CALCULÉ, OBSERVÉ
pet 1 Me 143049!
els gi 61°22/ A64°24
Ces cristaux, très-petits, sont remarquables par leur éclat et par l'apparence inusitée que leur communique le développement des faces m, et, e?, b12, bV*, et l'absence totale des faces 0? et d'2, || L’écartement des axes optiques ne m'a paru éprouver aucun changement appréciable par une élévation de température d’environ 200°.
Sphérostilbite. Cette substance, distinguée par Beudant sur des échantillons des Féroë (voy. pag. 419), se trouve dans l’île de Skye, à Storr en petites sphères implantées sur la Thomsonite globulaire (féroëlite), et à Quirang en boules de la grosseur d’un pois. Le docteur Heddle considère ces sphères comme une variété de stilbite à structure fibreuse radiée, et il a obtenu pour leur composi-
tion : Si56,54 À116,43 Ca 8,90 Na 0,46 H 17,05 — 99,38. Stannite. La stannite de Cornwall a été analysée par M. Bischof
qui a trouvé : Si51,57 Zn 38,91 Ca 0, 16 A14,53 Fe3,55 Perte
au feu 0,43 — 99, 15. Cette coniposition confirme l'hypothèse d'un :
mélange (voy. page 95) qui contiendrait un silicate d'oxyde de tain; peut-être est-ce un orthose pseudomorphique.
Staurotide. M. Rammelsberg a publié récemment {Académie des Sciences de Berlin, séance du 18 mars 1860), une nouvelle série d'analyses qui confirment les différences signalées page 184 entre les compositions des staurotides de diverses localités, et qui
ao
semblent prouver que le fer s’y trouve en partie à l'état de protoxyde. Le rapport entre la quantité d'oxygène des bases est
d’une manière à peu près constante R : R :: 1:6; quant à la silice
elle varie encore plus que dans les résultats anciennement connus. Voici quelques-unes des analyses de M. Rammelsherg : a, Staurotide-noire, du Massachusetts; b, du Saint-Gothard; c, brune, de Goldenstein en Moravie; d, noire, de Litchfield en Connecticut; e, d’Airolo (étudiée par Jacobson); f, brun jaunâtre de Lisbonne, New- Hampshire; g, de Bretagne; , en gros cristaux gris, de Pitkàaranta, Finlande.
a b c d e f g h Silice 28,86 35,05 35,15 36,62 43,26 49,10. 50,75 51,32 Alumine 919 4418 44,02 42,92 40,45 37,10 34,86 34,30 Oxyde ferrique 3,20: 15591 0,8 1,85 2,40 , » 2,86 » Oxyde ferreux 13,32 11,48 12,16 12,80 10,92 10,69 410,45 44,01 Oxyde manganeux 1,28 » 1,1 0,70 » » » 0,42 Magnésie 2,924 286 3,06 2,93 2,09 1,64 1,80 2,32 Perte au feu 043 0,95 41,27 4,00 0,45 0,68 0,38 0,59 98,52 99,73 97,95 98,82 99,57 99,81 101,10 99,96 Densité : 8,712. 1» 3,663,66 3,628...» (3,118 | » 143,265
Un travail que M. Lechartier poursuit en ce moment au laboratoire de l’École Normale supérieure, montre que les cristaux du Saint-Gothard, en apparence les plus purs, contiennent dans leur intérieur, outre le disthène, diverses matières étrangères dont la présence doit modifier d'une manière variable les résultats des analyses.
Stilbite. La croûte mince déposée par la source thermale de la Cascade, à Olette, Pyrénées-Orientales, est bien de la stilbite comme l'indiquait sa composition ({voy. p« 417 et 418). Un échantillon, qui m'a été remis par M. Bouis, se compose d’une agrégation de petits prismes rectangulaires terminés par une base arrondie, trèsfacilement clivables suivant leur face la plus large, fortement serrés les uns contre les autres, transparents en lames minces, et offrant deux axes optiques peu écartés dans -un plan parallèle au clivage facile, avec une bissectrice négative normale à la base. La croûte est assez fortement adhérente à un pétrosilex compacte, à cassure esquilleuse, d’un gris verdâtre, faiblement altéré. |[M. Friedel a observé, sur des cristaux accompagnés de Heulandite rose, de localité inconnue, des faces b!”? nettes et miroitantes qui lui ont donné 0°? b"° en avant — 118°32". Ce nombre, qui peut être pris comme une des données fondamentales nécessaires pour calculer les dimensions dela forme primitive de la stilbite, se rapproche beaucoup de l’ancienne mesure de Phillips {voy. pag. 416).
Thulité. M. Brooke a fait remarquer dans une note insérée au tome X du « Philosophical Magazine, » année 1831, que l’angle de 92°30' qu'il avait d’abord attribué à la thulite {voy. pag. 242), appartenait en réalité au bisilicate de manganèse de Suède, et que la thulite offrait les formes de l’épidote. J'ai fait voir pag. 241 que ces formes sont celles de la Zoisite.
