‹ Manuel de minéralogieChapitre 151 sur 159 · AU PREMIER VOLUME · texte numérisé non relu

AU PREMIER VOLUME

Acanthoïde. Substance peu connue, en aiguilles très-déliées, soyeuses, d'un blanc rougeûtre, trouvée dans une lave du Vésuve (1821), et pouvant probablement être considérée comme de la Preislakite.

Achtaragdite. D'après M. de Kokscharow, c’est près de la rivière Achtaragda (et non Achtaranda) que se trouvent les cristaux pseudomorphiques dont j'ai parlé pag. 137. Ces cristaux, par leur forme de tétraèdres pyramidés (+a?) et par leur grosseur, se rapprochent bien plus de certains cuivres gris que des cristaux d'helvine connus jusqu'ici; mais rien, dans le gisement où on les rencontre, n’est encore venu éclairer sur la véritable nature de la substance à laquelle ils ont emprunté leur forme.

Allanite. D'après de nouveaux essais faits par M. Damour, l’Allanite d'Ivikaët en Groënland, sans ‘action sur la lumière polarisée, contient 2,88 p. 100 d’eau; celle d'Atanarme en Norwège {voy. p. 258), en contient 2,64 p. 100. Ces deux variétés doivent donc être plutôt réunies aux orthites qu'aux Allanites.

Amphibole pseudomorphique {voy. p. 89). Parmi les roches qui enveloppent l’amas de serpentine de la carrière de la Molle près Cogolin, département du Var, j'ai observé une amphibole fibreuse fortement altérée, presque entièrement pseudomorphosée en une matière talqueuse ou stéatiteuse, et accompagnée par de larges lames de clinochlore.

Andalousite. Un nouvel examen chimique de l’andalousite transparente, verte, du Brésil, par M, Damour, conduit dé-

cidément à la formule Àl ëi (voy. pag. 175}. Une analyse faite avec le plus grand soin et dont les résultats ont été contrôlés

par plusieurs essais a donné : Si 31,24 Al 62,07 Fe 0,61 — 99,92.

Anthophyllile (voy. p. 76) Une nouvelle analyse de l’anthophyllite lamello-fibreuse de Kongsberg, que M. Pisani a bien

voulu faire sur ma demande, a fourni : Si 56,16 Mg 93 A0

Fe 14,13 Mn 0,91 Ca1,51 À192,65 H 2,38 — 100,93. Ces nombres confirment ceux obtenus par Vopelius et, abstraction faite de l’alumine et de la perte au feu, ils conduisent au rapport

R: Si:: 4: 9 admis autrefois pour l’amphibole et qui est expri-

mé par la formule RS.

Aphrosidérite (minéral semblable à l’}. On a trouvé récemment un minéral semblable à l’aphrosidérite, dans les mines d’hématite rouge de Bonscheuer près Muttershausen, duché de - Nassau, et de Balduinstein sur la Lahn. Ce minéral, à poussière vert pomme, s'attaque par l'acide chlorhydrique en laissant des écailles cristallines nacrées. La variété de Bonscheuer (dens. —

2,991) a donné à M. Erlenmeyer : Si 25,72 Al 20,69 Ke 4,01

Fe 27,19 Mg 11,70 H 10,05 — 99,96. Dans la variété de Balduinstein, l'alumine n’a pas été dosée, mais les autres éléments ont fourni des nombres à peu près identiques aux précédents; la densité — 3,007. D’après l’analyse de M. de Hauer rapportée pag. 454, la substance qui existe dans la Haute-Styrie est la même que celle du duché de Nassau.

Auerbachite (voy. pag. 158). La moyenne d’un assez grand : nombre de mesures a donné à M. de Kokscharow, pour loctaèdre bi: bt bi — 94°39" au sommet; b! bt — 192°44' arête culminante. D’après ce savant, les cristaux frais ont une cassure inégale; ils sont translucides sur les bords, ont un éclat vitreux inclinant au gras, une couleur brun de girofle ou brun grisàtre, et une dureté = 7,5.

Bastite. La collection de l'École des Mines possède un échantillon de serpentine verte, de Corse, dans laquelle est disséminée une substance laminaire qui offre tous les caractères de la bastite du Hartz. Cette substance, facilement clivable dans une direction, est transparente en lames minces; elle possède deux axes optiques dont l’écartement varie, d'une plage à l’autre, de 20° à 70° environ, une bissectrice négative sensiblement normale au plan de clivage, et une dispersion très-faible indiquant £ > v; ses lames se composent souvent de parties maclées sous un angle de 60°; elle a un

éclat vitreux très-vif sur les plans de clivage; elle est d'un vert foncé et très-cassante. Dans le matras, elle décrépite et dégage beaucoup d'eau en blanchissant; au chalumeau, elle s’exfolie un “peu et fond très-difficilement sur les bords en émail grisâtre.

Beffonite. Les minéralogistes siciliens ont désigné sous ce nom un minéral regardé comme formant une espèce nouvelle. Il se présente en lames excessivement minces et presque microscopiques, offrant la forme de parallélogrammes de 129°30° et 50°30', ou celle d'hexagones irréguliers dont les angles sont d'en-. viron 129°30', 116° à 118° et 113 à 115* ces angles correspondent aux incidences de l’anorthite ou de l'orthose , pat adjac., ph! antér., hat adjac. (voy. pag. 294 et 327); le plan suivant lequel les lames sont aplaties serait la face g'. Je n'ai apercu aueun angle rentrant sur la tranche des james qui est du reste fort étroite. A travers la face g', on ne voit au microscope polarisant que des couleurs vagues annoncant deux axes optiques très-écartés. L'extinction maximum de la lumière annonce que le plan des axes est presque exactement parallèle ou perpendiculaire à la face p, comme dans l’orthose. Chauffés au rouge sur une lame de platine, les cristaux n'éprouvent aucune altération; au chalumeau, ils fondent difficilement en verre clair. Il est probable, d’après les caractères précédents, que ces cristaux doivent être réunis à l’anorthite ou à l’orthose. Ils tapissent des soufiflures dans une lave cellulaire ancienne, pénétrée de cristaux d’analcime , à l'Etna en Sicile. Peut- être ne sont-ils autre chose que la cy clopite de M. de Waltershausen {voy. pag. 303).

