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RARE

464 CHLORITOÏIDE.

La Sismondine:se trouve en petites masses feuilletées formées de lames un peu ondulées et engagées dans une ripidolite schistoécailleuse d'un vert foncé,. irès-tendre, avec grenats rouges, fer oxydulé et pyrite, à la mine de Saint- Marcel, Vallée d'Aoste en Pié- «mont, d'où elle a été rapportée par M. Bertrand de Lom.

Chloritoide. Chloritspath; Fiedter. Barytophyllit; Glocker. Système cristallin indéterminé.. Offrant des lames plus ou moins contournées, facilement clivables dans le sens de leur plus grande dimension. Translucide en lamelles très-minces. Eclat faiblement nacré sur les plans de clivage. La variété de l'Oural, masse, est d’un vert poireau ou d’un vert noirâtre souvent souillé de jaune par suite de son mélange avec de l’hydroxyde de fer; elle. est d’un vert bleuâtre en lamelles minces, et sans dichroiïsme appréciable. La variété de Gumuch-Dagh, dont l'aspect se rapproche beaucoup de celui de la Sismondine, est d’un vert sombre en lames épaisses.et d’un vert d'herbe en lames très-minces parallèles au clivage facile; elle offre un dichroisme très-marqué, et à la loupe dichroscopique, l’une des images est bleu verdâtre, l’autre vert jaunâtre. Poussière blanc verdâtre. Fragile. Dur. — Dens. — 3,52 à 3,557. Dans le matras, dégage Fa l’eau. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords minces en émail noir magnétique. Attaquable par l'acide sulfurique. Malgré quelques divergences “entre les résultats des analyses exécutées jasqu'ici, les caractères

physiques et chimiques conduisent : à réunir le chloritoide à la Sismondine.

Analyses du chloritoide : de l’usine de Mramorskoi près Katharinenburg, c, par Bonsdorff, d, par Hermann, e, par de Kobell; de Gumuch-Dagh en Asie-Mineure, f, par Smith (moyenne de trois opérations); de Pregratten en Tyrol (d'un vert noir), g, par de Kobell.

€ d e 47 q Silice 27,48 2454 23,01 23,75 26,19 Alumine g 35,57 30,72 0,26 39,84 38,30 Oxyde ferrique » 17,28 » » 6,00 Oxyde ferreux 27,05 17,30 27,40 27,62 21,11

Ox. manganeux 0,30" » 0,52 »

Magnésie 4199 93/7512 0329700 0 58 Re D

Chaux » » » 0,64 »

Alcalis D 500 » 0,30 »

Eau 6,95 6,38 6,34 6,85 5,50 101,64 99,97 100,98 400,10 400,40

Densité : » 3,52 » 3,52 »

Les lames de chloritoïde, souvent très-larges, sont plus ou moins intimement enchevètrées et agrégées en masses écailleuses qu'on rencontre aux environs de Mramorskoi près Katharinenburg, Ou-

MASONITE. PHYLLITE. 465

ral, dans un calcaire cristallin gris, avec du diaspore, de l’émeri, une substance micacée blanche, et de la limonite compacte. Onle trouve aussi en petites lames épaisses engagées dans l’émeri, avec diaspore, émerilite, euphyllite, etc., à Gumuch-Dagh en Asie-Mineure. Enfin il existe à Pregratten en Tyrol, mélangé à du quartz, et dans la vallée de Saas en Valais.

