‹ Manuel de minéralogieChapitre 127 sur 159 · ER · texte numérisé non relu

ER

402 1 LAUMONITE.

d’ Fe en prismes rectangulaires Alone et maclés comme la fig. 180, transparents ou d'un blanc d'émail, tapissant des soufflures dans une roche basaltique plus ou moins altérée, à Annerode près Giessen, à Stempel près Marbourg, à Habichtswald près Cassel, à Laubach en Hesse-Darmstadt, à Härtlingen, duché de Nassau, à Petersberg et à Oberwinter dans le Siebengebirge, au Mendeberg près Linz, en Bohème aux environs de Kamnitz, de Leipa, d'Unter-Lamitz, de Wernstadtl, d’Aussig, de Schima et de Schlackenwerth, à Oppeln en Silésie et à la chaussée des Géants en Irlande; dans une dolérite amygdaline,au Lützelberg près Saspach, Kaiserstuhl (cristaux transparents accompagnés de Faujasite), à

Bischoffingen et Burgheim, duché de Bade; dans une phonolite,

près de Mosern et de Hauenstein en Bohème. Les cristaux de Phillipsite sont généralement très-petits et toujours maclés, comme l'indiquent les fig. 180 et 181 : ils se présentent soit isolés, soit groupés en gerbes et en sphères à structure radiée, à Capo di Bove près Rome, dans les cavités d’une lave compacte, avec les octaëdres de Gismondine dont ils se distinguent facilemént; à Aei Castello et à Palagonia près de l’Etna, dans une sorte de dolérite péridotique, avec la Herschelite, et au val di Noto en Sicile, avec Gismondine; à la Somma, Vésuve, dans une lave ancienne pyroxénique. Les échantillons de Capo di Bove et de Sicile sont transparents et même limpides; ceux de la Somma sont en général iranslucides où opaques et d'un blanc laiteux. Quelques minéralogistes ont essayé de démontrer l'identité de la Gismondine (zéagonite) et de la Phillipsite, mais les caractères géométriques et optiques, ainsi que la composition, ne permettent pas d'admettre cette opinion.

M. Daubrée a observé de très-petits cristaux transparents, formés dans le béton des anciennes maconneries romaines des bains de Plombières, et qui offrent l'apparence d’un prisme rectangulaire terminé par un sommet à quatre faces losanges reposant sur les arêtes du prisme. D’après les phénomènes que ces cristaux manifestent dans la lumière polarisée, et d’après leur mode de formation, je crois qu'on doit les regarder comme des macles de Christianite semblables à celles de Marbourg, d'Habitchswald, etc.

LAUMONITE. Laumontit; Hausmanñ, Lomonit; Werner. Zéolite efflorescente; Haüy. Diatomer Kuphon-Spath; Mohs.

Prisme rhomboïdal oblique de 86°16'.

Angle plan de la base — 82°15" 40”.

Angle plan des faces latérales — 105°49"37".

LAUMONITE. 405

ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALGULÉS. mm 8616’ avant [| pdt 128022 gi dt A136/ mhi 1338 *pm ant. 104°207 - gl b1 A20°14" *mg1 136°52/ d'm adj. 135°58/ pbi adj. 13803’ F aim adj. 11330!

F phi ant. 11114" blm adj. 117037! alb1 140045 pat adj, 123°5’ bin ant. 105045' ES h1 adj. 125°41' hA di adj. 429°2/ | am ant. 66°30/ ô h1B1 opp. 81°55/

Combinaisons de formes observées : mal; mh'q'a'; mgtpa; mg? p a! d' b?, fig. 202 pl. XXXIV. Les faces m, h!, g', sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle. Macles par hémitropie autour d’un axe normal à 2! {cristaux d’Ecosse d’après M. Greg). Chivage parfait suivant g! et m, imparfait suivant h! et a! Cassure inégale. Translucide à divers degrés. Double réfraction peu énergique. Plan des axes optiques parallèle à g'. Bissectrice négative , faisant un angle de 20 à 25° avec une normale à h!' antérieure, et un angle de 105°41' à 400°41' avec une normale à a!. Dispersion des axes très-notable; o < v, J'ai trouvé sur des cristaux de Huelgoat : 2E — 52° 24' ray. rouges,

56°15' ray. bleus.

Dispersion inclinée à peine indiquée par une légère différence de vivacité entre les bordures des deux hyperboles, qui offrent la même distribution de couleurs. Eclat vitreux, quelquefois nacré sur les faces de clivage. Blanche; blanc jaunâtre, grisàtre ou rouseâtre; quelquefois rose de chair. Poussière blanche. Très-fragile. Dur. — 3,5 à l’état frais. Dens.=— 2,28 à 2,41.

Les cristaux de quelques localités abandonnent rapidement à Pair 4 à 2 p. 100 d'eau, deyiennent blancs et opaques et tombent en ‘poussière; d’autres cristaux n’éprouvent aucun changement. D’après Durocher et Malaguti, les échantillons de Huelgoat perdent en un mois 2,26 p. 100 dans le vide et 3,85 p. 100 au-dessus de Pacide sulfurique : ils reprennent leur poids dans l’eau ou dans l’air humide. Par la calcination, la perte est 3,17 p. 100 de 10 à 100°, 2,91 p. 100 de 100 à 200°, et 1,20 p. 100 de 200 à 300°, en tout 7,28 p. 100; ce n’est qu'au rouge que le reste de l’eau contenue dans le minéral se dégage. Un enduit de gomme arabique ne suffit pas toujours pour empêcher l’altération spontanée dé ces cristaux, et le meilleur procédé de conservation consiste à les maintenir dans une atmosphère humide. Au chalumeau, bouillonne et fond en verre

blanc bulleux translucide. Fait gelée avec l'acide chlorhydrique.

Ca, Àl, Si* + 4H; Silice 50,95 Alumine 21,87 Chaux 11.89

Analyses de la Laumonite : a, de Hueigoat, par Malaguti et

40% LAUMONITE.

