TABERGITE
‘le elinochlore d'Achmatowsk et du Tyrol, et formées par l’accolement de six secteurs triangulaires dans chacun desquels il est facile de constater une double réfraction assez énergique, une bis-
sectrice négative, et deux axes excessivement rapprochés dont le
plan est normal au côté extérieur situé sur le contour hexagonal. Une analyse de M. Damour a donné pour leur composition 2
Si 33.67 Al20,37 Fe 6,37 Mg 29,49 H 10 0 = MO ‘Les lames
sont empâtées dans une matière stéatiteuse blanche et elles sont
indiquées comme provenant de Brosso en Piémont. | D’autres lames hexagonales maclées, d’un vert foncé, bordées par
une bande étroite de fer hydroxydé brun, du Pusterthal en Tyrol,
paraissent annoncer l'existence d’un clinochlore très-ferrifère: Ces lames m'ont offert, pour chacun de leurs secteurs composants; une double réfraction faible, deux axes écartés d'environ 36° dans un plan normal aux côtés de l'hexagone et une bissectrice positive presque perpendiculaire au plan du clivage basique. Aw: chalumeau, elles noireissent, s’exfolient, et fondent sur les bords en émail noir magnétique. É ;
Parmi les nombreuses localités où l’on rencontre des substances lamellaires, vertes, analogues au clinochlore, mais dont les échantillons n'ont pas encore été soumis à un examen optique, nous citerons : les vallées de Kleinarl, de Gastein, de Grossarl et de Stubach, en Salzbourg; Rassbach en Autriche; Salla et la Plan-Alp en Styrie ; l'Elend et lé Schwarzhorn en Carinthie (beaux cristaux); Wischkowitz et.le Lasur Berg près Michelsberg en Bohème {grandes lames engagées dans des couches de schiste amphibolique alternant avec du calcaire); Winkelsdorf, Wermsdorf, Stiepanau, Krzetin et Boskowitz, en Moravie; Würbenthal et Klein-Mohrau en Silésie (lames engagées dans le micaschiste avec fer oxydulé, fer oligiste et pyrite) ; le Johannes- Stollen près Iglo, et Schmôlnitz en Hongrie: Csertésd et Sz. Domokos en Transylvanie : Portsoy, comté de Banff (dans la serpentine), Glen Tilt, comté de Perth (cristallisée), les îles d’Arran, d'Isla, et quelques autres points, en Ecosse; Carnebie aux Shetland; les Mourne mountains.en Irlande, ete.
On désigne, sous le nom de tabergite (tale bleu de Werner),
de grandes lames d'un vert émeraude ou d’un vert bleuâtre, de Ta- :
berg en Wermland, qui comprennent plusieurs variétés à propriétés optiques très-différentes ou même opposées : quelques échanüllons m'ont en effet montré un seul axe positif comme certaines pernines; d’autres possèdent deux axes plus ou moins écartés
avec bissectrice positive; d’autres enfin offrent un enchevêtrement
irrégulier de lames d'un vert bleuâtre à axes excessivement rapprochés, avec bissectrice positive, et de lames d’un vert jaunâtre à deux axes beaucoup plus. écartés, avec bissectrice négative; C’est précisément l'inverse de ce qui a lieu dans les larges lames de Traverselle dont il a été question plus haut. La tabergite con-
LOGANITE. PYROSCLERITE: 4:49 tient d'apres Svanberg : Si 35,76 AÀ113,03 Fe 6,34 Mn 1,64 Mg 30,00 K 2,07 H 11,76 F1 0,67 — 101,27.
La Loganite de M. S. Hunt offre des cristaux imparfaits à surfaces arrondies, clivables suivant les faces d’un prisme de 124° environ, et paraissant pseudomorphes de l’amphibole. Cassure inégale. Faiblement translucide. Eclat vitreux sur les faces de clivage, faiblement résineux ou terne sur les faces des cristaux. Brun chocolat ou brun de girofle. Poussière grisâtre. Fragile. Dur. — 3. Dens. — 2,60 à 2,64. Dans le matras, dégage beaucoup d'eau empyreumatique. Au chalumeau, devient blane grisätre sans fondre. Imparfaitément attaquable par l'acide chlorhydrique. Composition voisine de celle du elinochlore, d’après deux analyses
de S. Hunt, dont la moyenne conduit à : Si 32,49. A113,18 Fe 2,14
Mg35,77 Ca0,95 H et G16,92— 101,45. Se trouve en.petits cristaux courts et épais engagés dans un. calcaire cristallin, avec serpentiné, mica (phlogopite), pyrite de fer et apatite, à l’île du grand Calumet sur l'Ottawa en Canada.
Pyrosclérite. Masses cristallines appartenant au système du prisme rhomboïdal droit ou oblique. Clivage dans deux directions rectangulaires, l’un parfait, l’autre imparfait. Cassure inégale ou écailleuse: Translucide. Eclat faiblement nacré sur les plans du clivage facile, mat dans la cassure. Vert pomme; vert émeraude; vert grisâtre. Poussière blanche. Dur. —3. Dens. —2,74. Difficilement fusible au chalumeau en verre vert grisâtre. Lentement soluble dans le borax en donnant la réaction du chrome. Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique avec séparation de silice pulvérulente. Composition très-voisine de celle de la Kämmerérite, d’après une analyse de de Kobell qui a donné :
Si 37,03 A113,50 Cr1,43 Fe352 Mg31,62 H 11,00 = 98,10. Forme avec chonicrite, un filon dans la serpentine, près Porto- Ferrajo, Île d’'Elbe.