Techewkinite, Leschenault à rapporté autrefois de la côte de Coromandel, un minéral offrant un clivage ou seulement des plans de séparation facile dans une direction, une cassure vitreuse dans les autres directions, faiblement translucide et d’un rouge brun foncé en lames excessivement minces, noir en masse, rayant a peine le verre, et contenant, d’après une analyse de Laugier, de la silice, de l’acide titanique, de l’oxyde de cérium, de l’oxyde de fer, de l’oxyde de manganèse, de la chaux, et de l’eau. M. Damour a reconnu récemment que ce minéral pouvait être considéré comme une Tschewkinite (pag. 154) alumineuse et il a trouvé pour sa composition :
OxYGÈNE. Rapr.
Silice 19,03 59/8844 Acide titanique 20,86 8,32 À Oxyde céreux 38,38 5,55 |
Oxyde ferreux 7,96 41,77
Oxyde manganeux 0,38 0,08 ? 8,76 . 1 Chaux 4,40 1,25
Magnésie 0,27 0,11
Alumine 1,12 3,61
Eau 1,30 1,15
sm SUPPLÉMENT.
En faisant abstraction de l’alumine, lä formule pourrait done 5e
crire R (Si, Ti), comme celle de la Tschewkinite de l'Oural. Du reste, la matière n’est pas parfaitement homogène, car j'ai reconnu au
microscope quelle se compose d’une masse brune sans aucune
action sur la lumière polarisée, dans laquelle sont enchassés de. très-petits grains incolores fortement biréfringents,.
Verrucite. Globules arrondis, à structure compacte, à surface rugueuse et comme couverte de verrues, d'un brun rougeâtre, du comté d'Antrim. M. Greg (Manual of the Mineralogy of Great Britain and Ireland) suppose qu’on peut les rapporter à la mésolite ou à la scoulérite (Thomisonite) d'après leur composition qui selon
Apjohn se représenterait assez bien par la formule (Ca, Na)’, ÀF,
Sii0 8]. L = Villarsite. Dans le 4° vol. de la 2° édition de son Traité de minéralogie, Dufrénoy annonce l'existence de la Villarsite en grains jaunâtres, tendres, ressemblant à la serpentine, au milieu des granites du Forez et du Morvan. D’après son analyse des grains du Forez, leur composition est semblable à celle des cristaux de Saint-
Marcel (voÿ. pag. 96), car il a obtenu: Si 40,52 Mg 43,75 Fe 6,25 Ca1,70 K0:72 H6,21 — 99,15.
Waldheimite. Nom donné à l’amphibole sodifère de Waldheim en Saxe dont j'ai rapporté l'analyse page 84.
Willémite. M. Friedel à observé de petits cristaux de cette substance en prismes hexagonaux à sommet rhomboédrique, d'un bleu clair, dans un quartz compacte du Groënland.
Leur analyse a donné à M. Damour : Si 27,86 Zn 71,51 Fe et
Mn 0,37 — 99.74.
Wollastonite. Al. Brongniart avait recu autrefois du professeur Horodeki, sous le nom de vinite, un minéral lamello-fibreux, facilement clivable dans une direction, transparent en lames minces, où j'ai reconnu, autour d’une bissectrice positive, deux axes optiques écartés et situés dans un plan normal à la longueur des fibres. La substance a un éclat nacré sur les plans de clivage; elle est d’un blanc grisâtre, dure, fragile, et difficilement fusible en verre incolore ou brunâtre, transparent ; elle offre donc tous les caractères de la Wollastonite. Elle a été trouvée en morceaux épars à la surface d'une montagne d’alluvion, près de Vilna en Lithuanie.
Zircon. M. de Kokscharow a obtenu sur des cristaux de Sibé-
: 4 rie (Matemalen zur Mineralogie Russlands, 3° vol., pag. 139) les incidences suivantes : b! b! sur p— 95°41'; b! b! sur m—84°20'; btm — 132240"; b! b! sur a? — 123°20'; ces nombres sont précisément ceux qui résultent des calculs faits en prenant pour point de départ l’angle @h! — 122938" (Yoy. page 154). Les principales combinaisons observées par le même savant sont: pour les cristaux’ de l'Oural, mb:,mh.0b* (fig. 78 pl. XIV), ktb!, mbtb18 a, mhtbtb12b18, in b'a,, mh' b' pt? a, mhrb'b1# a, fig. 80), m 1 ds, Mhb1 DE, mh! bb, mhbtb12b15, mhb1b?b1Ba,, mh'bta,z, Mbla,, b! b*?; pour les cristaux ‘des monts Tunkinsk, mhtbtb15a,; pour les eristaux des sables aurifères de Beresowsk, m L!'a, (aspect analogue à celui de la fig. 81). Dans les mines d'Achmatowsk, on a observé des cristaux blancs tapissant des druses de cristaux de clinochlore, absolument comme à Pfitsch en Tyrol.
Epistilbite. Au moment où cette feuille allait ètre mise sous presse, j'ai été assez heureux pour me procurer.un échantillon d'épistiübite d'Islande d’où j'ai pu isoler quelques petits cristaux qui m'ont permis de compléter l'étude des propriétés optiques biréfringentes de cette rare substance (voy. pag. 423). L’écartement des axes optiques est ordinairement variable, par suite de macles intérieures. Une première plaque m'a donné :
2E — 67° à 69° ray. rouges, pour une plage; ns Url our une autre plage 19° à 83° ray. bleus f P P'88
Une seconde plaque plus homogène, sur laquelle j'ai taillé un prisme ayant son arète réfringente normale au plan des axés, m'a fourni
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