Durocher; b, de Courmayeur en Piémont; c, de Phipsburg, Etat du Maine, toutes deux par Dufrénoy; d, de Storr, île de Skye, par Scott; e, du Sarn-Thal près Botzen en Tyrol (fragments rougeâtres très-peu altérés, séchés à 100°);, f, du Plauenscher Grund près Dresde, toutes deux par Gericke; g, de Port George, Nouvelle- Ecosse, par How; À, d’une zéolite rouge de Mora Stenar près Upsala en Suède, par Sjôgren.

GED c d e f VS OR Silice 592,7 50,38 81,98 53,05 LAS 51,33 51,43 51,61 Alumine 29,56 21,43 21,12 22,94 21,56 21,98 21,64 19,06 Oxyde ferrique » » » » 0,27. O4 2,96 Chaux 9,41 41,14 41,71 9,68 12,15 9,01 142,07 12,53 Soude DINAN » » 1509/0320 00) »

Eau 15,56 16,15 15,05 14,64 41219 14,93 45,26 14,02

100,00 99,10 99,86 100,31 101,74 100,59 100,40 100,18 Densité : 2,29) 5533, 2,41 » 2,28 2,31 . » »

La Laumonite, en cristaux allongés devenant quelquefois bacillaires ou aciculaires, ou en masses lamellaires, forme de petits dépôts dans un assez grand nombre de roches. On la rencontre dans des filons métallifères traversant les gneiss, les micaschites, les schistes argileux et amphiboliques ; dans des cavités ou des fentes, au milieu des granites, des syénites, des diorites, des porphyres, des trachytes; dans les soufflures de roches amygdaloïdes, basaltiques ou trappéennes, à la pâte desquelles elle est quelquefois mélangée. Elle est fréquemment associée au calcaire, au quartz, à l’orthose, à l’épidote, à la ripidolite, et à diverses zéolites telles que prehnite, apophyllite, etc. Découverte en 1785 par Gillet Laumont dans les mines de plomb de Huelgoat en Bretagne, elle a été retrouvée depuis, à Eule, à Lichnitz et à Kuchelbad en Bohême; au Saint- Gothard ; à Courmayeur, vallée d'Aoste; au glacier du Miage sur le revers sud-est du Mont Blanc; à Finbo ên Suède; à Kongsberg en. Norwège; à Baveno près du lac Majeur en Lombardie; à San Pietro à l'île d'Elbe; au Plauenscher Grund près Dresde; à. Bogoslawsk, Oural; à Phipsburg, Etat du Maine; aux carrières de Charlestown en Massachusetts; à Bradleysville, comté de Lichtfield, et à Southbury en Connecticut; dans les filons dé cuivre du lac Supérieur; à Bergen Hill, New-Jersey, avec datholite, apophyllite, etc.; à Phillipstown, New-York, avec stilbite; au pont Columbia, près Philadelphie ; à Peter’s Point et à Port George, comté d'Annapolis, Nouvelle-Ecosse; à Dillenburg, duché de Nassau; près de Schwarzenbach en Carinthie; près de Jamolitz au ravin de Tempelstein en Moravie; à Mogura et près Zood en Transylvanie; à Buza Sierpi, Bukowine; à Loch Eynort et à Storr, île de Skye; à Port Rush en Irlande; aux Kilpatrick Hills près Dumbarton, et à Paisley en Ecosse; aux environs de Vicence en Vénétie; dans la vallée de Fassa, au Monzoni, à l’'Alpe de Sotto i Sassi (avec pectolite), à l’Alpe Giumella (cristaux

LÉONHARDITE, CAPORCIANITE. 405

associés à l’apophyllite, connus sous le nom de Stangen Zeolith, et ne s’efleurissant pas à l'air); à Theiss près Klausen, et au Sarn-Thal près Botzen en Tyrol; à Tiflis en Géorgie.

La zéolite rouge des environs d'Upsala, analysée par Sjôgren, se rapporte évidemment à la Laumonite. La zéolite d'Ædelforss (Ædelforsite de Retzius, Retzite) paraît aussi en être très-voi-

sine, car elle a donné à Hisinger : Si 53,76 Al 18,47 Fe 4,02

Ca 10,90 H 11,23 — 98,38. Retzius a obtenu pour la même substance-des nombres notablement différents qui la placeraient plutôt à côté de la stilbite : il en est de mème pour un minéral analogue de Fahlun, analysé par Hisinger; 1l est done probable qu’on a confondu sous le nom d’'Ædelforsite, des Laumonites et des stilbites fibreuses, rougeâtres, plus ou moins altérées.

Léonhardite; Blum. Prismes rhomboïdaux obliques sans modifications donnant mm — 83° 30’ en avant, mm— 96°30' de côté, pm = 11%, ce qui correspond aux incidences des faces m et a! de la Laumonite. La face p est souvent rugueuse; les faces m sont striées verticalement. Clivage très-net suivant 7», imparfait suivant p. Cassure inégale. Translucide sur les bords. Eclat nacré sur les faces de clivage, vitreux dans la cassure. Blanche; quelquefois jaunâtre ou brunâtre. Poussière blanche. Très-fragile. Dur. = 3 à 3,5 à l’état frais. Dens. — 2,25. S'effleurissant facilement à l'air. Au chalumeau, se fendille, bouillonne, et fond facilement en émail blanc. Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique. Composition de la Laumonite moins un équiva-

lent d’eau, Ca, Àl, Si* + 3H qui exige : Silice 52,98 Alumine 22,74 Chaux 12,36 Eau 11,92.

Analyses de la Léonhardite : de Schemnitz en Hongrie, 2, par Delffs {séchée à 100°), 7, par Babo; de Copper Falls au lac Supérieur (cristaux non efflorescents), k, par Barnes (moyenne de deux opérations).

Sie MAI CA RE

La Léonhardite offre tous les caractères d’une Laumonite qui aurait perdu une partie de son eau. On la trouve en cristaux allongés et en masses cristallines bacillaires ou grenues : à Schemnitz en Hongrie, dans les fentes ou dans la pâte même d’une roche trachytique; à Pfitsch, dans la chlorite terreuse, et près de Predazzo, vallée de Fleims en Tyrol, dans les cavités d’un mélaphyre; à Copper Falls, région du lac Supérieur.