Un minéral, connu sous le nom de serpentine d'Âker, en masses transparentes , jaunâtres, se rapproche de la pyrosclérite
par Sa composition, pour laquelle Lychnell a trouvé : Si 35,28
Al 13,73 Fe 1,79 Mg 39,35 41,330 et bitume 6,28 — 99,76. Il est engagé dans du calcaire spathique, à Âker en Südermanland.
Une substance des Vosges, analogue à la précédente, offrant trois clivages dont deux perpendiculaires entre eux et un plus facile que les deux autres, à cassure inégale ou conchoïidale, transparente en lames minces, m'a paru sans aucune action sur {a lumière polarisée; elle est donc complétement amorphe ou pseudomorphique. Eclat gras inclinant au nacré. Vert pâle; blanc grisâtre ou bleuà-
Dont 29
450 CHONICRILE. CHLORITE TALQUEUSE.
tre, Poussière blanche. Se laissant tailler au couteau. Dur. =
2,5 environ. Dens.— 2,622. Par la calcination, devient blanche, opaque et presque aussi dure que le quartz. Au chalumeau, fond avec bouillonnement en un verre blanc opalin. Attaquable par l'acide chlorhydrique. L'analyse des lames clivables, bleues ou
d’un vert bleuâtre, a fourni à M. Delésse : Si 38,39 À126,54 Er:
traces Fe 0,59 Mg 22,16 Ca 0,67 H 11,65 — 100. Cette substance, distinguée par M. Delesse de la serpentine à laquelle elle ressemble beaucoup, forme de petits rognons associés à du mica magnésien à un axe et à de la serpentine, dans un calcaire grenu de la carrière du Saint-Philippe près Sainte-Marie-aux-Mines, département du Haut-Rhin. Elle paraît aussi exister dans un calcaire grenu, à Chippal près la Croix-aux-Mines et Pres de Laveline dans les Vosges.
La chonicrite offre des masses amorphes, à cassure é inégale ou imparfaitement chonchoiïdale, translucides sur les bords, mates ou faiblement luisantes, blanches, d’un blanc jaunâtre ou grisâtre, se laissant tailler au couteau, d'une dur. —3, d’une dens. — 92,91. Au chalumeau, fond facilement et avec bouillonnement en émail grisâtre. Se dissout lentement dans le borax en donnant la réaction du fer. Attaquable par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice pulvérulente. Diffère principalement de la pyrosclérite par la substitution d’une certaine quantité de chaux à une partie de la
magnésie, M. de Kobell a obtenu dans une analyse : $i135,69
Â117,2 Fe1,46 ‘Mg922,30 Ca12,60 H9,00-—98,37. Elle accompagne la pyrosclérite, à Porto- Ferrajo île d'Elbe. |
Chlorite talqueuse de Traverselle. Le nine déstoné sous ce nom par M. Marignac se présente en lames grossièrement hexagonales ayant jusqu’à trois et même six centimètres de côté, et qui, d’après la disposition des branches d'hyperbole visibles au microscope polarisant, paraissent dériver d'un prisme légèrement oblique, à base rhombe de 120° comme le clinochlore. Ces lames sont des macles composées de six secteurs triangulaires dont l’ensemble offre un centre translucide, vert noïrâtre, à deux axes optiques nettement séparés, avec une bissectrice négative, et une enveloppe extérieure transparente, d’un vert clair, à axes optiques excessivement rapprochés avec une bissectrice posilive. Dans chaque secteur de la partie centrale ou de la bande extérieure, le plan des axes est normal au côté situé sur le contour hexagonal et par conséquent parallèle à la grande diagonale de la base des eristaux simples; la bissectrice est presque perpendiculaire à cette face. La poudre, d’un blanc verdâtre, est plus onctueuse au toucher que celle du clinochlore ordinaire et rappelle tout à fait celle de la craie de Briançon. La composition un peu variable, trou-
MICA-CHLORITE. RIPIDOLITE. 151
vee par M. Marignac, s'accorde avec les phénomènes optiques pour montrer que la substance n'est pas homogène et peut être considérée comme un mélange de clinochlore et de quelque matière talqueuse encore inconnue à l'état isolé. Trois analyses ont donné :
Si : Al Fe Mg H
On la trouve avec le minerai de fer oxydulé de Traverselle en Piémont, associée aux grandes lames enchevêtrées de clinochlore citées plus haut. La Tocalilé de Traverselle fournit éncore une autre substance que son aspect a fait quelquefois désigner sous Île nom de mica-chlorite ou de tale-chlorite, et qui offre des lames hexagonales opaques au centre, transparentes sur les bords, à double réfraction positive très- faible, à un seul axe ou à deux axes excessivement rapprochés, d'un éclat argenté, d'un vert tendre; cette substance dégage beaucoup d'eau dans le matras; au chalumean, elle blanchit, s'exfolie et fond difficilement sur les bords en émail blanc: elle est associée à de nombreux petits cristaux de dolomie et à quelques dodécaèdres de fer oxydulé.
RIPIDOLITE; G. Rose. Chlorit; de Kobell. Chlorite écailleuse. Prismatischer Talkglimmer, en partie. Lophoit. Ogkoiït; Breithaupt.
Système cristallin indéterminé. Ordinairement en tables hexagonales biselées par des faces arrondies. Clivage très-facile suivant la base. Opaque ou translucide; transparente seulement en lames très-minces. Double réfraction excessivement faible. Des James d’un vert foncé, groupées sur un gneiss du Dauphiné, m ’ont offert un seul axe négatif se manifestant par une croix noire trèsvague. Des écailles minces d’un vert foncé, extraites des masses schisteuses qui renferment la Sismondine de Traverselle, possèdent deux axes optiques très-voisins, avec bissectrice négative sensiblement perpendiculaire au plan de clivage. A l'exception des échantillons de ces deux localités, aucun autre ne ma jamais permis de constater ses propriétés optiques. Eclat vitreux où gras sur les faces latérales des cristaux, faiblement nacré sur les plans de eli-
vage. Vert poireau; vert olive; vert d'herbe; vert brunâtre ou noirâtre, quelquefois bleuâtre. Poussière grise ou verdâtre. Flexible mais non élastique en she minces. Dur. en a; Dens. — 2,18 à 2,96.