La Masonite de Jackson offre de grands cristaux tabulaires imparfaits dont la forme exacte n’est pas connue. Clivage facile suivant la base; difficile et imparfait dans une direction faisant avec la base un angle d'environ 95°. Cassure inégale. Opaque en masse; translucide ou transparente en lames très-minces parallèles ou perpendiculaires au clivage facile. Double réfraction faible. Deux axes optiques peu écartés avec une bissectrice paraissant assez oblique à la base. Dans des lames à peu près parallèles au clivage difficile, l'extinction maximum a lieu suivant une direction qui fait un angle d'environ 45° avec l’arête d’intersection du plan des lames et du clivage facile. Eclat, faiblement nacré sur la base, résineux dans la cassure. Gris verdâtre foncé, en masse; vert bleuâtre en lames très-minces, parallèlement à la base; vert grisâtre perpendiculairement à cette face. Dichroisme notable dans la seconde direction; à la loupe dichroscopique, l’une des images est bleue ou bleu verdâtre et l’autre grisâtre ou gris verdâtre. Poussière vert grisâtre. . Fragile. Dur. —5 environ. Dens. — 3,929 (Kenngott). Au chalumeau, s’exfolie très-légèrement et s’arrondit sur les bords en une masse noire magnétique. Attaquable par les acides. Paraît à peu près identique à la Sismondine et au chloritoide. Trois analyses, k, par Jackson, à, par Whitney, 7, par Hermann, ont donné :

SONDE "ren Fe ‘Mn: Me. 1 Densité :

hk. 33,20 29,00 D. 25,93 6,00 0,24 : 5,60 — 99,97 3,45 1. 28,21 32,16 » 33,72 p 0,13 5,00 99,28 ° »

Les cristaux sont fortement engagés avec mica noir dans une sorte de schiste argileux compacte, près du village Natic, Rhode Island. De petites lames parallélogrammiques, transparentes et d’un bleu verdâtre lorsqu'elles sont très-minces, offrant les mêmes propriétés optiques et pyrogénétiques que la Masonite, ont été trouvées dans un talcschiste satiné, à Taulé, département du Finistère.

M. S. Hunt a décrit sous le nom de phyllite des masses lamellaires ou des agrégations sphéroïdales, à structure radiée, composées de lames qui offrent un clivage parfait suivant leur base et deux clivages imparfaits dans une direction transversale au premier. Les lames sont souvent courbes et se séparent difficilement. Eclat vitreux sur les plans de facile clivage, gras dans la cassure, Noire ou gris verdâtre foncé. Poussière gris verdâtre. Dur. — 6, Dens. — 5,13 M. Hunt a obfenu dans une analyse

466 BRANDISITE.

faite sur un échantillon de Leeds au Canada : Si 26,30 À 37,10

Fe 25,92 Mn 0,93 Mg 3,66 MH 6,10 —100,01. Cette substance, qui n’est qu'une variété de chloritoide, se trouve en grande quantité dans des schistes cristallins paléozoïques, à Brome, à Leeds, et en divers autres points des monts Notre-Dame en Canada. Il est probable que c’est également au chloritoide que doit être rapportée l’ancienne phyllite de Thomson en grandes écailles allongées, souvent elliptiques, abondamment disséminées dans un schiste argileux aux environs de Sterling, de Goshen, de Chesterfield, de Plainfield, etc. en Massachusetts, Un échantillon de Newport, Rhode Island, qui m'a été remis par M. Shepard, offre des cristaux tabulaires imparfaits, engagés dans un schiste argileux et rappelant par leur aspect les larges lames d’ottrélite découvertes par M. Dumont dans les Ardennés. Ces cristaux sont opaques en masse et ne deviennent transparents qu'en lames excessivement minces parallèles ou perpendiculaires à leur base; ils montrent, au microscope polarisant, des branches d’hyperbole trèsvagues qui paraissent annoncer deux axes optiques assez. écartés avec une bissectrice passablement oblique à la base. Ils possèdent

un dichroisme très-marqué; les lames parallèles à la base sont.

d'un bleu verdâtre, et à la loupe dichroscopique elles donnent une image bleue et une verte; les lames normales à la base sont d'un vert pâle, et les deux images qu’elles fournissent avec la loupe dichroscopique sont, l’une d’un vert poireau et l’autre jaunâire. Au chalumeau, ils s’exfolient légèrement, et fondent très-difficilement

sur les bords en émail noir faiblement magnétique. Ces caractères. s'accordent mieux avec ceux de la Masonite qu'avec ceux de l’ottré- *

lite; toutefois il est bon de remarquer que si l’on s’en rapportait à l’analyse de Thomson, la composition de la phyllite se rapprocherait plus de celle de l’ottrélite que de celle de la Masonite ou

du chloritoïide; Thomson a en effet obtenu: Si 38,40 À 23,68

Fe 17,82 Mn 8,96 K6,80 H 4,80 — 100,16. Le nom de Phyllit

a été appliqué par M. W. Gümbell à une roche schisteuse de transition de l'Oberpfalz en Bavière, qui se compose de ripidolite, d'un silicate d’alumine, et de quartz.