Bombite; de Bournon. Compacte. Cassure à grains très-fins. Noir bleuâtre. Dur. — 7,5. Dens.—3,21. Au chalumeau, fond avec bouillonnement en verre jaunâtre. Une analyse de. Lau-

gier a donné : Si 50,0 Al 10,5 Fe 25,0 Mg 3,5 Ca 8,5 C 3,0 S 0,3 — 100,8. Cette substance, qui paraît être une roche plutôt qu'un minéral défini, n’est connue qu’en petites masses ressemblant à une pierre de touche, et rapportées autrefois par Leschenault des environs de Bombay. :

Bronzite. La belle variété de Leiperville en Pennsylvanie {voy. pag. 48), a été analysée sur ma demande par M. Pisani

qui a trouvé : Si57,08 Mg35,59 Fe5,77 Al0,28 H0,90 — 99,62. Cette composition, le nombre et la position des clivages, l’écartement des axes optiques, leur orientation et celle de leur bissectrice aiguë, conduisent à rapporter la bronzite de Leiperville a l’enstatite décrite pag. 45. On en peut dire autant des bronzites de Kupferberg en Bavière, de Stempel, de l’Ultenthal, de Styrie et du Groënland qui ne diffèrent de la première que par le reflet métalloide plus ou moins prononcé auquel elles doivent

leur nom et par une proportion un peu plus forte d'oxyde ferreux. Quant à l’hypersthène que j'avais placée à côté de la bronzite, elle présente avec cette substance, comme je l'ai fait remarquer, des différences notables dans ses propriétés optiquess biréfringentes et dans sa composition. Il me paraît donc rationnel de réunir en une même espèce les variétés enstatite (sans reflets métalloïdes) et bronzite (avec reflets métalloïdes), et d'en séparer complétement l’hypersthène,

Calamine. On a trouvé un amas de calamine amorphe, aux environs de Figeac, département du Lot. || M. Radoszkovski à proposé récemment le nom de Wagite (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LIIT) pour une calamine qu'il a trouvée à Nijni Jagurt dans l'Oural, en croûtes concrétionnées d’un bleu clair tirant sur le vert, d’une dens. = 2,107, rappelant Be belle variété bleue du Cumberland. .

Carnat. Nom donné par M. Breithaupt a au Steinmark de Rochlitz décrit pag. 196.

Castellite; Breithaupt. Petits cristaux d’un jaune clair se trouvant avec sphène jaune brunâtre dans une phonolite de Saalesel en Bohème.

Centralassite; How. Concrétions sphéroiïdales formées de lames groupées en divergeant du centre à la circonférence. Les lames détachées sont translucides ou transparentes lorsqu'elles sont très-minces; elles ont un éclat nacré, une couleur blanche ou jaunâtre; elles sont fragiles; leur dur. = 3,5; leur dens. — 2,45 à 2,46. Dans le matras, elles dégagent de l’eau en devenant opaques et d’un blanc d'argent. Au chalumeau, elles fondent facilement en verre opaque: Elles s’attaquent par l'acide chlorhydrique sans faire gelée. La moyenne de deux analyses a donné

à M. How:Si58,86 Ca27,92 Mg0,16 KO,89 Âl1,14 H 11,41 — 100,08. Cette composition se rapproche beaucoup ‘de celle de la dysclasite des Féroé (voy. pag. 129). La centralassite est placée entre la croûte extérieure de cérinite (voy. pag. 428) et le noyau central de cyanolite dont se composent des nodules engagés dans un trapp de la baie de Fundy près Black Rock, Nouvelle-Ecosse.

Céréolite. Nom donné autrefois (de Drée, Musée minéralogique, pag. 18) à la cérolite {(Kerolith) et principalement à une yariété trouvée dans une lave altérée d’un rouge violacé, aux enwi- - rons de Lisbonne en Portugal. Cette variété se présente en grains arrondis à cassure conchoïdale, transparents en lames minces, offrant au microscope polarisant une structure fibreuse irrégulière, ternes et d'aspect cireux, d’un jaune verdâtre, fragiles, se lais-

sant couper au couteau, et donnant une poussière grasse sous le pilon. Dans le matras, ils dégagent beaucoup d’eau légèrement empyreumatique et noircissent; au chalumeau, ils se gonflent, bouillonnent fortement en émettant une vive lumière et fondent facilement en un verre incolore excessivement léger et bulleux. D’après un essai de M. Damour, ils renferment 23 p. 100 d’eau environ, de la silice, de l’alumine et de la magnésie, avec de petites quantités d'oxydes de fer et de manganèse, de chaux et de soude. Leur composition les rapproche donc, comme leur aspect, de la cérolite de Frankenstein (voy. pag. 115) dont ils diffèrent principalement par leur manière particulière de se comporter au chalumeau.

Cérine. La cérine de Bastnäs (voy. pag. 257) contient, d'après des expériences de M. Damour, 1,74 p. 100 d’eau.

Chabasie. D'après M. Schrôüder, la poudre de la chabasie qui accompagne l'harmotome d'Oberstein, ayant été traitée par une dissolution d'acide fluorhydrique et introduite ensuite dans une flamme dont le spectre était analysé par l'appareil de Bunsen et Kirchhoff, a montré les raies caractéristiques de la chaux, de la soude, de la potasse, de la baryte et de la strontiane. On a

trouvé pour sa composition : Si 50,19 À1147,45 Ca7,3 Na 2,12

K 0,62 Ba0,48 Sr0,32 H22,09—100,:0. || La réaction propre à la baryte et à la strontiane manque dans la chabasie d'Islande. [| M. Tamnau a trouvé de la chabasie cristallisée sur des cristaux de quartz et d'améthyste tapissant des cavités dans une amygdaloïide de Mettweiler, cercle de Saint-Wendel près Saarlouis en Prusse. || Le docteur Wiser a décrit de petits rhomboëdres primitifs d'un blanc grisâtre ou jaunâtre qui reposent sur une agrégation de petits cristaux d’adulaire et qui sont accompagnés de quartz, d'apatite, de mica et de clinochlore (Chlorit), dans le Rienthal, en face Gôschenen, canton d'Uri. (Aux localités de la stilbite, pag. M8, j'ai écrit Rinnthal d’après Blum).

