SPECTRE SPECTRE DE FRAUNHOFER. DE NEWTON
Raie B dans le rouge as — 15°,3740 »
Raie C dans le rouge de — 16°,8800 »
Rouge extrème de Newton » ar — 17°,#96% Limite du rouge et de l’orangé » ar — 20°,#716 Raie D dans l’orangé an — 20°,9835 »
Limite de l’orangé et du jaune » d'o — 22,3113 Limite du jaune et du vert » a'j — 25°,6764 Raïe E dans le vert az — 26°,2936 »
Limite du vert et du bleu » «d'y — 30°,0426 Raïe F dans le bleu ar — 31°,0153 »
Limite du bleu et de l'indigo » ap — 34°,5738 Limite de l’indigo et du violet » ai — "3126807 Raie G vers la fin de l’indigo ac — 39,5128 » Violet extrême de Newton » d'u — k4°,0882 Raie H dans le violet au — #1°,1478 »
Cest surtout dans la lumière parallèle qu'il est convenable d'étudier les phénomènes de couleur qui se manifestent dans les plaques perpendiculaires à l'axe, Dans les lames taillées parallèlement à l'axe du rhomboëdre, toute trace de polarisation rotatoire disparaît, et les
(1) Mémoire sur les phénomènes rotatoires opérés dans le cristal de roche ; par M. Biot, t. XX des Mémoires de l’Académie des sciences.
phénomènes qui se manifestent sont ceux de la double réfraction ordinaire.
Le quartz fondu ne jouit plus ni de la double réfraction ni de la polarisation rotatoire; son indice de réfraction est, d'après M. de Senarmont: 7 —1,:49 à 1,457; rayons rouges. Dens. —2,2. Dureté un peu moindre que celle du erown à base de zinc.
Le quartz violet nommé améthyste se compose d’une superposition plus ou moins régulière d'assises ayant alternativement des rotations contraires : les couches violettes sont parallèles, soit aux faces p, comme fig. 32, pl. VI, soit à ces faces et à deux ou trois faces rhombes alternes s, comme fig. 30 et 31. Les trois secteurs de 120° ou de 60°, dans lesquels sont réparties ces couches, sont généralement séparés par des bandes étroites, fig. 30, ou par d’autres secteurs , fig. 31, de quartz incolore ou jaunâtre; ces secteurs, souvent divisés en deux portions triangulaires rectangles à rotations opposées, paraissent formés par des lames de quartz ordinaire parallèles aux faces e{/? et juxtaposées suivant un plan vertical dont la direction coincide avec celle du prisme d'. Toutes ces apparences, déjà visibles en partie dans la lumière naturelle, sont infiniment plus tranchées dans la lumière polarisée parallèle.
Les strates d’accroissement sont surtout marquées dans les cristaux du Brésil, sur les sommets desquels elles laissent des traces parfaitement indiquées; ces traces sont parallèles tantôt aux arêtes culminantes du rhomboèdre primitif, fig. 34, tantôt à ces arêtes et à celles de la pyramide pe!”, fig. 35, tantôt à ces deux sortes d’arètes et aux arêtes d’intersection pe?.
L’attaqué des surfaces par l'acide fluorhydrique étendu et la cassure ridée si particulière que présentent certains échantillons, font aussi parfaitement ressortir les diverses couches dont se compose l’'améthyste.
Le quartz est incolore, blane, violet bleu, rose rouge, brun de girofle, jaune, noirâtre, vert foncé, vert pomme, gris, toutes ces couleurs sont accidentelles. En chauffant des cristaux limpides et les plongeant dans une dissolution colorée qui pénètre dans leurs fissures, on obtient des pierres d’un effet assez agréable nommées rubasses.
Les iris sont des effets de couleur semblables à ceux des lames minces, produits par la présence d’une petite couche d’air dans des fentes intérieures.
