XANTHOPHYLLITE
et des pyramides sont striées horizontalement et souvent arrondies. J'ai trouvé approximativement 121° et 11° pour l’inclinaison . de deux de ces pyramides sur la base. Clivage parfait et facile suivant p. Translucide en lames minces. Double réfraction assez énergique. Deux axes optiques très-rapprochés ou même complétement réunis à la température ordinaire, s’écartant sensiblement dans un plan normal à g' lorsqu'on élève la température. Bissectrice perpendiculaire à la base. Eclat vitreux faiblement métalloide sur les plans de clivage, résineux dans la cassure. Brun rougeûtre ou jaunâtre; rouge de cuivre. Fragile, non élastique. Dur. —£#4à5. Dens. — 3,148 (Brush). Dans le matras, dégage un peu d’eau. Au chalumeau, blanchit, devient opaque, mais ue fond pas. . Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique (Brush). D'après une nouvelle analyse de M. Brush, le rapport entre la quantité d'oxygène des divers éléments constituants, abs-
traction faite de l'eau, serait R:R:$Si::4:6:3; R—(Mg, Ca) avec un peu de soude et de potasse ; R— (Al, Fe).
Analyses de la Clintonite: a, par Clemson (Seybertite);.6, par Richardson (Holmésite); c, par Brush (Roses de deux opérations): d, d'Amity, par Platiner.
a b Ce d Silice :. A7,0 «19,35 90,18. 91,4 Zircone » 2,05 0,72 »
Oxyde ferrique 5,5 L,80 3,37 4,3 Chaux 40,7 . 41,85 43,52 19,5 ? Soude » » 1,14 »
Potasse » » 0,29 »
Eau 3,6. 1,55 1,04 3,5 Fluor » 0,90 » »
La petite quantité de zircone des analyses b et c provient de
zircons mélangés mécaniquement.
La Clintonite, en masses lamellaires micacées ou en cristaux à arèles émoussées, est engagée dans des couches calcaires traversées par de la serpentine, avec hornblende, pyroxène, spinelle et graphite, à Amity et à Warwick, Etat de New-York.
Xanthophyllite; G. Rose. Lames cristallines quelquefois hexagonales, probablement isomorphes avec la Brandisite et la Clintonite, et offrant un clivage facile qui permet de les réduire en feuillets minces transparents. Double réfraction peu énergique, à un seul axe négatif normal aw plan du clivage, ou à deux axes
CHAMOISITE. BERTHIÉRINE. 469
excessivement rapprochés se séparant à peine par une élévation de température mème considérable. Eclat vitreux légèrement nacré sur les plans de clivage. Jaune verdâtre pâle. Fragile; non élastique. Dur. = 4,5 sur les faces de clivage; 5,5 sur les parties anguleuses. Dens. — 3,044. Au chalumeau, devient opaque sans fondre.. La poudre se dissout facilement dans le borax en donnant une perle transparente verdâtre. Difficilement attaquable par l'acide chlorhydrique. Les analyses de Meitzendorff condui-
sent approximativement au rapport R : R: Si : H :: 10 : 48 : 6 : 3.. La moyenne de quatre opérations a donné :
SPRL De Me 2 CaNENa et H 46,30 43,95 92,53 149,31 43,26 0,61 4,33 — 400,29 . - Les lames de xanthophyllite sont groupées confusément en nodules ou en croûtes.à structure flabelliforme et écailleuse qui se
trouvent avec cristaux de fer oxydulé dans un schiste talqueux, aux monts Schischimsk près Slatoust dans l’Oural.
Chamoïsite. Structure compacte ou oolitique. Cassure inégale ou terreuse. Opaque. Gris verdâtre ou noirâtre foncé. Poussière plus claire. . Dur. — 3 environ. Dens. — 3 à 3,4. Faiblement attirable à l'aimant. Dans le matras, dégage de l'eau en devenant noire et plus magnétique, Au chalumeau, prend une teinte brune, et fond facilement en une scorie noire très-magnétique. Attaquable par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice gélatineuse. Paraît être un alumino-silicate de fer hydraté, plus ou moins mélangé de carbonate de chaux, de manga-
nèse, etc. Une analyse de M. Berthier a fourni: Si 14,3 Al 1,8
Fe 60,5 H 17,4 — 100. Forme l’un des éléments constituants d'un excellent minerai de fer contenant 14,4 p. 100 de calcaire et 1,2 p. 100 de carbonate de manganèse, qui se trouve en couches . peu étendues mais épaisses, dans un calcaire à ammonites de la montagne de Chamoison près Saint-Maurice en Valais. Des substances du même genre se rencontrent au Mettenberg dans l’Oberland Bernois, et à Banwald dans les Vosges.