La caporcianite de Savi paraît cristalliser en prisme rhom-

406 SCHNEIDÉRITE,

boïdal oblique ayant une certaine ressemblance avec la Heulandite. Clivage très-facile suivant une direction, moins facile suivant deux autres directions faisant entre elles un angle de 131°. Transparente en lamelles frès-minces. Eclat nacré. Rouge de chair, Dur.=—3,5. Dens. — 2,47. Au chalumeau, fond sans bouillonnement en émail blanc. Facilement attaquable par les acides en faisant gelée. Composition de la Léonhardite, d’après deux analyses, l'une, l, par Anderson, Dabtres m, par Bechi :

SAR PARENT Ca Mg K Na H CAIN SPC SE ©1 Pr EAU REV EE 0% 1 022 TOUS MEN m. 52,02 2283 » 9,68 AA A4 0,25 13,1% — 100,17

Forme de petites masses fibreuses ou fibro-lamellaires, associées à du calcaire et quelquefois à du cuivre natif, dans des géodes du gabbro rosso, au Monte Caporciano, à l’impruneta près Florence, et en quelques autres points de la Toscane,

Sous le nom d’hypostilbite, M. W. Mallet a récemment dérit (Lond. Edinb. Dubl, Philosop. Magazine, vol. XIE, p. 406) un minéral dont la forme paraît dériver du prisme rhomboïdal oblique : il se présente en masses cristallines à structure saccharoïde composées de très-petits cristaux prismatiques presque transparents, à éclat nacré, incolores ; ces masses sont fragiles et se laissent réduire entre les doigts en une poudre grossière; leur dur, =3,5; leur dens. — 2,252. La substance s'attaque lentement par l'acide chlorhydrique en faisant gelée. On peut la réunir à la Laumonite; d'après

une analyse de Mallet qui a fourni : Si53,95 AÀ120,13 Ca12,86

K et Na0,87 H12,42 — 100,23. Elle provient de l’île de Skye. Suivant une remarque de M. Heddle, elle offre une grande analogie avec la Laumonite analysée par M. Scott (voy. l'analyse d, p. 404) et qui est abondante dans un filon d’un pouce et demi de puissance, à Storr, île de Skye.

La Schneidérite de Meneghini offre des noyaux à structure radiée, confusément lamellaire. Opaque. Blanche. Dur. —3. Au chalumeau, bouillonne et fond en émail bleu. Fait gelée, même à froid, dans les acides. Paraïît être une Laumonite en partie déshy-

dratée, d’après une analyse qui a donné à Bechi: Si47,79 ÀI 49,38

Ca 16,77 Mg11,03 Ket Na1,62 H3,41—100. On la trouve avec Sloanite et datholite, dans le gabbro rosso de Toscane.

FAUJASITE, CHABASIE. 407

FAUJASITE: Damour,

Cubique. Ordinairement en octaèdres réguliers, quelquefois

maclés par hémitropie autour d'un axe normal à une face octaédrique. Cassure inégale, Transparente ou translucide. Sans action sur la lumière polarisée. Eclat vitreux, quelquefois adamantin à la surface par suite d'un enduit très-mince d’une substance bitumineuse. Incolore; blanche; brune à la surface, Fragile. Dur. = 5, Dens. — 1,923.

. D'après M. Damour, les cristaux transparents du Kaïserstuhl sont essentiellement hygroscopiques : ils perdent 15 p. 100 de leur poids après un mois de séjour dans l'air sec; ils reprennent la presque totalité de leur eau, au bout de vingt-quatre heüres d'exposition à l'air libre, Chauffé entre 50 et 55° pendant une heure, le minéral perd 45,2 p. 100; de 60 à 65°, il perd 16,4 p. 100; après trois jours d'exposition à l'air, la perte se réduit à 0,2 p. 100. De 70 à 75°, la perte est de 19,5 p. 100; à 100°, elle s'élève à 20,4 p. 100; après trois jours d'exposition à l'air, elle se réduit à 1 p.100, et après quelques semaines, à 0,4 p. 400. Au rouge vif, la Faujasite perd en tout 27,02 p. 100, Au chalumeau, se gonfle et fond en émail blanc bulleux. Aftaquable par l'acide chlorhydrique, sans faire gelée.

R?, Al, $i° + 18H, dans laquelle R = (Ca, Na) : Silice 45,45 Alumine 17,35 Chaux 4,71 Soude5,22 Eau 27,27.

Analyses de la Faujasite du Kaiserstuhl, a et b, par Damour :

a b Oxveëne. Rapport.

Silice 49,36 46,12 2,59 9 Alumine 16,77 16,81 FEB INS Chaux 5,00 4,79 1,36 ) Soude &,3& 5,09 41,31 % ISA Eau 22,19 27,02 24,01 9

La Faujasite, en petits cristaux isolés ou enchevètrés les uns dans les autres, tapisse des cavités souvent garnies de mamelons de saspachite, dans une amygdaloïdé pétrie de cristaux nets d’augite noire,au Lützelberg près Saspach au Kaiserstuhl, Brisgau, et à Annerode près Giessen, Hesse-Darmstadt,

CHABASIE. Schabasit; Werner. Chabasin, (Chabacit; Hausmann, Rhomboedrischer Kuphon-Spath; Mohs, Phacolite,

Rhomboëdre obtus de 94°46/, .

Angle plan du sommet 94°2%/27,

ANGLES CALCGULÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS,. d1 di 120° p D? adj. 154026’ d'et adj. 143033’

ap 128°34' atet 411045"

p dt opp. 96°29 pet opp. 60197 btel adj. 143°50/

ab? 14406 at di 90° è D di 19554!

dib1 latér. 90°

pt adj. 137°23'

013 61 adj. 141044" 141040! obs. Tamnau.

W261 adj. 1426’

341 adj. 455218 b2b1 adj. 162°57/ *pp 94°46' ar culmin.

013 b13 403038’ sur D!

10321’ obs. Tamnau.

d'p latér. 90° elel 72253! art Jatér.

b18 618 4745! sur p b2512 17382! sur p 173°36’ obs. Phill.

L3b3 155053! sur p Dans les macles parall.

bt,9 opp. 145°50’ sur at

b2b12 10412 sur D!

b3b3 130°36/ sur b!