Au chalumeau, fond sur les bords en émail noir noie
452 RIPIDOLITE. HELMINTHE.
quelques variétés commencent par blanchir. Attaquable par l’'acide chlorhydrique.
La majorité des analyses conduit à la formule :
R°, AP Si + HT: R comprenant ordinairement (Fes, gs) et plus
rarement (Fe Mgf). Pour R — (et, Mg), la formule exige : Silice
26,73 Alumine 18,36 ne ferreux 25,66 Magnésie 18, 03 Eau
Analyses de la ripidolite : à, du Greiner dans le Zillerthal (Lophoit
de Breithaupt, dens. — 2,88); b, de Rauris en Pinzgau (Ogkoit de Breithaupt, dens. — 2,90), toutes deux par de Kobell; c, de Gumuch- Dagh en Asie-Mineure, par Smith; d, du Saint-Gothard, par Rammelsberg:; e, de la mine Steele, comté de Montgomery dans la Caroline du Nord, par Genth; f, de l'ancienne mine Osterby à Dannemora, par Erdmann; en masses écailleuses (chlorite écailleuse),
g, de ‘la montagne des Sept-Lacs en-Dauphiné, k, de Saint- sie }
tophe en Oisans, toutes deux par Marignac.
ü b c d e ES 5 he.
Silice 27,32 26,66 27,20 25,12 24,90 27,89 : 97,14 . 26,88 Alumine 20,69 18,90 48,62 22,26 21,77... 14,30 19,19) 47,52 Oxyde ferrique » » » 1,09 4,60 5,96 -» »
Oxyde ferreux 15,93 27,48 23,91 93,44 - 24,91 21,21 : 24,76 29/76 Oxyde manganeux OLT4-0,620) » 1,15 5,43 » »
nn mom mer aoee meme 100,60 99,38 97,28 99,69 100,00 | 99,37 99,33 K 0,17 Na 0:23 100,34
La ripidolite cristallisée se compose Presque toujours de lames
hexagonales groupées en éventail ou en boules contournées qui sont implantées sur des cristaux d'adulaire et de quartz ou qui tapissent des fentes dans le gneiss. On la rencontre principalement au Saint- Gothard, avec fer axotome; au Greiner dans le Zillerthal en Tyrol; à Rauris dans le Pinzgau en Salzbourg; à Gumuch-Dagh en Asie-Mineure, avec émeri; à l’île de Bute en Ecosse; à la mine Steele, comté de Montgomery, Caroline du Nord. On trouve quelquefois dans des
cristaux de quartz et de feldspath, des lames empilées sous forme
de longs prismes à six faces très-contournés, auxquels M. Otto Volger à donné le nom d’helminthe. La ripodilite, à l’état de masses écailleuses ou grenues {chlorite écailleuse) est beaucoup plus répandue que la ripodilite cristallisée. Elle forme des nids et des filons assez considérables dans les gneiss, les granites et les
DELESSITE. 153
schistes chloriteux, près de Saint-Christophe, vallée dan Bourg-d'Oisans et à la montagne des Sept-Lacs entre Allevard et Allemont en Dauphiné; à la mer de glace de Chamouni, au Saint-Gothard et en beaucoup d'autres points des Alpes suisses; à Traverselle en Piémont; en Tyrol; en Styrie; en Bohème, etc. Elle enveloppe sou- : vent divers minéraux tels que Chrichtoniie, anatase, fluorine rose, quartz, Sismondine, etc., ou bien elle les pénètre ou les recouvre d’un enduit pulvérulent comme on le voit pour le sphène, l’axinite, l’orthose, l’albite, le quartz, etc.; dans quelques cas, cet enduit ne paraît pas répandu indifféremment dans toutes les directions, et sur les cristaux d'adulaire du Saint-Gothard, par exemple, il ne tapisse en général que les faces g°. Elle paraît être l’élément constituant principal de la plupart des schistes chloriteux. On la trouve aussi avee une structure -bacillaire ou terreuse dans divers filons ou couches métalliferes : en Cornwall où elle est désignée sous le nom de peach et où elle forme avec du quartz le killas des filons d’étain; en Cumberland et en Westmoreland; à Arendal en Nor- : wège; aux mines de Dannemora (petites aiguilles engagées dans un calcaire ou colorant. un pétrosilex), et à Sala en Suède; à Bergegiesshübel en Saxe; à Dognacska en Banat, etc. Enfin elle forme des pseudomorphoses moulées sur des cristaux de grenat, à Bergmannsgrün en Saxe, et sur des cristaux d'amphibole, au Greiner en Tyrol.