La Berthiérine se rapproche beaucoup de la chamoisite. Structure oolitique ou grenue. Opaque. Gris bleuâtre, noirâtre ou olivâtre. Poussière gris verdätre foncé. Fragile et même friable. Dur. —2,5. Fortement attirable à l’aimant. Difficilement fusible au chalumeau en scorie noire très-magnétique. Attaquable par l'acide chlorhydrique en laissant de la silice gélatineuse. D’après une analyse de Berthier, la matière supposée pure
contiendrait : Si 12,4 A17,8 Fe4,7 H541 — 100. Mélangée
dans la proportion de 48,5 p. 100 à 41 p. 100 de es à 40,3 p. 100 de carbonate de fer et aun peu de peroxyde de fer hydraté, elle forme l’un des minerais de fer oolitiques exploités à Hayariges, département de la Moselle. Elle existe aussi en quantités plus ou moins considérables dans des minerais en grains de la Champagne, de la Bourgogne, de la Lorraine, etc., es elle communique la propriété magnétique.
M. Puillon Boblaye a décrit, dans le tome XV des mémoires du Muséum, un minerai analogue aux deux précédents (1), à structure oolitique un peu schisteuse d'un noir verdâtre, bleuâtre ou grisâtre, à poussière gris verdâtre ou noire, coloré par un peu de charbon, fortement magnétique, d’une dur. — 4 environ, d’une dens. — 3,99 (Delesse), difficilement fusible en scorie noire magnétique, plus ou moins facilement attaquable par les acides. On peut le considérer comme un alumino-silicate de fer mêlé ou combiné à du fer oxydulé magnétique. Deux analyses de la variété de Quintin près Saint-Brieuc, l’une a, par Berthier, l’autre b, par Delesse, ont donné :
Si Âl Er Fe Fe Ca il C -Argile :
Cette substance constitue des couches puissantes et étendues dans le terrain de transition de diverses parties de la Bretagne, et notamment : dans la forêt de Lorges, où son traitement a donné naissance au fourneau du Pas près Quintin, arrondissement de Saint- Brieuc, département des Côtes-du-Nord ; à la Chapelle Saint-Oudon près Segré, département de Maine-et-Loire (variété à petits grains, à poussière brun rougeâtre); etc.
SILICATES ALUMINEUX AVEC FLUOR.
TOPAZE. Topas. Phisalith; Werner. Alumine fluatée siliceuse; Haüy. Prismatischer Topas; Mohs. Chrysolithus; Pline, Toralos des Grecs.
Prisme rhomboïdal droit de 124°47!.
(1) Ce minerai est la bavalite indiquée dans quelques traités de minéralogie comme provenant de Bavalon ; mais il n'existe en Bretagne aucun village ni aucune usine du nom de Bavalon; seulement, une dépression de terrain de la forêt de Lorges près Quintin, où le minerai a été exploité, est connue dans le pays sous la désignation du bas vallon.
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ANGLES MESURÉS
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469°27! Kok.
1616’ Ku. et Kok.
93°12' Kok.
418°59’ Kok.
136°21’ Kok,
92045 Ku. 42° Kok.
env. Kok.
452°20' Kok.
165° env. Kok.
145°47! Kok.
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ph 138°44/
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Ku. Kupffer.
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134025’ Kok.
135°35' Kok.
88°50’ Kok.
ANGLES CALCULÉS
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Kokscharow.
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153°55/ Ku. 53’ Kok.
161°41’ Kok.
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13803’ Kok.
132250" Kok.