[ 020? 14554! arte culm.

pu 719! à la base el,2 opp. 43°28' sur a pu adj. 133°59"

Dans la macle parallèle b1b1 19543' art culmin. à p:

pd 171048! rentrant

d'p adj. 132°37/

pb! adj. 17539!

pb! adj. 17547!

17530" obs. Phillips.

pb3 adj. 1625’

L’angle culminant du rhomboèdre p varie un peu suivant les localités. Tamnau a trouvé : 94°36’ sur des cristaux de Kilmalcolm, 94° 58’ sur des cristaux de Rübendôrfel, 95°2’ sur des cristaux de Fassa; M. Breithaupt a observé 94°24' sur des cristaux d'Oberstein et sur des cristaux de phacolite.

Combinaisons de formes observées: p; pb; pet; pb'et; pbt3, fig. 1488 pl. XXXII; p bÿ b!, fig. 189; pbte! b1S, fig. 190; bt b8: 61 b5; pb%; pd'bï; pdt'et; pd'btel: pa', cristaux maclés d'Andréasberg, fig. 193 pl. XXXIII; b?; pd'b'et ?, fig. 192, cristaux maclés de phacolite. Les faces p, bd, b!, sont ordinairement striées parallèlement à leur intersection mutuelle; dt est striée parallèlement à son intersection avec p; e! et b° sont unies; b? est unie mais mate. La face a! est très-rare; je ne l’ai observée que sur des cristaux hémitropes d’Andréasberg encore peu connus, fig. 193. Macles fréquentes. 1° Hémitropie autour d’un axe normal à a!; l’un des eristaux restant fixe, l’autre peut être regardé comme tournant de 60° autour de l’axe : dans la chabasie, les individus composants offrent les formes pet (fig. 191), p at (fig. 193), pbtet, pd'et, pd'btet, biet b5: dans la phacolite, ils offrent, b?, p b?, p d! b'etb? (fig. 192). 9° Axe d'hémitropie perpendiculaire et plan d'assemblage parallèle à une face p, fig. 194; ce second mode d'assemblage, beaucoup plus rare que le premier, est cité par Tamnau sur des cristaux de Fassa, et par Kenngott sur des échantillons de Mutsch près Amsteg dans l'Ezlithal, canton d'Uri. Clivage assez net suivant p. Cassure inégale. Transparente; semi-transparente ou translucide. Double réfraction très-faible, dont la manifestation dans la lumière polarisée est rendue difficile ou même impossible par les nombreux enchevé-

trements intérieurs des échantillons. De gros cristaux de Bohème, taillés perpendiculairement à l’axe, offrent au microscope polarisant un lacis irrégulier formé par des individus diversement orientés, éteignant la lumière à la manière d’une substance à deux axes et montrant seulement en quelques points une croix noire avec compensation négative. Dans les cristaux maclés de phacolite d'Irlande et de Bohème, les assemblages paraissent plus réguliers et l’on reconnaît aussi une double réfraction négative, peu énergique. La chabasie, en cristaux basés d'Andréasberg, fig. 193, manifeste au contraire une croix noire bien nette, avec compensation positive. Eclat vitreux. Incolore; blanche; rose de chair; rougeûtre ou jaunâtre. Poussière blanche. Dur. —24à 4,5. Dens.— 92,08 à 2,17; 2,45 (chabasie d'Islande); 2,14 (phacolite d'Ecosse), d’après M. Damour.

Il résulte des expériences de M. Damour, que la chabasie en petits cristaux rhomboédriques du Dyrefjord en Islande, et celle de Rübendôrfel en Bohème, placées pendant cinq mois dans l’air sec, perdent de leur poids 7,2 p. 100 qu’elles reprennent au bout de vingt-quatre heures d'exposition à l’air libre. Après plusieurs mois passés à l'air, la poudre essayée par un temps sec présentait un excédant de poids de 0,15 p. 100. Chauffé à 100° pendant une heure, le minéral perd 2,75 p. 100; à 180°, il perd 14 p. 100, et à 230°, 17 p. 100, quelle que soit la durée de la calcination : à 300°, la perte devient 19 p.100; elle se réduit à1,7 au bout de vingt-quatre heures d'exposition à l’air libre, et à zéro trois jours après.] Au rouge sombre, la matière perd 21 p. 100 et sa propriété hygroscopique disparaît ; au rouge vif, elle perd 22,4 p. 100; elle est alors boursouflée et partiellement fondue.

La phacolite d'Ecosse a perdu 7 p. 100 au bout de sept mois d’exposition dans l’air sec, et à l’air libre, elle a repris son poids en vingt-quatre heures. Deux jours après il y avait une augmentation de 0,3 p. 100 qui, dans une atmosphère saturée d'humidité, s’est élevée à 12,5 au bout de quatre mois. L’humidité ainsi absorbée s'est rapidement dégagée à l’air, et le gramme de poudre employé a repris et conservé le poids de 1,003: Chauffé à 100° pendant deux heures, le minéral perd 3,7 p. 100, et à 210°, 45,7 p. 100. A 290°, la - perte s'élève à 18 p. 100 et elle se maintient à ce chiffre par une calcination de deux heures à 360°; elle se réduit à 0° après quarante-huit heures d'exposition à l’air libre. Au rouge naissant, la substance éprouve une perte de 19,5 p. 100 qui se réduit à 3 p. 100 après une exposition de cinq jours à l’air, et reste constante pendant plusieurs semaines. Au rouge sombre, elle perd 22,2 p. 100 et ne reprend plus d’eau. Au rouge blanc, la perte totale est de 22,8 p-. 100 et la matière est fondue en émail bulleux.

Au chalumeau, bouillonne et fond en un verre blanc bulleux plus ou moins opaque. Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique, avec dépôt de silice semi-gélatineuse ou floconneuse. Après une calcination à 300°, s'attaque encore à chaud ; après fusion, l’émail produit n’est plus attaquable.