Delessite; Naumann. Chlorite ferrugineuse; Delesse. Eisénchlorit. Structure écailleuse ou fibreuse. ‘ Couleur vert olive ou. vert noiràtre avec une poussière grise ou d'un vert clair. Plus ou moins facilement altérable à la surface, au contact de l'air. Dur. — 25 environ. Dens. — 2,89. Dans le matras, dégage de l’eau, se colore en vert foncé ou en brun tombac et prend un reflet métallique. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords en une masse ‘noire magnétique. Facilement attaquable par les acides, avec séparation de silice floconneuse. Deux variétés, 4, de la Grève près Mielin dans les Vosges, 7, de Rlanite près Zwickau en Saxe, ont donné à M. Delesse :
Si Al Fe Fe Mg Ca HOure T A1,5k 4,07 49,1% 0,46 11,55 — 99,30 5 8,47 1542 15,32 0,45 12,57 — 99,33
D’après la description de M. Delesse, cette substance, dont les lamelles radiées sont disposées en éventail suivant les rayons de . demi-sphères juxtaposées, forme un enduit concrétionné ou des nodules sphéroïidaux qui tapissent des cavités : dans le porphyre de Belfahy, de la Grève près Mielin, des environs de Giromagny et de quelques autres points dans Les Vosges, avec calcaire, quartz et épidote; dans quelques porphyres verts antiques ; dans presque tous les mélaphyres et notamment dans ceux du Tyrol et de l’Ou-
15% GRENGÉSITE. ÉPICHLORITE. APHROSIDÉRITE. MÉTACHLORITE.
ral; dans les porphyres amygdaloïdes d’Oberstein, principauté de Birkenfeld, avec quartz, harmotome, prehnite, etc. et dans ceux de Planitz près Zwickau en Saxe. pr
La More d'Hisinger paraît très-voisine de la Delessite. Elle est d’un vert foncé; sa dens. = 3,1. Elle contient suivant Hi-
singer : Si27,81 A114,31 Fe925,63 Mg14,31 Mn 2,18 I 12,55 — 96,79. On la trouve en petits grains à structure radiée, disséminés dans un mélange de quartz et de pyrite cuivreuse, au Grengesberg en Dalécarlie.
Epichlorite; Rammelsberg. Masses à structure bacillaire se laissant facilement séparer en baguettes ou en aiguilles fines, . Translucide en fragments minces. Eclat gras prononcé. Vert poireau foncé ou vert bouteille. Poussière blanche ou verdätre. Dur. —2à2,5. Dens. —92,76. Difficilement fusible au chalumeau. Imparfaitement attaquée par l'acide chlorhydrique. M. Rammelsberg a obtenu pour la composition d’un-échantillon de Harzburg :
Si 40,88 À110,96 Fe 8,72 Fe8,96 Mg 20,00 Ca 0,68 H 10,18— 100,38. Cette substance, ‘dont l'aspect rappelle celui d’une ripido= lite fibreuse, forme des veines däns une roche assez homogène, verte, tenace, ressemblant à une serpentine, qu'on rencontre avec grenat compacte, calcaire, feldspath, épidote, etc., dans une amphibolite du Riefensbeck près Neustadt au Hartz.
Aphrosidérite; Sandberger. Masses écailleuses formées par l'agrégation de très-petites lamelles hexagonales transparentes, à éclat nacré, d'un vert olive ou noirâtre, paraissant dichroïtes suivant Kenngott. Poussière gris verdâtre. Dur. —1. Dens.— 2,8. Au chalumeéau, devient rouge brun et fond sur les bords les plus minces en une masse noire. . Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique à froid. Composition d’une ripidolite sans magné-
‘sie, d'après une analyse de Sandberger qui a donné : Si 26,45 Àl
21,95 Fe42% Mg1,06 H 7,74 — 109,74 Trouvée dans une couche d’hématite rouge à la mine Gelegenheit près Web duché de Nassau.
Une’ substance, ressemblant extérieurement à l’aphrosidérite et composée de lamelles microscopiques d’un vert clair, facilement attaquable par l’acide chlorhydrique, a été analysée, après dessicca-
tion à 100°, par M. de Hauer qui a obtenu : Si 26,08 ÀI 20,27 .
Fe 32,91 Mg 10,00 H 10,06 — 99,32. Elle accompagne, avec quartz, calcaire et pyrite, un fer oligiste intercalé dans les micaschistes, en plusieurs points de la Haute-Styrie.
Métachlorite; List, Croûtes minces à structure lamello-ba-
VOIGTITE. CRONSTEDTITE. 455
cillaire, elivables dans une direction plus ou moins perpendiculaire à la surface des croûtes. Opaque. Eclat vitreux inclinant au nacrée. Vert poireau foncé à l'état frais; brunissant à l'air par suite de la suroxydation du fer qu'elle renferme. Dur.—92,5. Au chalumeau ; fond difficilement sur les bords en émail de couleur foneée. Atiaquable à froid par l'acide chlorhydrique en faisant gelée. Des échantillons aussi purs que possible ont fourni à M. List :
Siagrs 14643 Fe 40,37 Mg3,10 (Cao,74 K1,38 Na 0,08
H 13,76 —99,64, Forme de petites veines ordinairement accompagnées de calcaire, dans une roche d’un vert foncé désignée sous le nom de Schalstein, au Büchenbérg près Elbingerode au Hartz.
Voigtite; Schmid, Petites lames translucides lorsqu'elles sont . très-minces, à éclat gras un peu nacré, d'un vert. poireau à l’état frais, devenant brunes et opaques en s’altérant à l’air, très-molles. Dur.—?2.environ. Dens.— 2,91. Dans le matras; dégage de l’eau et prend une couleur brune et un éclat métalloide. Au chalumeau, fond facilement en un verre noir. Avec le borax, donne une forte réaction de fer. Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique dont action commence même à froid. Contient d'après M. Schmid : :
Si33,02 A113,08 Fe 33,5 Mg7,28 Ca1,99 Na0,96 H 9,52 — 99,00, Les lames, dont l'aspect rappelle l’eukamptite de Pressburg (voy. au mica), remplacent le mica dans un granite graphique de l'Ehrenberg près Ilmenau, Thüringer Wald. M. Kenngott a observé dans un granite de Rio-Janeiro au Brésil, une sorte de mica- . Chlorite en petits prismes courts ou en lames flexibles, d’un vert foncé, qui paraît se rapprocher de la Voigtite. M. de Hauer a trouvé
pour sa composition : Si 32,33 AI 20,47 Fe 26,25 Mg (par différ.)