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TOPAZE. MACUTS
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Plusieurs modifications, notamment a!, et, et, n, sont Souvent hémimorphes et n'existent qu'a l’une des extrémités des cristaux. M. de Kokscharow a récemment découvert les faces z et £ sur des cristaux des monts Ilmen, et la face y sur un cristal des environs de la rivière Urulga. 2 fait partie des zones A a! b°? et g° a, et
à : a! : L f elle tronque l’arête d’intersection MIEÉ E fait is des zones ma!
b'et et ga et elle tronque l’arête d'intersection &: y se trouve
ro dans, la zone pw x g°, et elle tronque l’arête d'intersection — Ni )}. Le
même savant avait déterminé antérieurement sur des x des monts Ilmen, les formes & et s. Les faces w et À existent sur les cristaux de l'Oural et sur ue du Brésil. La face n est commune aux cristaux du Brésil, de Sibérie et de Saxe. Lévy a reconnu les formes &, e, p, u sur des cristaux du Brésil, et y sur des cristaux de . Katharinenburg. Combinaisons de formes nombreuses et très-variées (2). Les principales sont : pour les cristaux du Brésil, m g° Ge)5, mgaæebt(in), myga(re)b(in, mgab?b(lei), mapeaee(ie?)bb?nw, mpe, mg°gg'b!, mgb'e, m gpebt, mgdeb, m ggebi, mgeb”? bl, mgete2bt, M g° a? el b! POTIL g° A ei et? bt, m g° a? el bi} ns M gp e! el? b/2 bt, m gg'æate? b!, mgpe?etb2bt, mggæetbtn, mage b3/2p1 Dr, mgÿeb”?bne, mg (iet)b#?bt (fig. 221 pl. XXXVIIT), mg gg'abibl?e, mgaebiner, mgpeee/2b2b16, mg?
JDD ma gardée? bia mage arerete 20 ADO mg gg gebhb?r, mag'a ei b?blanx, mg æatete/?bt
(1) « Materialen zur ilineralogie Russlands, » 3° volume, pag. 499 et 202.
(2) Voy. l’atlas de la « Description d'une collection de minéraux formée par M. Henri Heuland, par A. Lévy, Londres, 4837 » et les « Materialen zur Mineralogie Russlands, » par N. de Kokscharow. tom, II et III.
bn1, mgspatete 2Bebb2nu, madee b2bn0pXx, m g° ggéæaeéete"? Dpt b?n (fig, 222), mg°g ga ae et e2b"? bb2an0, mg gta æ at et et? bY251 ban 0p À, .etc.; pour les cristaux de Sibérie, mgfe!(iet®)bt, mg*g'paet(iet®)b!, mg g'patet (et?) b#2b1b?, mggetb, mg°g’ate!bt (Adun-Tschilon), mg g! (4 e! ) (LL mg g ge gp cd a! el e1/? b?/2 b! b1/? (Mursinsk), mg gpatetet?b2b1b?aù (fig. 293, Katharinenburg), mggpe! Bb, gpele 22, gpe?, m gpete®b#%2b1, m gp et?b bin, mg gpeb?b, mag gtp@atee/? by? bb2birw, m 9° g a g3gp a'etb2b1b?7, m q° ete 2b2btb2n (Alabaschka), m gŸ gÿ 9° gp a a! e e1/2 b?2 b! b1/2 no (Mursinka), m g° gp a a! e?/2 el el? b°? b! (AE m gp ai e! e!/2 b32 bt, m CA ai el e1/?2 b?/2 b! b?? Ô (Nertschinsk), mage b2bn, mape!b#2bin (rivière Sanarka), m9g° pee bb, mgpéatee/2b#2h1b2,. mag pa at et ee? e/# b2b1b20 y x (rivière Urulga), mgpate/=etet2b%2b1b12, m 9° d'ete/2b1b2, m getbl, mg paae?eb"bb2r, mgpat Pete BP?hbwvr, mg 'paaee2b#2b5? (monts Borschtschowotschnoi), mge!, mggq?etet? (monts Borschtschowotschnoi et monts Kuchuserk), mpa!bt?, m gpaate?etet? bb br, magipa ae” ete/2phb2, mgsq”#paate"® ete? el/* b2b1b27 (fig, 224), mg gg pa e/?ete/2b1b26, mag'pae!t bb? bi b1/2 WT, m a! e! el’? b?/2 b! D?2 m gÿ p a ai e! e1”2 b?/2 b! b12 z ë {monts Ilmen), etc,; pour les cristaux de Schneckenstein en Saxe, m gpe?el(le?)n, mapetb#2b1, mag?pe! b”?bin, mag! pete? b#?bn, etc.; pour les cristaux d’Ehrenfriedersdorf en Saxe, masggte"?bt (fig. 225), mgspetbi, mgspe b”?bt, mgpete? b°? b1, etc.; pour les cristaux de l’Aberdeenshire, m g° p a! e!e!