle; p et eÿ sont brillantes mais arrondies, Clivage parfait suivant g!; traces suivant At. Cassure inégale. Translucide; transparente en lames minces. Double réfraction peu énergique. Plan des axes optiques perpendiculaire à g'. Bissectrice parallèle à la diagonale horizontale de la base. Dispersion des axes faible; 6 >v. Dispersion croisée à peine indiquée par des couleurs très-faibles, disposées en se contrariant à droite et à gauche des barres qui traversent chaque système d’anneaux, lorsque le plan des axes est parallèle ou perpendiculaire au plan de polarisation. J'ai trouvé, sur des cristaux d’'Ecosse, que le plan des axes rouges faisait un angle d’environ 21° avéc À! antérieure et un angle de 72°4' avec p; le plan des axes bleus s’écarte à peiné de 1° à 2° de celui des axes rouges. 2E— 94° ray. rouges, 93° ray. bleus. Ces nombres s'appliquent seulement à la partie centrale des cristaux qui ne paraissent jamais offrir une structure homogène. En effet, si l’on examine, dans un faisceau polarisé de rayons parallèles, des lames clivées suivant g!, on voit qu’elles se composent de trois secteurs cunéiformes dont le plus développé, enchassé entre les deux autres comme le montre la fig. 199, porte intérieu-

rement des stries fines parallèles aË. Le contact entre chacun des

secteurs a généralement lieu par une surface assez unie, et les angles de leur biseau sont respectivement d'environ 17° pour le secteur antérieur, de 30° pour celui du centre, et de 13° pour le secteur postérieur. Il y a un écart d'environ 19° entre la direction du plan des axes optiques dans le secteur central et dans les deux secteurs extérieurs, de sorte que si ces secteurs sont bien limités par des faces h! et p, comme semble l'indiquer la forme parallélogrammique des lames de clivage, le plan des axes rouges y fait un angle d'environ 40° avec h! et un angle de 53°4’ avec la base. Des cristaux, indiqués dans la collection de l'Ecole des Mines comme venant de Baréges, possèdent une constitution plus homogène, et les lames qu’on en extrait parallèlement à g! sont uniformes dans toute leur étendue. Le plan des axes rouges y fait un angle d'environ 23° avec h! antérieure et un angle de 70° 4' avec p;

AA ET . : EPISTHUME,

te ee. an des axes ire fait respectivement avec fs. mêmes faces * des angles de 22° et de 71°4. 2E—102° à 103° lumière blanche. .. Eclat vitreux, fortement nacré sur g'. Blanche; jaunâtre ou verdâtre. Poussière blanche. Fragile. Dur.=$ à5,5. Dens.—2,12 à 2,20 (Brewster); 2,453 {(W. Mallet); 2,45 (Damour). ‘Pyroëlectrique.: D'après M. Damour, un gramme de Brewstérite d'Ecosse en .eristaux transparents a perdu 0%,0165 au bout d'un mois d’exposition

dans l'air sec. Une calcination de deux heures à 100° lui a fait per-

dre 05,002 et à 130, 05,677. Après cette perte d’eau, le minéral étant encore chaud est devenu fortement électrique; les cristaux s’attiraient mutuellement; ils avaient perdu de leur transparence en

prenant un éclat nacré. Au bout de quarante-huit heures passées à

Vair libre, la perte s'est réduite à 0#,027.. À 190°, le minéral perd -8,2 p.100, et il reprend son poids primitif après quarante-huit heures d'exposition à l'air. À 970°, il perd 40,1 p. 100 etil cesse d’être transparent; sa perte se reduit à 1,2 p. 100 au bout de huit jours. passés à l'air et elle se maintient à ce chiffre pendant plusieurs jours. Au rouge sombre, la perte est de 12,8 p. 100 et la propriété : hygroscopique a disparu; au rouge vif, la perte totale est de 13,3 p. 100. Au chalumeau, bouillonne et fond avec une certaine difficulté en émail bulleux. Complétement attaquable par l'acide ehlorhydrique, avec dépôt de silice pulvérulente.

La formule la plus probable est : R, À, Si + 5H; R= (fr, Ba avec çle petites quantités de chaux.

Analyses de la Brewstérite d'Ecosse; a, par Connel; b, par Thomson; ©, par W. Mallet (moyenne de quatre opérations),

Si Al "#Fe Sr Ba Ca a. 53,67 17,49 0,29 8,32 6,75 - 1,34 12,58 — 100,44 b. 53,04 16,54 » 9,00 6,05 0,80 14,73 — 100,16 c. 54,32 15,25 0,08 : 8,99 : 6,80. 1,19 .13,22 — 99,85

La Brewstérite a d'abord été découverte en petits cristaux tapissant des fentes dans un filon, avec calcaire, galène, etc., à Strontian en Argyleshire. On l’a retrouvée depuis : à la chaussée des Géants en Irlande, dans les cavités d'une amygdaloïde; au col du Bonhomme au sud-ouest du Mont Blane, sur une roche quartzeuse; dans les mines de plomb de Saint-Turpet près Freiburg en Brisgau; près de Barêges, Hautes-Pyrénées, sur un shiste caleaire ; dans le département de l'Isère ?

EPISTILBITE ; G. Rose. Makrotyper Monophan; Breïithaupt. Diplogener Kuphon-Spath ; Mohs. É

Prisme rhomboïdal droit de 135°10/.

EPISTILBITE. . 7 49%

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