En faisant digérer pendant plusieurs jours dans des dissolutions de chlorure de sodium ou d’ammonium, de carbonate de soude ou

d'ammoniaque, de la poudre de chabasie contenant, Si 47,44

X1 20,69 Ca 10,37 KO0,65 Na0,42 H 20,18 = 99,75, H, Eichhormn a observé que près de la moitié de la chaux était remplacée par une quantité correspondante de soude ou d’ammoniaque, et que le minéral perdait de 2 à 4 p. 100 d’eau,

Ca?, A1, Si + 14H : Silice 48,65 Alumine 18,56 Chaux 10,09 Eau 22,70; une petite partie de la chaux est ordinairement remplacée par de la potasse et de la soude.

Analyses de la chabasie : a, de Drottning Grufva près Gustafsberg en Jemtland, par Berzélius; b, rouge, de Parsborough, Nouvelle-Ecosse, par Hofmann; c, rouge (acadiolite), de la Nouvelle- Ecosse, par Hayes; d, des Féroë, par Durocher; e, d'Aussig en Bohême; f, de la vallée de Fassa en Tyrol, toutes deux par Hofmann;.de la phacolite de Leipa en Bohème, g, par Anderson; h, par Rammelsberg (moyenne de deux opérations),

Oxyde ferrique » 0,85 » » » DUR ROSES »

Chaux 9,37 8,91 4,24 5,74 9,65 40,22 13,30 10,40 Soude » 1,09 4,07 2,34 41,54 0,56 + 1,68 0,95 Potasse 170 0,7 3,03 1,65 0,24 0,28 41,3 4,29 Eau 19,90 49,66 18,30 21,30 21,10 20,70 47,97 49,16 ù TE en pe ET 99,52 99,79 99,54 99,63 99,95 99,91 100,00 99,94 Densité : » 2,075 2,02 » 21497 2,112 » »

Suckow à analysé des cristaux altérés, en partie opaques et à surfaces rugueuses, du Vogelsgebirge, qui lui ont donné:

Si 08 Ab: iGas Na KO HN Partie INT.) is 20 419,18 488 4,7 :L 813 2.01 LD NEENNONN

brillante: À

Partie extér, | 4799 4916 578 41,50 1,47 21,00 3,20 — "09,40 altérée : Ë

Les cristaux de chabasie tapissent ordinairement des cavités ou de petites fentes, dans les amygdaloïdes, les basaltes, les dolérites, les phonolites, les porphyres et certaines lav es, Ou bien ils pénètrent la masse même de la roche. Ils se montrent, quoique rarement, dans la syénite, la diorite, et dans quelques filons métallifères traversant le gneiss et le micaschiste. Ils sont ordinairement associés à la stilbite, à la Heulandite, à la Lévyne, à l’harmotome,

ur Me

au calcaire, à l'aragonite, à l’agate et très-rarement à la mésotype. On les trouve dans des amygdaloïdes : à Oberstein, principauté de Birkenfeld, avec l’agate; à Steinau en Hesse; au Kosakow Berg près

Semil en Bohème, avec améthyste et agate; au Dyrefjord, à l'Onundarfjord, et en plusieurs autres localités en Islande; à Dalsnypen, île de Sandôe, à Naalsôe, à Osterde et à Svinôe, archipel des Férôe; à Kilmalcoilm, Kilpatrick et Glen Farg en Ecosse; à Talisker ef à Storr, île de Skye,; à Werchne-Udinsk, sur la Schilka en Sibérie; près Pojana et Tekerô en Transylvanie; au Mont Ounarsorsoak près Godhavn et à l'île Disco, Groënland; à Poonah, Hindoustan; à Parsborough, Nouvelle-Ecosse; près de Montevideo, Uruguay; à Chester en Massachusetts; dans des basaltes plus ou moins poreux et plus ou moins altérés : en Bohème, au Mühl Berg près Ober- Kreibitz, au Kautner Berg près Bôhmisch-Leipa (avec mésotype, comptonite et aragonite), au Skälken Berg et au Galgen Berg près Aussig, au Lettenhügel près Bohmiseh-Kamnitz, à Markersdorf et près Schima (avec aragonite), à Wernstädtl et à Kostenblatt; à Giesshübel près Schemnitz et à Somoskô en Hongrie; à Dembio près Oppeln, et à Sirgwitz près Lôwenberg en Silésie, à Willnsdorf en Westphalie; à Stolpen et à Hohenstein en Saxe; à Stempel près . Mafbourg; à Härtlingen, Westerburg, etc., duché de Nassau; à Mendeberg et à Unkel, bords du Rhin; à Hoheneff, Siebengebirge; à la chaussée des Géants et à Port Rush en Irlande; aux îles de Mull et de Staffa; au val di Noto en Sicile ; à l’île Bourbon; à Guautla au Mexique ; dans une dolérite : à Eichstetten et à Breisach, Kaïserstuhl; à Eschenrode, Schotten et Gelnhaar, Vogelsgebirge ; à Steinheim près Hanau; au cratère d'Euben, Rhôngebirge; dans des phonolites et des trachytes : à Rübendôrfel en Bohème; au Stenzelberg, Siebengebirge; aux environs de Visegrad et d‘Ofen en Hongrie; à l'ile de Palma, Canaries; dans des mélaphyres et des porphyres plus ou moins décomposés : en Tyrol, à Theiss (avec datholite, calcaire et prehnite, tapissant des boules de calcédoine), au Mont Bufaure et au Pufler-Loch dans la Seisser-Alp (avec calcaire et puflérite); près du Stephani-Schacht à Schemnitz en Hongrie; dans des laves anciennes, sur les bords de l’Ataba, province de Simen, et aux environs de Gondar, en Abyssinie; dans la syénite : au Monzoni, vallée de Fassa en Tyrol; à la mine Sofia, Neu-Moldova en Banat; à Charlestown en Massachusetts ; dans un mélange de quartz et d’orthose, avec stilbite et Heulandite, à Mutsch près Amsteg dans VEzlithal, canton d'Uri {cristaux maclés suivant une face p);, dans la diorite : à Przibram en Bohême, à Bergen Hill, New-Jersey,; à Deerfield en Massachusetts; dans des gneiss, des micaschistes ou des filons traversant ces roches : à Stonington et Hadlyme, Connec-' ticut; à Drottning Grufva près Gustafsberg en Jemtland, Suède; dans le schiste argileux, à Andréasberg au Hartz. (Certaines vénus fossiles probablement quaternaires, de Husavic en Islande, sont tapissées intérieurement par de très-petits rnomboëdres de chabasie

412 HAYDÉNITE. HARMOTOME.

et par des cristaux de calcaire. MM. Alger et Jackson ont distingué sous le nom d'acadiolite, une variété de la Nouvelle-Ecosse, offrant les formes p, pb'e!, b5, et une couleur jaune rougeâtre ou rouge de chair. La phacolite (Phakolith de Breithaupt), en gros cristaux maclés, souvent lenticulaires, est abondamment répandue dans les cavités d’un basalte caverneux des environs de Salesel et de Wannow en Bohème, et dans les soufflures d’un trapp rougeûtre du comté d’Antrim en Irlande; on la rencontre aussi, quoique rarement, au Woztrai Berg près Schreckenstein et à Bô‘hmisch-Leipa en Bohême; on l’a citée à l’île de New-York.