Couseéranite. Les cristaux noirs, vitreux, de Saleix (voy. pag. 229), indiquent à l'analyse spectrale, suivant M. Grandeau, les raies propres à la lithine et à la potasse,

Cyanolite. Cyanolith; How. Sous ce nom, M. How décrit ‘Journal de Silliman, XXIX, p. 368) un minéral amorphe à cassure conchoïdale ou inégale, opaque ou translucide sur les bords, luisant, gris bleuâtre, d’une dur. — 4,5, d'une dens. — 2,495, dégageant de l'eau dans le matras en devenant blanc, fondant au chalumeau sur les bords minces, attaquable par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice floconneuse lorsque la liqueur n'a pas été chauffée. La moyenne de deux analyses a donné pour

sa composition : Si 73,33 A1 1,04 Ca 47,86 K 0,57 H 7,15 — 99,95. Ce minéral, en masses arrondies enveloppées par une substance radiée, à éclat fortement nacré (centralassite), laquelle se termine elle-même par une croûte mince de: cérinite {voy. pag. 428), forme la partie centrale de nodules entourés d'une sorte de chlorite verte qui sont engagés dans un trapp de

la baie de Fundy, à es milles de "Black Rock, Nouvelle-

Ecosse.

Datholite. M. Hessemberg (Abhandlurngen ie Senckenbergischen Naturforschenden Gesellschaft zu Frankfurt, vol. IV), a observé la combinaison, m h*g'po°? ot? a*?et et? d'A — (bt bt/5 ht) À = (b12 bé ht) u — (b15 DS Ni), et il fait remarquer que l'aspect

général de ces cristaux rappelle beaucoup celui des cristaux de

haytorite. La forme a°? est nouvelle; le calcul indique p a? —

461°28'; la mesure directe a donné 161°20'. || se cristaux transpa-

rents de Toggiana {voy. pag: 170), d’

par M. Tschermak qui a obtenu : Si 38,2 Ca 34,9 B 21,2 H 5,7 — 100. » :

Engelhardite. Nom sous lequel sont connus en Russie des cristaux de zircon isolés, provenant des lavages d’or d’Ilginsk dans le cercle d’Atschinsk, gouvernement de Tomsk, Russie d'Asie. D’après M. de Kokscharow, ces .cristaux sont surtout remarquables par leur forme dominante qui est toujours l'octaèdre carré a@?; tantôt l’octaèdre se présente seul, tantôt ses angles latéraux sont

remplacés par de petites faces appartenant à l'octaèdre De An

dioctaèdre a, ; tantôt enfin, quoique plus rarement, les arêtes et les angles de la base sont ah tes à à la fois, et la combinaison se compose des formes m hi a b! ds. Quelquefois toutes les faces sont assez unies et miroitantes, d'autres fois elles sont plus ou moins arrondies. M. de Kokscharow a trouvé approximativement : a? a? — 135°19 arête culminante; b!b1— 84°22’ arête basique. Les cristaux sont transparents, sans gerçcures, à éclat adamantin, incolores ou d’un blanc jaunâtre clair; quelques-uns mesurent jusqu'a 12 millimètres suivant leur plus grand diamètre.

Enstatite. De nouvelles mesures plus exactes que les pre-

mières (voy. pag. 45), m'ont donné pour l’écartement dans l'huile des axes optiques de l'enstatite de Moravie : 19°25' plaque normale à la bissect. aigué }

2H | : ray. rouges.

2H, — 133°8' plaque normale à la bissect. obtuse {

On peut conclure de ces nombres : £— 1,639; 2V — 69°42. Ce minéral n’est pas aussi infusible je l'ai annoncé page 45; à un bon feu, les fragments minces s’arrondissent sur les bords en donnant un émail blanc.

SUPPLÉMENT. sul

C'est à l'enstatite que doit ètre rapporté le pyroxène brun, à peu près infusible; à base de magnésie et de protoxyde de fer (voy. pag. 65), d'une dens. — 3,27, qui forme l’un des éléments constituants de la Zherzolite. J'y ai en.effet observé trois clivages, dont deux faciles parallèles aux faces latérales d’un prisme rhomboïdal de 93° et 87, et le troisième plus difficile, parallèle à la petite diagonale de ce prisme. Les axes optiques sont situés dans le plan du troisième clivage et leur hbissectrice obtuse est normale à l’arêle de 93°; leur écartement, que je n'ai pu mesurer exactement, m'a: paru voisin de celui de la variété de Moravie. M. Damour a obtenu pour la composition de grains extraits d'un échantillon du

lac de Lherz: Si 54,76 Mg30,22 Fe 9,35 Àl et €r 4,90 — 99,23. || L'enstatite se retrouve encore dans une roche que M. Damour a recue dernièrement de M. Bertrand de Lom, comme provenant . de Beyssac, département de la Haute-Loire. Cette roche verte, à structure beaucoup plus cristalline que la Iherzolite du lac de Lherz, est formée de péridot granulaire dominant, d’un pyroxène fusible en petits grains vert émeraude, et de grains à surfaces caverneuses et comme frittées, facilement clivables Suivant les faces d'un prisme de 92°30', transparents, offrant les mêmes. propriétés. optiques biréfringentes que l’enstatite de Moravie, à éclat vitreux, d'un vert bouteille, presque infusibles au chalumeau. Un mélange très-friable, analogue à la roche de Beyssac, et regardé jusqu'ici comme du péridot granulaire pur, forme des nodules de différentes grosseurs abondamment disséminés au milieu des rapilli dont se compose le cône volcanique du Dreis dans l’Eifel.