115 Ca0,85 K2,02 Perte au feu 10,33 — 100. | M. C. Shepard a donné le nom de lépidochlore à une ripidolite impure de la mine de cuivre du Mont Pisgah en Tennessee.
CRONSTEDTITE, Rhombhoedrischer Melan-Glimmer: Mohs. Chloromelan.
Prisme hexagonal. régulier de dimensions inconnues. Clivage parfait suivant la base, imparfait suivant les plans latéraux du prisme. La base est unie; les faces verticales sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle. Opaque, même en lames excessivement minces parallèles ou perpendiculaires à l'axe vertical. Eclat vitreux très-vif. Noir de jais. Poussière vert sombre tirant sur le vert olive. Fragile. Dur.—72,5. Dens. — 2,35 (Damour).
NX
156 | prés SIDÉROSCHISOLITE.
: À Ja flamme’ réductive du chalumeau, fond en scorie noire trèsmagnétique. Se dissout en totalité. dans le sel de phosphore; si l'on ajoute un peu de nitre à la matière en fusion, on observe la réaction du fer et une faible teinte rose indiquant la présence du manganèse. Facilement attaquée par l'acide azotique avec dégagement de vapeurs rutilantes et léger dépôt de silice : La psp se prend en gelée vers la fin de l évaporätion.
Une faible portion de la silice pouvant bien être simplement mé-.
langée dans le minéral, on est conduit à admettre la formule Fef, Fe?, Si + 6H, qui exige : Silice 17,31. Oxyde ferrique 30,77 Oxyde ferreux 41,54 Eau 10,38; une petite quantité d'oxyde ferreux étant remplacée par de la magnésie et de loxyde manganeux.
Analyses de la Cronstedtite de Przibram : a et b, par Steinmann
(corrigées par de Kobell); c, par Damour. , Ava a d G Oxvcëxe. Rapport. |
Silice 29,83 29,85: 21,89) MAO MUR Oxyde ferrique 35,35 35,35 29,08 8,18 1 Oxyde ferreux 25,9%. 97,18 33,52: 7,45 Magnésie 3,25. 5:08 #,02 1,59 9,27 f:° Oxyde manganeux 3,82 2,08 1,01 0,23 Eau 10,70 10,70, 9,76 8,67 1
La Cronstedtite, jusqu'ici excessivement rare, se présente en masses réniformes. à structure bacillaire ou fibreuse, qui se composent de baguettes cylindroïdes de un demi à deux millimètres de diamètre ou d’aiguilles accolées en divergeant légèrement. Les seuls échantillons bien authentiques, connus dans les collections, sont implantés dans une -limonite brune mêlée de pyrite de fer, et viennent d’un filon argentifère de Przibram en Bohème, où ils sont associés à du quartz, à du calcaire et à de la sidérose. On la cite également à Wheal Maudlin en Cornwall, en groupes divergents de prismes triangulaires très-minces, implantés sur un mélange de sidérose et de pyrite décomposée.
La sidéroschisolite de Wernekink offre ordinairement des pyramides triangulaires basées (voy. fig. 164 pl. XXVIII) qui paraissen{ être une combinaison hémiédrique de trois faces pet d’une base a! appartenant à un rhomboëdre dont les‘angles n’ont pu êtré encore déterminés. La base a!, ordinairement unie, est quelque fois un peu concave. Les faces p Son souvent striées et imparfaitement développées. Opaque. Eclat très-vif sur les plans, de elivage. Noir de velours pur. Poussière d’un vert poireau foncé. No 2.5. Dens. —3 environ. A la flamme d'une bougie de-
vient noir de fer et magnétique, Au chalumeau, fond facilement
THURINGITE. HISINGERITE. 2 #57
en une boule noire magnétique. Attaquable par l'acide dlorhydrique en faisant gelée. Regardée comme une simple variété de Cronstedtite qui contiendrait, d'après une analyse approximative
faite sur une très-faible quantité de matière par Wernekink : Si 16,3
Al 41 FeFe 75,5 H7,3— 103,2. Les cristaux, toujours trèspetits, fréquemment accolés en groupes hémisphériques, ont été trouvés avec pyrite magnétique et sidérose, à Gonghonas dô Campo au Brésil.
THURINGITE; Breithaupt. Owénite; Genth.
Masses composées de petites écailles clivables dans une direction. Vert olive. Poussière plus pâle. Odeur argileuse. Très-tenace. Poudre onctueuse au toucher. Dur. = 2 à 2,5. Dens.—3,151 à 3,457; 3,186 (Smith), pour la thuringite; 3,191 pour l'Owénite.
Au chalumeau, fond facilement en une boule noire magnétique. Facilement attaquable par l'acide chlorhydrique en faisant gelée.
Fe, R°, Si + 4H : R — (Âl, Fe); une très-petite quantité d'oxyde ferreux est Hoon, remplacée par de la magnésie et de la soude.
‘Analyses de la thuringite : de Reichmannsdorf près Saalfeld en Thuringe, a, par Rammelsberg, b, par Smith; de Schmiedefeld près Saalfeld | c, par Keyser (moyenne de trois opérations); de l'Owénite de ja rivière Potomac, d, par Smith (moyenne de deux opérations), e, par Keyser.
a b CAES NT e
Silice 22,35 “29,05. 23,55 23,55 23,21 Alumine 18,39 16,40 15,63 16,46 45,59 Oxyde ferrique 12,86 17,66 13,79 14,33 13,89 Oxyde ferreux 34,3% ‘. 30,78 34,20 32,78 34,58 Magnésie 1,25 0,89 1,47 1,60 et Ca 2,62 Soude : ». et KO, » 0,46 0,49 Eau 9,81 1,4% 10,57 ‘10,48 - : 10,59
Se trouve dans une couche d’hématite brune près Saalfeld en Thuringe {Thuringite) et dans des roches métamorphiques sur les bords de la rivière Potomac près Harpers Ferry, Etat de Virginie (Owénite).