La Haydénite se présente en petits parallélipipèdes que Lévy regardait comme des prismes rhomboïdaux obliques, offrant les incidences mm — 98°22' et pm — 96°5’; mais ces solides semblent pouvoir être considérés comme des rhomboëèdres offrant habituellement la macle par hémitropie autour d'un axe normal à une face rhomboédrique, connue dans quelques cristaux de chabasie de Fassa et de l’Ezlithal (voy. fig. 194 pl. XXXIIL. Les faces des cristaux sont en général ondulées et ne fournissent que des mesures approximatives; j'ai trouvé p p —95°15 à 97° 30’ sur une arête culminante; p u—169° à 170°25', angle rentrant. Clivages également faciles sui-

vant les six faces des parallélipipèdes. Translucide; transparente :

en lames minces. Les nombreux enchevêtrements intérieurs et la grande fragilité des cristaux, tout en me laissant reconnaître l’existence d’une double réfraction très-faible, ne m'ont pas permis de m'assurer s'il existait un ou deux axes optiques. Eclat vitreux. Jaunâtre. Dur. —24,5. Dens. — 2,125. Dans le matras, dégage de l’eau, blanchit et prend un aspect farineux. Au chalumeau, fond difficilement en un verre blanc transparent. Facilement attaquable par Vacide chlorhydrique en faisant gelée. Après calcination, l'attaque est incomplète. Une analyse faite sur une très-petite

quantité a donné à M. Delesse : Si 49,5 Âlet Fe 23,5 Ca 2,7 k 2,5

H 21,0 == 99,2. Les cristaux, presque toujours recouverts d'une croûte de chlorite terreuse, et quelquefois remplacés en partie par cette substance, tapissent, avec Heulandite (Beaumontite), les fentes d'une diorite schisteuse à Jones’s Falls près Baltimore en Maryland.

Parmi les minéraux formés au milieu du béton des anciennes maconneries romaines des bains de Plombières, M. Daubrée a reconnu de très-petits cristaux rhomboédriques de chabasie.

HARMOTOME. Kreuzstein; Werner. Morvénite; Thomson. Hyacinthe blanche cruciforme ; Romé de l'Isle. Andréolithe; Andréasbergolithe; de la Méthrie. Kreuzkrystall; Heyer. Paratomer Kuphon-Spath; Mohs.

HARMOTOME. 1

Prisme rhomboïdal droit de 124° 47.

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS, ANGLES MESURÉS

mm 124047 125°5! Ph. pm 90° »

mhT4 adj. 160031’ » *bl2m 149032 149032’ Ph, 150° Dx. m h 71% opp. 44446! » b26121193'surm DT mu \10°26' macle 110°26' Ph.30'Dx.| 1/83» 171038’ 17104! Ph. pb1? 120°28/ 120°56/ Dx. b12 m latér. 119027" » | pb18 98529! » b12 2,9 12106 macle 121°6’ Lé. 30’ Dx.

Les formes, b*?, b'8, offrent toujours l’hémiédrie à faces parallèles, et m l'offre quelquefois. La modification k'* est donnée sur

l'autorité de Brooke et Miller. Combinaisons de formes observées :

m{(ib°)p, cristaux maclés de morvénite d'Ecosse, allongés suivant l'axe vertical, fig. 185 pl. XXXI, et cristaux maclés d'harmotome d'Oberstein, allongés parallèlement à une face m, fig. 186 pl. XXXII; 1 1 (1m) ({b°) p, cristaux maclés d’harmotome; m AT {(!b*) p. Tantôt la face m la plus développée existe du même côté que b!?, comme dans la morvénite, tantôt elle se trouve du côté où b!? manque, * comme dans l'harmotome. Les faces m et b!? coexistantes sont ordinairement striées parallèlement à leur intersection mutuelle, l’m isolée est légèrement ondulée; p porte des cannelures très-fines parallèles à son intersection avec b!? et obéissant à la même hémiédrie que cette face (voy. fig. 185 et 186). Macles simples ou doubles. Les macles simples peuvent s'expliquer en supposant que deux individus hémièdres sont d’abord placés dans des positions semblables et que l’un d’eux, après avoir fait une révolution complète

autour d’une arête 2, vient s’enchevètrer avec l'individu resté fixe,

de manière à avoir un premier plan de contact parallèle à m» et un second perpendiculaire au premier, mais ne coincidant avec aucune modification simple, connue ou possible. Cet assemblage simule un cristal non maclé dont il se distingue par les quatre groupés de stries qui forment en se croisant sur la base une série de losanges concentriques, et surtout par l'angle de 55°13’ que le plan compre- ? nant les axes optiques de l’un des individus fait avec le plan des axes de l’autre individu; c’est la forme ordinaire de tous les cristaux de morvénite d'Ecosse, fig. 185 et d’une partie de ceux d’harmotome, fig. 486. La macle double est produite par la pénétration de deux macles simples croisées à angle droit et assemblées suivant

Pb. Phillips. Dx, Des Cloizeaux. Lé. Lévy.