Fargite. Nom proposé par M. Heddle pour une galactite rouge, de Glen Farg en Ecosse, dont l'analyse lui a donné : Si 47,84

A127,11 Na11,30 Cai,31 M 10,24 — 100,80. Cette composition est presque identique à celle de la galactite de Kiïlpatrick analysée par M. de Hauer {voy. pag. 384).

Forchérite. Nom donné par M. Haidinger à une opale stratiforme colorée en jaune par une petite quantité d'orpiment, de Holzbruck en Styrie.

Gamsigradite, Nom par lequel M. Breithaupt désigne une amphibole noire formant, avec labradorite d’un gris clair et un feldspath blanc, une roche cristalline (fimazite), qui n’est probablement qu'une variété de diorite, à Gamsigrad près Shaidschar en Servie.

Gédrite. De nouveaux échantillons, de la partie supéricure de la vallée de Héas près Gèdres, nr'ont offert une structure beaucoup plus lamellaire que ceux examinés autrefois par Dufrénoy; Jeur aspect les rapproche tout à fait de l’anthophyllite dont ils

possèdent les clivages et les propriétés optiques biréfringentes (voy. pag. 76). Deux analyses, a, des anciens échantillons fibrolamellaires, b, des nouveaux échantillons lamello-fibreux, ont été faites par M. Pisani, qui a obtenu :

à a Bb. . OxYGÈNE.

Silice 9,86 E3,580 21 23,2 Oxyde ferreux 48,82 15,96 3,5 Magnésie 45,51 18,30: - 7,2 : }: 40,9 Chaux | 4,90 0,75 : 0,2 Alumine 16,52,.47,07, © ONE Perte au feu 5 k£,50. 3,92 3,4

On voit que la composition peut être considérée comme celle d'une anthophyllite mélangée d'alumine en quantité très-notable, et il est remarquable qu'une aussi forte proportion de cette base n'amène pas de modifications sensibles dans les propriétés physiques du minéral. Après avoir fondu la gédrite avec de la chaux, M. Pisani a observé un résidu noir inattaquable qui lui à paru être un spinelle ferrifère. Cette substance est probablement la même que la Picotite dont la présence a été signalée dans la Iherzolite du -lac de Lherz, et elle se trouve en très-petits grains irrégulièrement disséminés dans la masse de la gédrite.

Glauconite. Une glauconite en masses granulaires très-pures, provenant d’un lambeau du terrain crétacé inférieur de Villers-sur- Mer, département du Calvados, a été analyséepar M. Pisani qui a

trouvé: Si54,18 Fe 20,6 Mg4:08 K7,97 A17,15 H 5,74 — 99,28. Si l’on fait abstraction de l'alumine, la composition se re-.

présente assez exactement par la formule R° Sif + 2H.

Glinkite. Cette variété de péridot (voy. pag. 32) forme, d’après M. G. Rose, un filon de quelques lignes à 3 pouces d'épaisseur dans le schiste talqueux de Kytschimsk, Oural.

Grenat, On trouve dans un calcaire gris, compacte, des environs de Cauterets, Hautes-Pyrénées, de gros cristaux de grenat brun qui se sont développés autour d'un noyau bien cristallisé d'idocrase d'un vert sombre. La séparation des deux minéraux est aussi nette qu'entre certains échantillons de fluorine du Derbyshire et les cristaux de quartz qui les recouvrent, et il est évident qu'a la formation de l'idocrase a.succédé sans transition celle dü grenat provoquée par une cause qui nous est encore inconnue. || J'ai répété, sur du grenat mélanite de Frascati, les expériences de fusion dans les fours de Sèvres rapportées pag. 277. Cette fois, j'ai opéré dans des creusets de platine, pour éviter l’action dissolvante

que la matière fondue exerce sur les godets de porcelaine. Le produit que j'ai obtenu est un culot à cassure fibro-compacte, assez fortement adhérent au creuset qui a pris extérieurement et intérieurement l'aspect du moiré métallique. Ce culot est formé d’une couche supérieure d'un gris verdâtre et d’une couche inférieure d'un brun noirûtre, entre lesquelles se sont développées de nombreuses soufflures irrégulières. La couche supérieure se termine par une pellicule très-mince composée d’une agrégation de petits cercles radiés, ternes et bruns, au centre desquels se détache une sorte d'étoile très-brillante à quatre ou à six branches. Si l’on réduit la substance en lames excessivement minces, la masse brune reste presque complétement opaque, tandis que les étoiles, dont la structure rappelle les groupements des cristaux de neige, sont transparentes, incolores, et paraissent douées de la double réfraction à un axe. Ces résultats semblent prouver qu'il se fait une sorte de départ entre les éléments du grenat mélanite réduits a l’état de fusion ignée, et que les premiers cristaux formés au moment du refroidissement, différent du grenat par leur double réfraction, et de l’idocrase par la disposition de leurs macles. || J'ai aussi fondu dans les fours de Sèvres un mélange contenant

Si 40 AÀ123 Ca 37, et offrant par conséquent la composition du grossulaire. ai obtenu un culot blanc grisâtre, composé à l’extérieur d'une croûte lithoide épaisse, à texture très-serrée, à cassure légèrement saccharoïde, faiblement translucide, et contenant au centre une zone mince entièrement vitreuse et transparente. Réduite en lames très-minces, la partie lithoïde offre au microscope une structure palmée, et elle paraît avoir une action irrégulière sur la lumière polarisée, tandis que la partie vitreuse est absolument sans action. || D'après M. Nôggerath, on trouve quelquefois des grenats rouges fortement aplatis, entre les lames de mica de Haddam en Connecticut.