® D! bt?, g'ate*?etbtb1?, etc.; pour les cristaux des Mourne mountains, mgpatetbtb126 (fig. 226), etc. Dans toutes les localités, il est très-rare de trouver des cristaux à deux sommets complets; l'un d'eux est ordinairement remplacé par une base clivée. Les bases naturelles sont souvent rugueuses ou ternes, et quelquefois striées parallèlement à leur intersection avec 9°; les faces verticales, m, gÿ, g°, g°, g°®, sont ordinairement brillantes mais cannelées parallèlement à leur intersection mutuelle. Clivage parfait suivant p, imparfait suivant a! et e!; traces suivant m et g’, sur-. tout dans les variétés d'Ecosse. (Cassure conchoïdale plus ou moins parfaite, ou inégale. Transparente ou translucide. Double réfraction énergique. Plan des axes optiques parallèle à 91. Bissectrice positive normale à la base. Ecartement des axes trèsvariable dans des échantillons de localités différentes et quelquefois dans les diverses plages d’un même cristal. Ces variations, qui ont probablement un certain rapport avec celles de la composition, sont surtout sensibles dans les cristaux jaunes du Brésil dont la structure, presque toujours hétérogène, offre intérieurement une marqueterie plus ou moins complexe. Le plus ordinairement on y reconnaît un prisme central à faces bombées, terminé par une base à peu près rhombe dont la petite diagonale coincide
avec le plan des axes optiques, et entouré par une croûte qui se compose de quatre bandes à base de trapèze : les quatre bandes se rencontrent deux à deux sur le prolongement des plans diagonaux du prisme central; leurs axes optiques s'ouvrent dans des plans symétriquement orientés de chaque côté de ces plans diagonaux et faisant, avec celui qui contient la plus petite diagonale, un angle d'environ 13° sur l’une des plaques que j'ai examinées et. * un angle de 20° sur une autre plaque (1). La première m'a donné,
pour l'écartément des axes rouges :
2E = 86° 30’ dans le prisme central; 86°30’ dans l’une des bandes trapéziennes ; 83° - dans une autre bande.
Dispersion assez notable; p >. Les trois indices mesurés par Rudherg sur une topaze blanche du Brésil et l'écartement des axes qu'on en déduit, sont, pour les principales raies de Fraunhofer :
Raie. a 8 y VE DE B A1,61791 4,61049 .41,60840 5697! 98030’ © A,61880 41,6114% 4,60935 56°19" 990!
L' observation directe a donné 2E — 100°4!.
J'ai trouvé dans un échantillon incolore, parfaitement pur, du Brésil :
œ ( Y 2V 2E Rayons jaunes; 4,6224 1,6150. 41,6120 6544 19101! Rayons verts; 1,6236 4,6174 1,6149 65°3 412049
La mesure directe m'a fourni 2E — 120°40’ ray. jaunes, Dans un autre échantillon incolore du Brésil, j'ai observé :
2E— 113°50" ray. rouges; 112°27' ray, bleus.
Enfin, dans trois plaques extraites de cristaux jaunes du Brésil, jai obtenu pour les rayons jaunes : 2E — 72°; 81°30/; 90°.
(4) Dans un mémoire inséré dans les « Transactions of the Cambridge Philosocal Society, » année 1822, et intitulé « On the distribution of the colouring matter and on certains peculiarities in the structure and optical properties of the Brazilian topaz, » M. Brewster annonce que chaque bande de la croûte extérieure comprend quelquefois plusieurs couches successives dans lesquelles la direction du plan des axes optiques n’est pas constante et coupe la petite diagonale de la plage centrale sous des angles variant de 40° à 22°.