BRANDISITE; Liebener. Disterrit; Breithaupt.

Prisme rhomboïdal droit très-voisin de 120°, de dimensions indéterminées. Ordinairement en prismes à six faces tabulaires mg!, sans modifications sur les arêtes ou sur les angles de la base. Clivage net suivant la base, mais plus difficile à obtenir que dans les micas. Cassure écailleuse. Transparente en lames trèsminces. Double réfraction énergique. Deux axes optiques trèsvoisins situés dans un plan parallèle à 91. Bissectrice négative

Lite.

CLINTONITE. 467

normale à la base. Dispersion nulle. Des lames vertes disséminées dans un calcaire blanc m'ont donné : 2E — 98° à 30° pour la lumière blanche. Dans d’autres lames vertes accompagnées de lames violettes, l'écartement ést plus faible et 2E — 15° à 20°; les deux axes paraissent quelquefois complétement réunis en un seul à la température ordinaire, mais ils s'écartent légèrement lorsqu'on chauffe la plaque. Eclat vitreux sur la base, faiblement nacré ou mat sur les faces latérales. Vert céladon ou vert poireau. Souvent dichroite à l’état frais; vert poireau ou vert émeraude pour la lumière transmise perpendiculairement à la base, brun clair pour la lumière transmise parallèlement à cette face. Fragile; non élastique. Dur. —5 sur la base; 6,5 sur les faces du prisme. Dens. — 3,01 à 3,06 (Liebener); 3,042 à 3,051 (Breithaupt). Dans le matras, dégage de l’eau neutre ou alcaline suivant que les échantillons ‘sont frais ou altérés. Au chalumeau, blanchit sans fondre. Attaquable par l'acide sulfurique. On n'est pas encore bien fixé sur la véritable formule que l’on .

doit adopter. Le rapport R : R: Si:H::3:6:3:1 parait résulter d'une analyse qui a donné à M. de Kobell :

* Si 20,00 Al 43,22. Fe 3,60 Mg 25,01 Ca 4,00 K 0.57 H 3,60 =. 100. ;

Les lames vertes de Brandisite, dont la forme, la couleur et les propriétés optiques, rappellent tout à fait celles de certains micas, se trouvent au Toal della foja, val de Fassa en Tyrol, soit à l’état isolé et pénétrant un calcaire blanc bleuâtre, soit groupées en forme de rose ct tapissant des géodes dans un mélange de fassaite et de pléonaste. Elles sont èn général accompagnées par d’autres lames hexagonales faiblement translucides ou opaques, d’un blanc verdâtre ou d'un violet foncé, offrant des passages insensibles d'une couleur à l’autre; ces lames, où le clivage basique disparait plus ou moins complétement, possèdent encore quelques traces d’une double réfraction très-faible dans leurs parties verdâtres les plus transparentes, mais leurs parties violettes se comportent au microscope polarisant comme une substance amorphe; elles présentent donc toute la série des transformations que subit le mi- . néral pour passer de son état primitif à l’état pseudomorphique. M. Liehbener avait indiqué le rhomboëdre comme étant la forme primitive de la Brandisite; son analogie extérieure avec le mica et les deux axes optiques qui se manifestent presque constamment dans ses lames les plus pures, m'ont engagé à la rapporter, comme le mica, à un prisme rhomboïdal droit voisin de 120°.

Clintonite; Mather. Seybertite; Clemson. Holmésite; Thom- : son. Chrysophan; Breithaupt. Prisme rhomboïdal droit très-voisin de 120° comme celui de la Brandisite. Ordinairement en prismes bexagonaux tabulaires ou en pyramides à six faces profondément tronquées par la base. Les faces latérales des prismes

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