Haarscialithe. Nom qui parait n'ètre qu'une mauvaise orthographe de Haarzeolith (voy. pag. 388), et qui a été appliqué à une substance en aiguilles finés et brillantes, d’un blanc grisâtre, tapissant des cavités dans une sorte de cornéenne (aphanite), à Bubitch près Lobositz en Bohème.

Haytorite. M. Hessemberg a observé, sur des cristaux pseudomorphes de Haytor, la combinaison m ht "5? R?1$ po"? 0t#*a1/? et d?e—{(bb5 ht) 1—(b"2b/#h1), plus une face arrondie et imparfaitement déterminable à laquelle il aftribue le symbole (d'2 d'* h'); cette face correspond à + pour laquelle j'ai adopté le signe (4? dV8h'), d'après la zone p y h indiquée par M. Dana sur les cristaux de datholite de Roaring Brook en Connecticut. Les formes citées par M. Hessemberg sont toutes connues dans la datholite et offrent des particularités analogues à celles qu’elles présentent

sur les cristaux de Bergen Hill; ainsi » est unie mais mate; ht est petite mais brillante; 27° est petite, arrondie, et par suite douteuse; A? et h? sont étroites mais bien mensurables; p est brillante; o'?'est raboteuse; o!’* est brillante et a donné of ht — 15312 (l'angle correspondant dans la datholite est 153°35'); al£test très-petite mais très-éclatante; et est très-brillante; d'? est unie avec des parties ternes et des parties brillantes; e est brillante: mais un peu ondulée; À est striée parallèlement à à son intersection avec = et A1; (d'2d1* ha) est arrondie et n’a pu être mesurée.

Hislopite. Nom donné par M. Haughton à un calcaire cristallin d’une dens. = 2,645, coloré par na p. 100 de la glauconite dont l'analyse a été rapportée pag. 135, et provenant de Nes gpur dans l'Inde centrale.

Huntérite. M. Haughton nomme ainsi une substance, blanchâtre, à éclat gras, d’une dens. = 2,319, pour la composition de

laquelle il a obtenu : Si 65,93 Al 20,97 Ca 0,30 Mg 0,45

ÎL 11,61 — 99,26. Elle a été trouvée avec orthose dans un granite de Nagpur, Inde centrale, et elle est considérée par M. Dana comme une cimolite mélangée de quartz.

Idocrase. Dans l'expérience citée pag. 284, ïl Se évidemment formé une combinaison particulière entre les éléments fondus de l’idocrase et le kaolin du godet de porcelaine. En opérant dans un creuset de platine sur la même idocrase d'un vert clair, d'Ala, j'ai obtenu un culot cristallin, fortement translucide, d'un vert brunâtre, dont la surface libre offre une mosaique de petits prismes carrés ou rectangulaires portant sur leur base une pyramide quadrangulaire très-surbaissée. Des lames minces extraites de la masse même du culot manifestent, aussi bien que les petits prismes de la surface, une double réfraction peu énergique à un axe négatif. La densité qui avant fusion était de 3,407 s’est réduite après fusion à 2,96. La substance est devenue facilement attaquable par les acides. D'après des expériences de M. Damour, cette idocrase à l’état naturel perd 3,12 p. 100 de son poids par une calcination au rouge blanc; sur cette perte, M. Damour a dosé | directement 2,50 p. 100 d’eau.

Lherzolite. Dans le courant de l'été de 1861, j'ai découvert un nouveau gisement de Iherzolite au col de Lurdè, au-dessus dé la vallée des Eaux-Bonnes, Basses-Pyrénées. La roche est verte et offre une grande analogie avec celle du lac de Lherz, département de l'Ariège : elle est seulement beaucoup plus compacte et on ne distingue dans sa cassure que quelques lamelles cristalines. Elle forme un mamelon voisin d'un monticule d'ophite à grands cristaux d'amphibole, au milieu d'un calcaire compacte gris, à cassure

finement grenue, qui doit sans doute à des actions métamorphiques, les nombreux cristaux de quartz noirs ou gris (vendus souvent pour de la couseranite), les mouches de chalcopyrite et les cristaux maclés de pyrite de fer dont il est intimement pénétré.

Mélinophane. L'analyse spectrale du mélinophane de Lamôe y indique. d'après MM. Bunsen et Kirchhoïff, la présence de la soude, de la chaux et de la lithine; cette dernière base n avait pas été trouvée par l'analyse chimique (voy. pag. 145).

Minéral de Coromandel; voy. Tschewkinite, pag. 553.

Morion. Nom qui désigne en Allemagne le quartz enfumé d'un noir de poix, d'un brun noirâtre ou d'un noir brunâtre.

Napoléonite. Nom donné par quelques auteurs à la pyroméride orbiculaire de Corse.

Néolite. D'après MM. P. Herter et E. Porth, cette substance . (voy. pag. 401) tapisse des crevasses, à Rochlitz dans le Riesengebirge en Bohême, soit à l'état d'enduits minces, compactes, gras au toucher, soit à l'état terreux. Sa couleur est ordinairement le vert pistache sale, le vert serin -ou le brun clair. Dens.=— 2,837 (variété compacte); 2,625 (variété terreuse). Au chalumeau, elle fond difficilement dans la flamme extérieure, et elle devient magnétique dans la flamme réductrice. Outre la magnésie qui forme sa base dominante, elle contient, par suite de mélanges, de l’oxyde de zine, de la chaux, de l’oxyde de fer, de l’alumine et du cuivre.

Neurolite; Thomson. Substance à structure fibreuse imparfaitement feuilletée, à cassure inégale, opaque ou translucide sur les bords, d’un jaune verdâtre, fragile, ayant une dur. — 4,95 et une dens. — 2,476. Au chalumeau, dégage de l’eau, devient blanc de : neige et friable, sans fondre. Avec le carbonate de soude, donne un verre transparent, légèrement jaunâtre, qui se fendille en refroidissant. Il est probable que c’est une opale aluminifère plus ou moins impure, d'après une analyse dans laquelle Thomson a

obtenu : Si73,00 A117,35 Fe0,10 Ca 3,25 Mg1,50 H 4,30 — 99,80. Elle a été trouvée par le docteur Holmes à Stamstead dans le Bas-Canada.