HISINGÉRITE, Hisingrit; Berzélius. Thraulite: de Kobell. Gillingite; Hermann.
258 POLYHYDRITE, MÉLANOLITE.
Amorphe, -Cassure imparfaitement conchoïdale, écailleuse ou terreuse. Opaque, Eclat résineux inclinant quelquefois à l'adamantin, mat dans les parties terreuses, Noir de velours (gillingite), noir brunâtre ou bleuâtre, Poussière gris verdàtre (gillingite) ou jaune brunâtre. Fragile, Dur, = 3, Dens, = 3,045 (Hisingérite); 2,791 (gillingite d'Orijärfvi).
Dans le matras, dégage de l’eau. Au chalumeau, fond difficilement en une perle noire ou d'un gris noir, magnétique. La gillingite ne fond pas, se couvre de cavités et devient brun rouge au feu d'oxydation, Attaquable par l'acide chlorhydrique sans faire gelée, BR
Composition variable et encore incertaine, annonçant une substance peu homogène. :
Analyses : de l'Hisingérite de Riddarhyttan*en Westmanland, a, par Rammelsberg; de la gillingite de la mine Gillinge en .: . Sôdermanland, b, par Berzélius: c, par Rammelsberg : d'Orijärfvi en Finlande, d, par Hermann; dela th raulite de Bodenmais en Bavière, e, par Hisinger,.f, par de Kobell.
a b e d Cadet à
Ya
Silice 33,07 27,80. 32,18 29,51: 31,77 31,28
Oxyde ferrique 34,18 31,50 30,10 10,74 ) 1987 49,19
Oxyde ferreux. 17,59 8,63 37,49
Chaux 2356, A b152507. 5,504 ep) » »
Magnésie 0,46 .Mn 077 4,922 1,18 SRE
Eau 11,5% 11,75. °19,37 43,00 20,00 49,12 100,00 97,02 100,00 98,52 101,64 99,52
L’Hisingérite forme des masses réniformes ou sphéroïdales, à Riddarhyttan en Westmanland, Suède. La gillingite se trouve en croûtes ou en masses amorphes, à la mine de fer de Gillinge en Südermanland, avec calcaire, et à Orijärfvi en Finlande, avec pyrite magnétique, pyrite cuivreuse et galène. La thraulite vient de Bodenmais en Bavière. :
La polyhydrite de He est une variété d'isingénite de Breitenbrunn en Saxe.
La mélanolite de Wurtz offre quelque ressemblance avec une. ripidolite à structure fibreuse ou bacillaire. Opaque; translucide en lames minces. Eclai gras. Noire. Poussière vert olive foncé: Fragile, onctueuse au toucher. Dur. — 2. Dens. — 2,69. Au chaäluméau, fond facilement en une perle noire. Facilement atta-. quable par l'acide chlorhy drique avec dépôt de silice puly érulente. . Se rapproche de l'Hisingérite par sa composition qui a donné à M. H. Wurtz (abstraction faite de 12,77 p. 100 de calcaire mélangé) :
Si 35.24 Fe 2313 Â14,48 Fe 25.09 Na 1,85 H 10,21 — 400.
LILLITE. SKOTIOLITE. STILPNOMÉLANE, 459
Forme des incrustations écailleuses à surfaces striées, dans les fentes d'une syénite, à-la carrière de Milk Row près A) n en Massachusetts. À
La Lillite de Reuss, qui ressemble à une glauconite, est amorphe, terreuse, mate, d'un vert noir, La poudre fine, vue au mieroscope, paraît translucide et d’un vert poireau. Dur, = 3. Dens. — 3,043. Dans le matras, dégage de l’eau et devient noire, Au chalumeau, sur le charbon, fond difficilement en une scoric noire magnétique. Avant calcination, se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique en faisant gelée. Contient, d'après une ana-
lyse approximative de Payr : Si32,48 Feet 051,52 H 10,20 Ca
C1,96 Fe S20,63 — 96,79. Cette substance, qui paraît être un produit d'altération se trouve avec pyrite de fer et limonite, à Przibram en Bohème.
La skotiolite est une substance amorphe, d’un vert foncé, d'une dens. — 3,09. Dans le matras elle donne de l’eau. Elle .s’attaque à chaud par l'acide chlorhydrique. Arppe y a trouvé :
Si 40,97 Fe 13,04 A1 0,60 Fe11,70 Mg 15,63 Ca 0,38 H 15,12 — 97,44. Elle paraît due à une décomposition de l’augite et de la hornblende ayant lieu sous l'influence de la pyrite de fer, et sous ce rapport, elle se rapproche de l'Hisingérite. Elle provient d’Orijärfvi en Finlande.
STILPNOMÉLANE,; Glocker.
Masses cristallines à structure feuilletée ou grenue, bacillaire ou fibreuse, offrant quelquefois des lames hexagonales facilement clivables suivant leur base. Cassure inégale ou écailleuse. Opaque. Eclat peu prononcé, entre le vitreux et le nacré sur les plans de clivage, gras dans les autres directions. Noir; vert noirâtre. Poussière vert olive ou gris verdâtre. Assez fragile.. Dur. = 3 à 4. Dens. — 3 à 3,4 (Glocker); 2,769 (Breithaupt).
Dans le matras, dégage de l'eau. Au chalumeau, fond en globule noir magnétique. Imparfaitement attaquable par les acides.