J'ai trouvé dans une topaze légèrement jaunâtre de Schneckenstein en Saxe :
Rayons rouges; 4,62320 1,6164% 1,61400 62°12/ A1 304 Rayons veris; 4,62740 1,62071 1,61835 6137’ 142012!
L'observation directe m'a fourni : 2E — 4144°13' ray. rouges: 113°38’ ray. verts (1).
L’écartement des axes augmente temporairement et d'une petite quantité lorsqu'on chauffe les cristaux. J'ai observé, pour les rayons rouges, dans une topaze incolore du Brésil :
2 EMA 0a 90e 120° à 105° C.
‘une calcination au rouge ne paraît pas produire de modification permanente. é
Incolore; blanc jaunâtre ou rougeâtre; rose; rouge hyacinthe; jaune; vert bleuâtre. Les variétés jaunes du Brésil, après avoir été soumises à une calcination convenable, prennent une jolie teinte rose et sont alors dites topazes brülées. D'après les observations de M. Brewster, la matière colorante est très-inégalement répandue dans les topazes jaunes du Brésil : les unes offrent un centre d’un jaune brun entouré d’une croûte jaune uniforme; d’autres présentent du jaune dans trois des bandes trapéziennes dont se compose la croûte extérieure et du rose dans la quatrième; d’autres enfin sont teintées de rouge sur les angles aigus du prisme extérieur et quelquefois sur une portion triangulaire de la partie centrale, tandis que le reste est d’un jaune plus ou moins foncé (voy. le mémoire cité précédemment). Pléochroisme peu marqué, se manifestant dans certaines variétés du Brésil par des teintes jaunes de diverses nuances, pour la lumière transmise et polarisée suivant des plans parallèles à g', à ht et à p. Poussière blanche. Dur. — 8. Dens. — 3,52 (Brésil); 3,56 (Sibérie), d’après Kokscharow. Pyro-électricité plus ou moins forte, surtout dans les cristaux du Brésil, avec polarité centrale; les deux pôles analogues des axes électriques tombent au point de croisement des diagonales de la
base, et les deux poles antiloques sur les arêtes obtuses (Riess
et G. Rose). D'après Hankel, les axes électriques coincident avec les axes cristallographiques dans les cristaux d'Adun-Tschilon. Quel-
(4) M. Heusser à publié, pour une topaze incolore de Schneckenstein, les valeurs a —1,62898 B—1,61965 y— 1,61800 ray. verts; mais il s’est sans doute glissé quelque erreur dans ces nombres, car on en déduit 2E— 780, tandis que l1 mesure directe avait donné 41412’.
. TOPAZE: . agn 477
ques variétés de Saxe développent une électricité très-marquée par la simple pression des doigts.
Chauffée fortement dans un tube ouvert, avec du sel de phosphore, donne la réaction du fluor. Infusible au chalumeau, mais s'écaillant et se fendillant à la surface à l’aide d’un bon feu. Au rouge vif (fusion du cuivre), commence à dégager du fluorure de silicium qui ne peut être chasse en totalité qu’à l’aide d’une trèshaute température; la matière est alors blanche et opaque. Avec le sel de phosphore, se dissout en une perle opaline à froid, contenant un squelette de silice. Inattaquable par les acides; déga-. geant seulement un peu de fluor par une longue digestion avec l'acide sulfurique.
D’après les nouvelles analyses de MM. H. Sainte-Claire Deville ét
Fouqué,.la composition peut être représentée par la formule Àl Si dans laquelle une portion variable de l'oxygène de la silice serait remplacée par du fluor.
Analyses de la topaze : de Schneckenstein en Saxe, a, par Berzélius, b, par H. Deville et Fouqué; du Brésil, c, par Berzélius, d, par H. Deville et Fouqué; de Trumbull en Connecticut, e, par Forchammer; de Finbo ‘en Suède (pyrophysalite), f, par Berzélius, g, par Forchammer.