Nickelgymnite. D'après M. W. J. Taylor, cette substance forme un enduit mamelonné vert pomme ou vert jaunâtre (voy. pag. 115), sur de la serpentine, près Webster dans le comté de Jackson, Caroline du Nord. {|| M. S. Hunt a examiné un minéral analogue qui se trouve dans un filon d'argent et de cuivre à l’île Michipicoten, lac Supérieur, en grains amorphes à cassure con-+ choïdale, translucides, à éclat cireux, devenant brillants sous

ongle, d'un jaune verdâtre ou d'un vert pomme, tendres, se délitant dans l’eau, solubles dans les acides, La matière n’est qu'une nickelgymnite impure; séchée à 100°, elle a fourni à l'analyse :

Si 33.60 Ni30,40 Ca409 Mg3,33 Â18,40 Fe295 H4710—

Œgyrine. La véritable orthographe de ce nom (voy. pag. 65), qu'on fait dériver de celui de l’ancien dieu scandinave Ægir ou OEgir, est ægirine ou œgirine.

Orthose. L'orthose vitreux de la Somma, en cristaux transparents, manifeste par la calcination les mêmes modifications optiques temporaires et permanentes que la variété de Wehr dans l'Eifel (voy. pag. 332 et suivantes). Une plaque de 2,8 d’épaisseur, pénétrée par quelques aiguilles d’amphibole noire, ayait à 14°,5 C. ses axes rouges et ses axes bleus situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale de la base; 2E — 29° ray. rouges, 21° à 22° ray. bleus. Vers 150° les axes bleus étaient réunis et les axes rouges très-rapprochés. Après une calcination de 10 mi- . nutes au rouge vif, les aiguilles d'amphibole ont été fondues, l’orthose n'a pas sensiblement changé d'aspect et a conservé toute sa transparence, mais le plan qui contient ses axes pour toutes les couleurs est devenu le plan de symétrie; leur écartement dans ce plan est 2E— 17°30' ray. rouges, 28°45' à 29° ray. bleus. [| Comme je l’avais déjà constaté sur une de mes premières plaques de Wehr, la perte au feu de l’orthose pur est très-faible, et elle ne dépasse jamais un millième de son poids. D’après quelques essais de M. Damour, 15,917 d’orthose de Wehr parfaitement transparent ont perdu au rouge sombre 05,002; au rouge blanc naissant, la perte n’a éprouvé aucune variation. L’adulaire du Saint-Gothard se comporte de la même manière; il perd 0%,001 pour 1 gramme, mais il devient en partie laiteux. Il est donc probable que la modification permanente des propriétés optiques biréfringentes, que j'ai retrouvée récemment dans la cymophane et dans la Brookite, est réellement un changement apporté par la chaleur dans l’état moléculaire des corps. || Suivant MM. Bunsen et Kirchhoïf, l’analyse spectrale indique dans l’orthose de Baveno, de la potasse avec des traces de soude, de chaux et de lithine sans baryte ni strontiane; l’adulaire du Saint-Gothard renferme à peine de la chaux et pas de lithine. La composition varie sans doute un peu avec les échantillons, car M. Abich a trouvé 1,34 p. 100 de chaux dans un adulaire du Saint-Gothard,

Outremer. On a découvert récemment à Balän, et près Ditro dans le Gyergy6, Transylvanie, une substance d'un beau bleu formant des masses grenues au contact d'un filon d'amphibolite qui traverse une syénite. Cette substance cristallise d’après M. Haidinger en dodécaèdres rhombhoïdaux; elle est translucide et d'un

SUPPLÉMENT. SAT bleu céleste ou azuré, sa dur. = 5 à 6; sa dens. —9,31 à 2,32: Son analyse a donné. a M. de Hauer : Si40,54 Al &3,00 Fe 0,86

Ca 14,44 Na 12,54 (par différence) S? 1,92 (perte au feu) — 100. On peut la considérer comme de l’outremer ou de la sodalite. Les masses qu'elle constitue sont accompagnées de pyrite et mélangées d'orthose, d'élæolite, de Cancrinite, d’oligoclase, d'amphibole noire, de sphène, ete.

Pagodite. Les analyses que j'ai rapportées pag. 100 et 190 prouvent qu'il existe au moins deux variétés de pagodite, l’une se réunissant à la serpentine, et l’autre à la pyrophyllite. Les poudres de divers échantillons présentent aussi des différences notables dans la manière plus ou moins parfaite dont elles absorbent les COFpsS gras.

Pennine.. Des cristaux du Rympfischwäng près Zermatt (voy. pag. 438), remarquables par leur pureté, leur transparence et l’absence des substances fibreuses qui pénètrent presque toujours la. pennine, ont été analysés à Zürich par M. Jules Piccard, qui a

trouvé : Si33,54 Al 13,39 Mg 33,56 Fe 6,62 H 12,38 — 99,49. Ces nombres rentrent exactement dans ceux qui ont été obtenus par M. Marignac, et se rapportent à la formule que j'ai adoptée (voy. pag. 437).