La formule chimique n’a pu être établie encore d'une, manière définitive, par suite de l'incertitude qui règne sur le véritable état d’oxydation du fer, et de la difficulté que l’on éprouve à séparer complétement la substance, du fer oxydulé et de la chlorite (ripidolite?) qui lui sont mélangés.
Analyses du stilpnomélane : a, d'Obergrund près Zuckmantel en Silésie, par Rammelsberg sen de quatre opérations); b, de la mine Friederike près Weilburg, duché de Nassau, par Siegert.
360 ©: CHALCODITE. PALAGONITE.
“SR CAN 0e. 2008 0e MONS a. 48,96 5,84 35,60 0,19 1,78 0,75 8,63 — 98,75 D" 45 00492 037 >18 1,67. 0,9% DIE 8,47 — 98,85. U
Le stilpnomélane se rencontre dans des schistes argileux de. la formation dévonienne, avec calcaire, quartz, fer oxydulé, limonite, pyrite magnétique, et quelquefois chlorite (ripidolite ?) : en Silésie, à Obergrund près Zuckmantel, à Seitendorf près Troppau, et à Spra-
chendorf près Bennisch; en Moravie, au Kiesel Berg près Brokers-
dorf (en petites lamelles entremélées de quartz, dans un filon calre) à la mine Anna près Bärn (petites lamelles engagées dans le fer oxydulé grenu et le calcaire), aux mines Hugo et Roberts dans le Walde Liskowitz près Sternberg (dans une couche de limonite), à
la mine Pauli près Sternberg {lames très-minces d'apparence hexa-
gonale), à la mine Mathilde près Wächtersdorf (en petits filons dans un calcaire feuilleté blañe, une ripidolite écailleuse et un fer oxÿdulé grenu), aux environs de Jessenetz. On l’a aussi observé dans une couche d'oxyde de fer, à la mine Friederike près Weilburg, duché de Nassau.
La chalcodite de Shepard offre de petites lamelles de forme indéterminable, groupées en eroûtes fibreuses veloutées à structure radiée ou écailleuse. Clivage très-net dans une direction. Translucide en écailles minces. Eclat semi-métallique. Vert bronzé ou jaune d’or musif. Poussière vert olive ou jaune. Dur. —1. Dens. — 2,16. Dans le matras, dégage de l’eau et prend une couleur plus foncée. . Au chalumeau, sur le.charbon, fond facilement en scorie noire magnétique. Attaquable par l'acide chlorhydrique sans faire gelée. Une analyse, faite par M. Brush sur de gros cris-
taux de la variété verte formés par. des écailles irrégulières et pa-. raissant pseudomorphes, indique une.composition presque iden-
tique à celle du stilpnomélane, et conduit à la formule : BR, Re, Si + 6H; R comprenant de l’oxyde ferreux, de la magnésie et
une très-petite quantité de chaux, et R, de l'oxyde ferrique avec un peu dalumine. Les nombres obtenus par M. Brush sont :
Si 45,29 Fe 20,47 Al 3,62 Fe 16,47 Mg 4,56 Ca 0,28 H 9,22 — 99,91. -La substance se trouve en enduits minces sur du fer oligiste, à la mine de fer de Sterling, Antwerp, eomté de.Jefferson, Etat de New-York. .
PALAGONITE ; Waltershausen. A ÈSHE Cassure imparfaitement conchoïdale ou esquilleuse. Masses peu homogènes formées par l'agrégation de fragments anguleux. Translucide sur les bords. Des tranches minces, prises sur des échantillons d’Is-
PALAGONITE. 461
lande, m'ont offert dans la lumière polarisée une trame brune translucide, pénétrée par des grains transparents, biréfringents, incolores, et par des grains opaques. Eclat résineux ou vitreux. Brun jaunâtre ou RON AUTES Poussière jaune. Fragile. Dur. = 4 àa5. Dens.—2,4 à 2,6. Dans le matras, donne de l'eau et devient d'un brun foncé. in chalumeau, fond facilement en une perle brillante, magnétique. Facilement attaquable par l'acide chlorhy-. drique en faisant gelée. :
Analyses de la palagonite: a, d'un brun rouge clair, mélangée de zéolites, de péridot, de feldspath et d'augite, du val di Noto; b, d'un brun foncé (korite), disséminée dans la-précédente ; &e deux autres variétés du val di Noto, l’une, c, d’un brun de co- Jophane, contenant l’hyblite, l’autre, d, rouge, contenant la notite;e, de la variété de Tonnara'au cap Passaro, comprenant la siderosilicite et la trinacrite, toutes par Waltershausen; f, du ravin nommé Trollkonugil près de l'Hekla; g, des îles Galapasos, toutes deux par Bunsen; », jaune ou brunûtre, de Hof Bese- : lich près Limburg, par Sandberger.