( b ( d e f g Silice 23,01 22,3 22,12 25,1 21,690, 23/10 91:62 Alumine 57,25 5k,3 58,38 53,8 55,96 57,74 55,16 Silicium 5,24 6,5 5,27 5,8 6,39 5,25 6,55 Fluor 15,2% OA7,3 44,99 45,7 17,35 44,96. 17,79
et one cmmmenmmene |, emmememneemmse 0 + emesemmese | emmmenmmmaneue" 4 Ve NN NS: us ESS
Suivant M. Forchammer, la perte en fluorure de silicium, à la température de fusion du fer, est:
23,03 p. 100; topaze du Brésil.
23,53 p. 100; topaze de Trumbull.
24,80 p. 100; pyrophysalite de Finbo.
Les expériences de M. H. Deville prouvent que cette perte peut quelquefois s'élever à 27 p. 100, dans la pyrophysalite.
Les cristaux de topaze forment, avec tourmaline et quartz, une roche particulière nommée {opazosème par Haüy (Topasfels de Werner), à Schneckenstein près Auerbach en Saxe. Ils tapissent des druses au milieu des granites: dans l’Oural, à Alabaschka près Mursinka, environs de Katharinenburg; aux monts Ilmen; aux monts Borschtschowotschnoi, Kuchuserk et Adun-Tschilon, district de Nertschinsk; en Irlande, dans les Mourne mountains; au Brésil, aux environs de Rio-Janeiro; en Moravie, à Rozena, dans la lépidolite, On en rencontre : dans des filons traversant les gneiss, à
418 CN PYROPHYSALITE.
Trumbull (avec fluorine et diaspore) et à Middletown en Connecticut; dans les filons stannifères, à Altenberg, Ehrenfriedersdorf {avec fluorine violette, apatite et Herdérite) et Geyer en Saxe, à Schlaggenwald et Zinnwald en Bohème, au mont Saint-Michel (avec apatite), et à Huel Kind près Saint-Agnès en Cornwall; dans de pe- tites veines de fer hydroxydé brun, de lithomarge et de quartz, traversant les schistes chloriteux, au Morro de Coxambu près Ouro Preto, à Capäo do Lane et à Boa Vista près Villa Rica, Brésil (quel quefois enchâssés dans un cristal de quartz et accompagnés d’euclases). Enfin on en trouve d'isolés, à arètes et à faces plus ou moins usées et arrondies : dans les sables diamantifères des provinces de Minas Novas et de Minas Geraes au Bresil; dans les sables auriferes de la rivière Sanarka, gouvernement d'Orenburg; dans des alluvions, en Aberdeenshire et en Banffshire, Ecosse, et notamment dans le district de Cairgorm et. près de Balmoral;, aux enwirons de Porcsesd en Transylvanie, avec nigrine ; à Eiïbenstock en Saxe, et à Fribus en Bohème; à Ceylan, et à la Nouvelle-Hollande. . Les cristaux de l’Oural sont surtout remarquables par la netteté de leurs formes cristallines, leur transparence et leur grande taille. M. de Kokscharow en a décrit un des environs de la rivière Urulga dans les monts Borschtschowotschnoiï, dont les dimensions sont : 28 centim. de hauteur, 16 centim. de largeur et 12 centim. d’épaisseur; il pèse 25 livres russes ; sa couleur est le jaune vineux; sa transparence et sa cristallisation qui comprend les faces m g° p e*? ele2b3%?b1, sont aussi parfaites qu'on puisse le désirer. Certains cristaux translucides et d’un bleu verdâtre à la partie inférieure, offrent vers leur sommet une croûte blanche et opaque; on les a quelquefois désignés sous le nom de dent de cheval. Les échantillons d’un bleu verdâtre, de Sibérie ou de Saxe, ont été nommés aique-marine orientale et béryl de Saxe. Les cristaux du Brésil les’ plus estimés sont ceux de Minas Novas; suivant que leur couleur « est d’un jaune plus ou moins riche, ils fournissent à la joaillerie des pierres dont la valeur est plus ou moins grande. Les cristaux brûlés qui ont pris une teinte rouge de rose par la calcination, forment le rubis du Brésil des lapidaires, et passent quelquefois pour du rubis balais (spinelle). La variété incolore, connue sous le. nom de goutte d'eau, a quelquefois assez d'éclat pour qu'on ait: essayé de la faire passer pour du diamant; mais sa double réfraction et sa dureté moindre que celle du corindon, suffisent pour la faire immédiatement reconnaître. Les cristaux d'Ecosse, ordinairement d’un bleu pâle, ont les angles aigus du prisme teintés de brun rouge, La variété prismatoide de Haüy (pyrophysalite ou physalite de Hisinger et de Berzélius) se présente en masses cristallines à faces rugueuses, faiblement transparentes ou translucides, à deux axes optiques très-écartés (120° environ), d’un éclat vitreux faible, d’un blanc jaunâtre ou verdâtre, s'écaillant plus facilement au chalumeau que la topaze cristallisée. Elle se trouve : dans le granite, avec fluorine, à Finbo et à Broddbo près Fahlun
PYCNITE. é ; 419
en Suède, et à Penig en Saxe; dans le gneiss, à Fossum près Modum en Norwège.