Pectolite. De petits cristaux de Bergen Hill m'ont offert de longs prismes composés des formes p a!? de la Wollastonite, avec

par des faces irrégulières, et très-facilement clivables suivant p; ils ont donc au moins une zone commune avec la Wollastonite, et ils paraissent géométriquement isomorphes de cette substance, comme les cristaux de Ratho en Ecosse décrits par MM. Greg et Heddle {(voy. pag. 130). Leurs propriétés optiques biréfringentes sont au contraire totalement différentes de celles de la Wollastonite : en effet, les axes optiques sont situés dans un plan parallèle a la diagonale horizontale de la base et presque rigoureusement perpendiculaire à cette face; la bissectrice aiguë positive est parallèle à la diagonale horizontale, et la bissectrice obtuse est à très-peu près normale au clivage basique; l’écartement des axes autour de cette bissectrice, mesuré dans l’huile à travers des lames minces de clivage, m'a donné 2H, —143° à 145°, Quant à

l'écartement autour de la bissectrice aiguë, on entrevoit seule- :

ment quil est considérable, à l’aide de fragments cassés en traxers, normalement à p et à al?, la fragilité des cristaux ne permettant pas de tailler des plaques dans cette direction. M. Whitney a obtenu pour la composition de cristaux très-purs de Bergen

Hill: Si54.27 Ca 32,83 Na 8,94 Fe et Mn 1.24 Ï1 2,72 — 100.

La détermination directe js l’eau a donné 2,75 pour n substance séchée à 80° C. || M. Igelstrôm a observé, à la mine de fer de Längban en Wermland, une pectolite fibreuse ressemblant à de

l’asbeste, associée à de la chlorite et à du calcaire. Elle donne de.

l'eau dans le matras, fond facilement en émail blanc, et contient : $i52,24 Ca 33,83 Naet KS,48 Fe et Mn 1,75 H 3,70 —100.

Péridot. Le péridot vert qui constitue la majeure partie de la Zherzolite du lac de Lherz, département de l’Ariége, a une dens.

— 3,38. Son analyse a fourni à M. Damour : Si 40,59 Mg 43,13

Fe 13,73 Mn1,60 — 99,05. Cette composition est très-voisine de celle du péridot provenant des laves du Vésuve (voy. pag. 32). || M. A. Erman a observé des cristaux de péridot un peu roulés, offrant la combinaison ge! et?, avec les incidences: 9° g—80°55" avant; ete! — 130011’ sur p; el? el/?—9%°14' sur p.. Ges cristaux,

semi-transparents ou transparents, d’un jaune de miel ou d'un ”

jaune verdâtre, proviennent de la destruction d’une lave, et ils forment un sable mélangé de quelques grains de basalte et de feldspath vitreux, à Signam , l'une des îles Aleutiennes (envir. 520,5 latitude nord, et 185°,5 longitude ouest de Paris). ]||M.S. Hunt a obtenu pour un péridot jaune de miel, faisant partie d'une roche composée de labradorite et de pyroxène, des montagnes

de Montarvilles près Montréal au Canada : Si 37,17 Mg 39,68

Fe 22,54 — 99,39. || D’après M. Shepard, une pierre météorique tombée le 1° mai 1860 aux environs de New Concord dans l'Ohio, est en grande partie formée par un péridot gris de perle disposé en nodules irréguliers. Une autre météorite amygdaloïde de Forsyth, comté de Taney dans le Missouri, contient aussi du péridot.

Phæstine; Breithaupt.® Substance en larges lames à structure fibreuse, à éclat bronzé, d’un gris jaunâtre, très-tendre, se laissant couper au couteau, donnant une poudre onctueuse au toucher, d’une dens. —2,8. On l’a trouvée dans une serpentine, près d'Einsiedel en Bohème, et à Kupferberg en Bavière, en masses composées de lames entrelacées qui ne sont probablement qu'une pseudomorphose très-magnésienne et hydratée de la fronzite dont elles ont conservé l'apparence extérieure. Cette transformation de la bronzite praît analogue à celle de l’amphibole pseud Dpt Le de la Molle dont j'ai parlé plus haut.

Pholérite. La pholérite de Lodève (voy. pag. 190) a été analysée dernièrement par M. Pisani, qui a obtenu: Si 47,0 Al 39,4 H 44,4 — 100,8. [IM. Genth a décrit (The American Journal of

Seience, vol. XXVIII, p. 251) une variété en écailles d’un blanc Jaunâtre, qui devient blanc de neige avec un éclat nacré, lorsqu'elle à été traitée par l'acide chlorhydrique. La moyenne de deux analyses, faites sur la substance à laquelle l'acide chlorhydrique avait enlevé une très-petite quantité d'oxyde ferrique et de

chaux, a donné : Si 46,90 A139,60 Na 0,114 K 0,06 H 13,80 — 100,47. Elle provient des mines de houille de Tamaqua près Pottsville, comté de Schuylkill en Pennsylvanie. || On a découvert récemment en Saxe une belle pholérite désignée d’abord sous le nom de nacrite, qui offre de grandes lames hexagonales maclées. Ces lames se composent de six secteurs triangulaires dont les limites assez vagues indiquent pourtant un assemblage parallèle aux faces d’un prisme rhomboïdal droit voisin dé 120° et de 60°. Elles se clivent facilement suivant la base de ce prisme; leur structure intérieure est fibreuse, et elles sont légèrement ondulées; aussi, malgré leur transparence lorsqu'elles sont suffisamment minces, lPaction qu’elles exercent sur un faisceau polarisé de rayons parallèles est-elle assez irrégulière. À l’aide de la lumière convergente, on aperçoit dans chaque secteur des hyperboles indiquant deux axes écartés dont le plan est normal au côté situé sur le contour hexagonal et par conséquent parallèle à la grande diagonale de la base du prisme primitif. La bissectrice est négate et sensiblement normale au plan de clivage. La dispersion des axes est faible; à 45° du plan de polarisation, elle se manifeste par des couleurs distribuées symétriquement autour des deux hyperboles et annoncant pb >> v. La substance a un éclat nacré prononcé; elle est blanche et très-tendre; son analyse a fourni à

M. R. Müller : Si 46,74 Al39,48 H 14,06 —100,28. Les lames sont isolées ou groupées en mamelons à structure flabelliforme; elles sont associées à de la galène, et'elles tapissent des fentes dans un gneiss de la mine Eïnigkeit près. Freiberg en Saxe.