c .d e FA h
(Sal
do? à
Alumine MMA 07,55 9,64.) 5118 6,69" * 826014 311119 7e Chaux HS h;JA "4,26. 15,83: : 0,674 8,28° ! 778 MST Magnésie GHAUÉO D AUSINTE TO TEA AR NS APR AGE MENT .Soude 1,00. 0,93 3,81 0,88 41,08 0,61 : 0,54 1,02 Potasse 4,26 0,47 : 1,05 0,90 - 0,88 0,43 0,76. 0,81 Eau . 15,19 44,22 15,02 18,75 10,66 18,25 24,69 20,20 9 2
Résidu 6,50 10,99 3,87 4,0% 3,31 1,89 2,19 2,09
99,88 98,77 99,51 100,00 100,33 100,00 100,04 99,83 Densité : » » » D) 2,713 » » 2,409
Associée à des fragments de lave basaltique et d’obsidienne, la palagorite constitue le principal élément du tuf palagonitique si abondamment répandu, à Palagonia dans le val di Noto près de l'Etna ; dans une grande partie de l'Islande et notamment à Selfjadall, au petit cratère dit Vôordufell, au ravin dit Trollkonugil, à Hruni sur les bords de la Laxä, et à une foule de petits monticules situés au pied de l’'Hekla, vers l'Est et le Sud. On la trouve aussi : à l’île de Chatam, une des Galapagos ; à Wilhelmshôhe près Cassel ; à Hof Beselich près Limburg duché de Nassau; au Puy en Velay. M. Sartorius de NL uses a cru devoir désigner sous le nom de korite, une variété de palagonite d’un brun foncé disséminée dans le tuf palagonitique de Sudafell en Islande et du val di Noto en Sicile; il a nommé hyblite et notite deux autres variétés d’un brun plus clair provenant également du val di Noto; enfin il a admis qu'une substance analogue, d’un brun tombac, se trouvant
462 MÉLANHYDRITE. SAPHIRINE.
dans le tuf de Tonnara au cap Passaro, était composée de 75 p. 100 de sidérosilicite et de 25 p. 100 de trinacrite. Il est à peine besoin de faire remarquer que la palagonite étant elle-même bien plutôt une roche qu’un minéral défini, tous ces
noms ne peuvent s'appliquer qu'a des mélanges essentiellement variables.
A côté de la palagonite se place la mélanhydrite de M. Krantÿz, substance amorphe, à cassure conchoïdale, d’un noir de velours ou d'un noir brunâtre, à poussière brun noirâtre, adhérant à la langue en petits fragments. Dens. — 1,82. Une analyse de
M. Rammelsberg a donné : Si 41,63 Al 18,72 Fe 2,36 Fe 7,83 Mn2,51 Mg5,23 Ca 1,67 H 20,71 — 100,66. Elle a été trouvée dans une wacke décomposée : du Schmelzerthal près Honnef, Sie bengebirge.
ALUMINO-SILICATES.
SAPHIRINE. Sapphirin; Giesecke.
Agrégation de grains cristallins fabulaires de forme indétermi-
née. Cassure imparfaitement conchoïdale. Translucide; transparente en lames minces. Double réfraction à deux axes. Eclat vitreux vif. Bleu clair; gris bleuâtre ou verdâtre. Dichroite. Les tables minces, vues normalement à leur face la plus large, donnent à la loupe dichroscopique une image bleue et une incolore. Dur, 1/0: 1 Dens.— 3225194619 (Damour).
Infusible au chalumeau. Inattaquable par 1e acides
Mgf, AP, Si: Silice 14,43 Alumine 66,09 Magnésie 19,48; une petite quantité de magnésie est ordinairement remplacée par de l’'oxyde ferreux.
Analyses de la saphirine : a, par Stromeyer; bd, par Damour (moyenne de deux opérations).
a b OxYcËne. Rapr.
Silice 14,54 44,86 7,92 . A Magnésie 16,85 419,28 ‘7,62 A Chaux 0,38 »
Perte au feu 0,49 »
La saphirine, découverte par Giesecke, forme avec mica brun
SISMONDINE. U #65 à deux axes très-rapprochés et deux variétés de trémolite, l'une d'un vert émeraude, l’autre d’un jauné verdàtre, d'une densité — 3,08, souvent désignée comme anthophyllite, des masses schistoides engagées dans un micaschiste, à Fiskenæs ou Kikertarsocitsiak, Groënland. :
SISMONDINE ; Delesse.
La forme primitive paraît être un prisme doublement oblique d'environ 100°, dont les dimensions sont indéterminées. La base fait avec une des faces du prisme un angle d'environ 93°. Clivage facile suivant p, imparfait suivant la face du prisme inclinée de 93° sur la base, à peine indiqué suivant l’autre face du prisme de 100°: Cassure inégale. Faiblement translucide en écailles minces ; assez transparente en lames excessivement minces parallèles à la base; beaucoup plus transparente en lames assez épaisses perpendiculaires à cette face. Double réfraction peu énergique à deux axes rapprochés. Bissectrice négalive légèrement oblique à p. Eclat vitreux vif sur les faces du clivage facile, résineux sur les plans du clivage imparfait. Noire en masse. Fortement dichroïte; vert d'herbe en lames très-minces parallèles à p, vert jaunâtre en lames perpendiculaires à p : les lames taïllées dans cette seconde direction offrent à la loupe dichroscopique une image d’un vert päle et une autre presque noire, l'extinction maximum semble toujours avoir lieu dans ces lames, lorsque leur intersection avec le plan du clivage facile est parallèle ou perpendiculaire au plan de polarisation, quelle que soit d’ailleurs leur orientation par rapport aux faces du prisme de 100°. Poussière gris verdâtre. Fragile. Dur. —9;9: :Dens. —-3,560.
Dans le matras, dégage du l’eau. A la flamme réductive duchalumeau, prend une couleur brun tombac au premier coup de. feu, puis noireit, s’exfolie légèrement et s’arrondit sur les bords en devenant faiblement magnétique. La poudre très-fine SERIE com= plétement par les acides.
- En admettant que le fer soit tout entier à l’état de pre la formule LT s'écrire:
Fe, AL Si 1 H: Silice 23,71 Alumine 40,72 Oxyde ferreux 28,45 Eau 7,12. Une petite partie de l’oxyde ferreux est quelquefois remplacée par de la magnésie.
Analyses de la Sismondine de Saint-Marcel : a, par Delesse; d, par de Kobell.
Si Al Fe Mg: H Rés ANT; 1102005) 7,2% D 199715