Les topazes de la Nouvelle-Galles du Sud, du Brésil et d'Ecosse,
contiennent quelquefois des cavités dans lesquelles M. Brewster a découvert deux fluides incolores qui ont recu de M. Dana le nom de Brewstoline et de cryptoline. Le premier a un indice de réfraction — 1,211 et son volume augmente d’un quart lorsqu'on le chauffe de 10° à 15°C. Le second qui existe souvent dans les mêmes cavités que le premier ne se mêle pas avec lui, et à la tem-
érature ordinaire il prend la forme d'une matière résineuse transparente, jaunâtre. Ces fluides paraissent être les mêmes que ceux. dont la présence a été constatée dans les cristaux de quartz, d'améthyste et de cymophane de quelques localités.
Certains cristaux du Brésil sont pénétrés par des lamelles grises, a éclat métallique, à poussière rouge, de fer oligiste, qui sont ordinairement concentrées dans la croûte extérieure et qui traversent rarement le centre de l'échantillon.
On connaït dans diverses localités, mais principalement en Saxe, des cristaux de topaze pseudomorphosés en une sorte de stéatite ou de kaolin.
La pycnite est une variété bacillaire, offrant les formes #», 9!, g”, et l'incidence 4° q° — 9315’ à 20’ (G. Rose), avec un clivage parfait suivant la base et des plans de séparation quelquefois parallèles, quelquefois obliques à cette face. Cassure imparfaitement conchoïdale ou inégale. Plus ou moins translucide. Axes optiques très-écartés (au moins 120°). Eclat vitreuxsur les plans de clivage, terne dans la cassure. Jaunâtre; jaune de paille; verdâtre; rougeâtre; grise. Poussière blanche. Fragile. Dur.—7,5. Dens. — 3,494 à 3,535. Pyro-électrique. Infusible au chalumeau, mais se fendillant et s’écaillant avec plus de facilité que la topaze. D’après Klaproth, une forte calcination lui fait perdre 25. p. 100. Deux analyses de la pycnite d’Altenberg, k, par Berzélius, à, par Forchammer, ont donné:
Sretrt Al SR PAT h. . 93,63 51,00 : 5,97 46,22 — 98,82 il. 24h45 51,25 6,81 48,48 — 100,99
Cette variété, longtemps regardée comme appartenant au béryl, distinguée par Karsten sous le nom de Sfangenstein, et réunie à la topaze par Haüy, se présente en longs prismes groupés en masses bacillaires fortement cannelées suivant leur longueur et engagées dans un mélange de quartz et de mica, au milieu des filons stannifères d’Altenberg en Saxe, de Schlaggenwald et de Zinnwald en Bohème.
EUCLASE. Euklas;
EUCLASE.
Allem.
Prismatischer Smaragd; Mohs.
Prisme rhomboïdal oblique de 1440 40".
Angle plan de la base — 14%°729/,4.
Angle plan des faces latérales — 93°8'44/,5.
ANGLES CALCULÉS
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(1) S. Schabus; cristaux du Brésil.
- (2) K. Kokscharow; cristaux de Sibérie.
EUCLASE .
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ANGLES CALCULÉS
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2 h1 adj. 143°30° uht post. 13751’ œh1 post. 121°27’ oc adj. 157°57" e18 A1 post. 82°42’ e189 adj. 141215"
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EUCLASE.
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ANGLES CALCULÉS
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ANGLES MESURES
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