414 HARMOTOME.

un plan qui n’est encore parallèle à aucune face connue où possible; c'est cette seconde disposition qu'affectent toujours les ceristaux d'harmotome d'Andréasberg, fig. 187, et ceux de presque toutes les localités. La lumière polarisée permet d'étudier la marqueterie intérieure des deux espèces de macles : dans les lames parallèles aux bases des macles simples, on reconnaît ainsi que les limites entre les pièces dont ces macles se composent sont rarement aussi nettes que je l'ai indiqué sur les fig. 185 et 186, que ces pièces em-= piètent souvent les unes sur les autres, ét que leur contact se fait verticalement par des surfaces assez inégales dont le raccord a lieu par de petits remplissages irréguliers ; dans les lames perpendiculaires aux bases des macles doubles, les quatre secteurs composants sont au contraire plus généralement égaux, leur réunion est plus intime, et les remplissages. s'il en existe, sont ordinairement invisibles. Clivage assez facile suivant » et p. Cassure inégale ou imparfaitement conchoiïdale. Transparente; translucide ou nuageuse. Double réfraction peu énergique. Deux axes optiques trèsécartés, situés dans un plan parallèle à la petite diagonale de la base. Bissectrice aiguë positive normale à la base. Deux lames, prises perpendiculairement aux deux bissectrices dans des cristaux de morvénite d'Ecosse, m'ont donné dans l'huile :

2H. = 89°40 2H,,=— 98933; d'où, 2V — 85°52 6—1,516 ray. rouges.

La dispersion des axes est inappréciable aussi bien par les bordures des hyperboles que par la mesure de lécartement qui a fourni, à une ou deux minutes près, les mêmes nombres pour les rayons bleus que pour les rouges. L’angle, formé par les axes optiques de l’harmotome en macles doubles d'Andréasberg, paraït un peu va= riable, quoique toujours voisin de celui qui s’observe dans la morvénite d'Ecosse. J'ai trouvé sur des plaques norrnales à la bissectrice aiguë extraites de trois cristaux différents : 2H = 86°31'; 90°12/; 92°10', ray. rouges. Eclat vitreux. Incolore; blanche; quelquefois jaunâtre, brunâtre, grisâtre ou rougeâtre. Poussière blanche. Fragile. Dur. —24,5. Dens. — 2,198 {(morvénite); 2,447 (harmotome).

D’après M. Damour, l’harmotome d'Ecosse 4 perdu 4,3 p. 100 de son poids après six mois d'exposition dans l'air sec. Par la calcination, elle perd : 1,8 p. 400 à 100°; 9,9 p. 400 à 150°; 13,5 p. 100 à 190° ; aprèsvingt-quatre heures d'exposition à l'air, la perte se réduit à zéro. Au rouge naissant, le minéral perd 14,65 p. 100 d’eau, il est désagrégé et a perdu ses propriétés hygroscopiques ; au rouge vif, la perte totale est de 14,70 p. 100, Au chalumeau, les cristaux. transparents de morvénite, comme ceux d’harmotome, blanchissent et deviennent friables à la première application de la chaleur; ils fondent ensuite assez difficilement sur les bords en un verre semitransparent. En poudre, facilement attaquable par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice pulvérulente; la liqueur, séparée de la silice et étendue de beaucoup d’eau, donne un précipité de sulfate de

HARMOTOME. 415

baryte par l'addition de quelques gouttes d'acide sulfurique faible. Les résultats des analyses peuvent ètre exprimés par l’une des formules suivantes :

Ba, Àl, Si 6H exigeant, Silice 49,71 Alumine 14,23 Baryte 21,145 Eau 14,91; ou bien, 1 S

Ba, Al, Si + 5H exigeant, Silice 46,43 Alumine 15,94 Baryte 23,70 Eau 13,93; une faible proportion de baryte est toujours remplacée par de la potasse et de la soude, et les analyses de M. Damour accusent une très-petite quantité d'oxyde de fer dans les cristaux les plus transparents.

Analyses de l’harmotome : en petits cristaux transparents [morvénite de Thomson), de Strontian en Ecosse, a, par Damour {moyenne de deux opérations); en gros cristaux blancs, opaques, accompagnant les premiers, d, par Damour; de Strontian, c, par Kôhler, d, par Rammelsberg; d'Andréasberg, e,.par Kôhler, f, par Rammelsberg; d'Oberstein, g, par Kôhler; du Schiffenberg près Giessen, À, par Wernekink.

Silice 47,59 47,1% 4610 47,52 46,63 48,49 46,65 44,79 Alumine 16,50 15,68 16,41 46,94 16,82 16,35 416,54 19,28 Oxyde ferrique 0,60 0,51 » » » » » 0,85 Baryle 20,65 21,06 20,81 20,25 20,32 20,08 19,12 47,69 Potasse 0,81 0,78 0,90 1,00 1,02 l 9 0? 1,10 » Soude . 0,7% 0,80 » 1,09 DU AU Te » »

Chaux » » 0,63 » 0,25 » 1,10 1,08 Eau ALAG6 13,19 15,11 13,45 16,03 13,00 45,2% 15,32 j 101,03 99,76 99,96 100,25 100,07 99,99 99,75 98,91

L'harmotome, en cristaux toujours maclés, se trouve principalement dans des filons traversant les schistes cristallins où argileux, avec galène, blende, argent rouge, arsenic natif, calcaire, quartz, barytine, étc.: à Andréasberg au Hartz (mines Bergmannstrost, Abendrôthe, Andreaskreuz et Katharina Neufang); à Strontian en Ecosse ; à Kongsberg en Norwège; à Rudelstadt en Silésié. On là rencontre aussi : dans une aphanite compacte ou amygdaline, à Przibram en Bohême et près de Hruschau en Silésie; dans des phonolites et des trachytes, au Marien Berg près Aussig et à Mosern en Bohème; dans des amygdaloïdes, à Oherstein, principauté de Birkenfeld, à Dumbarton en Ecosse, au Schiffenberg près Giessen en Hesse, à Vicenceé en Vénétie; dans des bagaltés caverneux plus ou moins altérés,-à Bôlmisch-Kamnitz, à Schima et à Hauenstein en Bohème, à la blaue Kuppe prés Eschwege en Hesse.

416 STILBITE.

STILBITE. Desmin; Hausmann. Strahl-Zeolith; Werner. Radiated Zeolite; Jameson. Prismatoidischer Kuphon-Spath, Mohs.