Piddingtonite; Haidinger. Substance en grains de diverses grosseurs, offrant deux clivages inégalement faciles sous l'angle de 400°, à cassure résineuse, d'un gris de cendre foncé, d’une dur. — 6,5, d’une dens. —3,412. Une analyse de M. de Hauer a donné :

Si57,66 Fe20,65 Mg 19,00 Ca1,53— 98,84 Ces grains, dont la composition se rapproche de celle de l'anthophyllite, forment par leur agrégation une masse friable pénétrée par de petits grains noirs de fer chromé et constituant la plus grande partie d'une météorite de Shalka dans l'Hindoustan.

Pinite. M.Streng a analysé une pinite (dens. — 2,62) engagée dans un porphyre quartzifère gris du Mühlenthal près Elbingerode

au Hartz, et il a obtenu pour sa composition : Si 47,51 À1 31,17

K7,93 Na0,15 Fe1,85 Ca1,24 Mg1,55 H et C 9,02 = 99,72. |} D’après M. Sandberger, la pinite se rencontre dans les porphyres, les gneiss et les granites des environs de Baden. Une variété, qui se trouve dans un porphyre du Kappeler-Thal aù sud-ouest de Baden, est pseudomorphosée en un mica écailleux d’un vert céladon contenant, suivant une analyse de M. Nessler:

Si 61,90 Â118,05 Fe 6,80 K 4,87 Na 0,91 Ca 1,51 Me 0,357

H 5,79 — 100. [| Haüy avait indiqué autrefois la présence de la pinite dans le granite de Sainte-Honorine, département de l'Orne.

Porricin. Nom donné par quelques auteurs allemands à des cristaux d’augite qui se trouvent dans des laves basaltiques, aux environs de Mayen, de Niedermendig et d'Andernach, Prusse Rhénane.

Prasilite; Thomson. Substance très-rare et peu connue jusqu'ici, offrant des masses à structure fibreuse. Opaque. Vért

poiréau foncé. Très-tendre, très-friable et se laissant réduire

en poussière entre les doigts. Dens. — 2,31: Dans le matras, dégage beaucoup d’eau, devient d'un jaune clair et durcit. Con-

tient d'après Thomson : Si 38,55 fe 14,90 Mn 1,50 ÀI 5,65

Mg 15,55 Ca 2,55 H 18,00 — 96,70. On suppose que la perte représente un aleali. Né s’est encore rencontrée qu'aux Kilpatrick Hills près Glasgow en Ecosse.

Pyroxène. Le pyroxène en petits grains d’un vert émerauüde, . {dens. — 3,28) facilement fusible, qui forme l'élément le moins abondant de la lherzolite du lac de Lherz, département de l’Ariêge

(voy. pag. 65), a été analysé par M. Damour; il contient : Si 53,63

Ca 20,37 Mg 12,48 Fe 8,52 Al 4,07 Gr 1,30 — 100,37: Sa composition le rapproche tout à fait de la coccolite verte de Tuna-. berg (Voy. pag. 56) et de la diallage de Prato près Florence (voy. pag. 57 et 58), et ïil doit sa jolie couleur à l'oxyde de chrome qu'il renferme. [|| On a trouvé avec calcaire lamellaire ,; dans les gisements de cuivre natif du lac Supérieur, des cristaux pseudomorphiques d’un vert clair qui ont l'aspect général d’un pyroxène allongé suivant l'axe vertical, et qui m'ont offert les. formes m, g!, d'?, b"?, : de te minéral, avec quelques autrés modifications indéterminables. Toutes les fäces soht assez unies mais ternes, et leurs incidences ne peuvent se mesurer qu'äpproximativement et au goniomètre d'application: J'ai obtenu : Mmm—=:81;. mg! —=A131°30"; gt d'?, 141218 14157; ND ARS

g'e—138. Une analyse a fourni à M. Pisani: Si56,52 Fe 2,67

Mg 5,94 K 3,88 Na 3,32 Ca 0,93 ÂÀ1 20,49 H 7,40 — 101,15.

Dens: — 2,495. La composition, remarquable par la présence de la soude et de la potasse, par l'absence presque complète de la . Chaux, et par la grande quantité d’alumine, se rapproche ne celle des céladonites {voy. pag. 63 et 64).

Rastolyte. Ce minéral qui paraît être un mica altéré, commié je l'ai dit pag. 498, se rapproche de la Voigtite (voy. pag. 455) par Sa composition, ainsi quil résulte d’une nouvelle analyse dans

laquelle M. Pisani a trouvé : Si34,98 AÀ191,88 Fe 98,44 Mg 6,24 H 9,22 — 100,76. |

Rôttisite. Nom donné par M. Breithaupt à une substance qui forme, sur la konarite (hydrophosphate de nickel) de Rôttis dans le Voigtland saxon, un enduit amorphe, à cassure conchoïdale ou terreuse, translucide ou opaque, terne, d’un vert émeraude ou d’un vert pomme, fragile, happant faiblement à la langue, ayant une dur. —2 à 2,5 et une dens. — 2,36 à 2,37. On peut la regarder comme un produit d’altération voisin de la nickelgymnite, d’après une analyse qui a donné à M. C. Winkler :

Si 39,45 Ni35.87 Co 0,67 Cu 0,40 ÂÀl 468 %e 0,81 P 2,10

AS 0,80 H 11,17 — 96,25 (le total indiqué par M. Winkler est 100,79 ; il s’est donc glissé dans un ou plusieurs des nombres de l'analyse une erreur typographique que l’auteur seul pourrait rectifier).

Silice. M. Bouis a reconnu de la silice en stalactites minces et allongées,. entreméêlées de cristaux de gypse, parmi les produits de décomposition que la source thermale dite la Cascade (78° C.) forme par son action sur une sorte de pétrosilex près d’Olette, Pyrénées-Orientales.

Sphène. M. Hessemberg a observé, sur des cristaux roses engagés dans le clinochlore de Pfitsch en Tyrol, les formes nouvelles el et e** faisant partie de la combinaison # kg! patetet?et/# d1/# bt b"*bY*, Les incidences calculées comparées aux incidences mesurées sont :

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