Prisme rhomboïdal droit de 94°46/.

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS. ANCLES MESURÉS. [ mm 9k46/ » *pb12 43200 131°59’ Lévy mh1 1378! » pm 90° c »

*m gl 132052’ 133°30/? Phillips.

je 1 hi 90e R1b12 19300? »

bI2HU2 11ke0/ côté 115° Dx.

| AR : [ g1612 120°29 120°30’ Phill.

ph? 90° à | b12512 149016" avant 418°50/ Phill. e2B gi 138935" 139° à 1#1° Dx. e25D12 145167 147 env. Dx.

Combinaisons de formes observées : A! gtbt?; hqtpb'?; mht gt pb"?, fig. 200 pl. XXXIV; h'g'b'?e?3, Les faces A! et g! sont striées parallèlement à leur intersection; p est quelquefois ondulée; b!? est souvent raboteuse par suite des enchevêtrements des nombreux individus dont se compose chaque cristal ; e?#, que j'ai découverte sur de petits cristaux accompagnant la datholite de Bergen Hill, est brillante mais peu unie, et ne fournit que des mesures imparfaites ; a! n'est connue que comme face d'assemblage des macles. Les cristaux sont souvent aplatis suivant g!. Macles très-rares par accolement de deux individus suivant une face at. Clivage parfait suivant g!'; traces suivant L'. Cassure inégale. Transparente; se- Mmi-transparente ou translucide. Double réfraction assez énergique. Plan des axes optiques parallèle à gl. Bissectrice négative perpendiculaire à la base. Dispersion des axes assez notable; e <v. J'ai trouvé sur une plaque extraite d’un cristal des Féroé : 2E — 51° 10’ ray. rouges, 52° environ ray. bleus. La très-grande facilité du clivage parallèle à 9! rend presque impossible le travail des plaques normales à la bissectrice. Eclat vitreux; nacré sur g'. Incolore; blanche; rouge de chair ou rouge foncé; jaune de diverses nuances; brune. Poussière blanche. Fragile. Dur. = 3,5 à 4. Dens. — 2,09 à 2,20.

Les expériences de M. Damour on! montré que la stilbite des Féroë, en cristaux transparents, perdait 3,6 p. 100 d’eau après un. mois d'exposition dans l’air sec, et qu'elle reprenait un peu plus que son poids primitif après deux jours passés à l’aix libre. Le minéral perd 1,3 p. 100 à 100° et 13 p. 100 à 150°; après cinq jours d'exposition à l'air libre, la perte se réduit à 3,1 p. 100 et elle reste invariable pendant plusieurs jours. A 170°, la perte est de 16,2 p. 100 et elle se réduit à 9,2 p. 100 au bout de quinze jours d'exposition à

STILBITE. 417

l'air. Chauffée au rouge vif, la matière perd en tout 19,2 p. 100; elle est boursouflée et ses propriétés hygroscopiques ont complétement- disparu. Au chalumeau, se boursoufle fortement et fond facilement en émail blanc. Complètement attaquée par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice pulvérulente.

Ca, Al, Si + 6H : Silice 57,41 Alumine 16,43 un 8,93 Eau 17,23; une petite portion de la chaux est ordinairement remplacée par de la soude ou de la potasse,

Analyses de la stilbite : a, d'Islande (Blätterzeolith compacte), par Fuchs et Gehlen; b, d'Helgastadr en Islande, entourant le spath calcaire, par Sart. de Waltershausen; c, des Féroë, par Moss; d, de Dalsnypen aux Féroë (stilbite en forme de prehnite), par Retzius; e, bacillaire, d’un jaune clair, de Christiania, par Münster; f, des monts Ilmen près Miask, accompagnant la phénacite, par Hermann; g, d'Andréasberg, par Kerl; k, du Rinnthal sur la route du Saint-Gothard, canton d'Uri, par GC. Leonhard; à, en croûte dure, à éclat soyeux, blanche, produite par l’action d’une source chaude près d'Olette, Pyrénées-Orientales, par J. Bouis.

a ( c d e f g Silice 55,07 56,3 57,05 56,76 58,53 56,31 56,3 55,75 57,6 Alumine 16,58 15,9 146,49 47,73 15,13 146,25 15,9 48,50 16,1 Oxyde ferrique » 1,3 D » 0,50 4,00 4,3 0,01 » Chaux 7,58 7,8 1,686 4,50 ‘7,02 7,66 ‘7,4 8,04 8,6 Soude D) 1,32 2,53 10) »

1 E 2 2 € 2 Potasse 30 06: 026 » RTE DES LUS Eau 19,30 17,6. 47,79 18,33 17,05 17,75 17,6 17,00 17,6 100,03 99,1 100,55 99,85 101,90 100,00 99,1 99,30 99,9 Densité : D, 24340 » » 220302 1900) » »

Les cristaux de stilbite sont rarement simples; ils se composent ordinairement d'un grand nombre d'individus bacillaires ou aplatis suivant g!, groupés en forme de gerbes, et ils sont implantés dans les cavités ou les fentes de roches assez variées, ou bien ils forment des croûtes et des stalactites. On la trouve dans des amygdaloïdes : a Naalsôe, Svinôe, Waagôe (masses stalactitiques ayant au centre un noyau de céladonite), Osterôe, Sandôe, et Dalsnypen, archipel des Féroë, avec apophyllite, mésolite et Heulandite, à l'entrée du Berufjord, côte Est d'Islande; à l’île Disco au Groënland, au rancho de las Cruzita au Mexique; au cap Split, à la baie Sainte-Marie et à l'île Partridge près Parsborough, Nouvelle-Ecosse; aux monts.

Vendayah et à Poonah, Hindoustan; à Nertschinsk en Sibérie; à Kilpatrick en Ecosse (beaux cristaux d’un rouge brique); à Antrim en Irlande; en Transylvanie, à Zalathna (lamello-fibreuse, d'un jaune isabelle foncé), à Pojana et Tekerd (rouge de chair), près de Klein-Almas et de Mittel-Almas (rouge foncé), près de Balsa, de Füzes, de Porkura, de Dupa-Piatra et de Felsô-Väcza; à Theiss

Page 1