Poussière blanche. Dur. —7,0. Dens. — 2,5 à 2,8; 2,65 pour les variétés les plus pures. Ë
Infusible au chalumeau. A la flamme du chalumeau à gaz oxyÿhydrogène, il fond, peut être étiré en fils fins et se volatilise. M. H. Deville en a fondu jusqu'à 30 grammes dans des creusets de charbon, à l’aide d’un fourneau à vent. Avec la soude, fond avec bouillonnement en un verre clair.
soluble dans tous les acides, excepté dans l'acide fluorhydrique. Soluble dans la potasse caustique, lorsqu'il a été fondu,
Deux fragments frottés ensemble dans l'obseurité, dégagent une lumière phosphorescente et une légère odeur empyreumatique.
Dans le phosphoroscope de M. Edm. Becquerel , ne produit aueune action appréciable,
Si; Silicium 46,66 Oxygène 53,33
Analyses : a, d'un quarz incolore transparent, par Bucholz; 6, de l’améthyste, par Rose; c, de la variété verte nommée prase, par Beudant; d, de la cornaline, par Bindheim; e, d’un quartz rouge compact de Sundwich, près iserlohn, par Schnabel ; 1, d'une agate calcédonieuse de Hongrie, par edienbacher; 9; d'un silex du bassin de Paris, par Von der Mark.
Alumine traces 0.25 O1 3,50 0,42 » » Oxyde ferrique » 0,50 Fe2,66 0,75 3,93 0,53 » Oxyde de manganèse » 0,25 » » » » 0,45 Chaux » » 1,00 » » Cab 0,62 0,78 Magnésie » » 067 00 0 LOUE » K,Na0,08 À 4,00
Suivant Fuchs, le quartz rose de Rabenstein, près Bodenmais, doit sa couleur à 1 ou 1,5 pour 100 d'oxyde de titane.
La couleur de |” améthy ste est généralement attribuée au manganèse; cependant Heintz a observé que l’améthyste la plus foncée contenait moins de 0,01 pour 100 de manganèse, et qu'elle perdait sa couleur à 250° C, Il a trouvé dans une améthyste d’un violet pâle, sur 400 parties : oxyde ferrique 0,0197; chaux 0,0236; magnésie 0,0433; soude 0,0418. On peut done croire que la matière colorante est, au moins en partie, de nature organique.
En cristaux isolés, groupés, tapissant les parois des filons, L'un des groupements les plus remarquables est celui que présentent les cristaux tordus, des Alpes suisses : ces cristaux, généralement enfumés, sont des assemblages, fortement aplatis suivant une face €, d’un nombre plus ou moins considérable d'individus maclés par pénétration ; les innombrables pièces qui font des faces libres de ces individus une véritable marqueterie ne se trouvent plus alignées sur des plans parallèles, comme dans les macles ordinaires, et il semble qu'au moment de sa consolidation, toute la masse ait subi la torsion de deux mains placées obliquement l’une au-dessus de l'autre, de manière à former une hélice dont l'axe serait parallèle aux arètes verticales du prisme e?. Malgré les observations de Weiss et
de M. Haïdinger, on ne sait pas encore sil existe quelque relation constante entre cette torsion mécanique des cristaux et leur rotation Optique. En masses globulaires, réniformes ou stalactitiques, fibreuses ou compactes. En pseudomorphoses, le plus souvent à l’état de croûtes minces cristallines ou de masses amorphes calcédonieuses moulées sur des cristaux de datholite[Haytorite, fig. 210, pl. XXXVI), de barytine, de fluorine, de gypse, de calcaire, de Darytocaloite. de dolomie, de schéelite, de galène, de céruse, de fer oligiste, de pyrite, de sidérose et de pyromorphite. Les cristaux renferment souvent des cristaux capillaires d'épidote, d’amianthe, d’amphibole, de rutile (cheveux de Vénus), de stibine; de petits grains de quartz ou des écailles minces de mica, de ripidolite, d'argent, de cuivre, de mispickel, de pyrite, d’argyrose, d’argyrythrose et de Proustite ; de pyrolusite, d'oligiste, de Gôthite, d’aimant, de disthène, de stilbite, de tourmaline, de topaze, de calcaire; du bitume ou des cavités remplies de liquides huileux très-expansibles. Lorsque les grains de quartz ou de ripidolite sont disposés régulièrement en couches minces parallèles à tous les contours du cristal enveloppant, on a la disposition nommée quartz en chemise; une petite quantité de matière argileuse suffit quelquefois pour empêcher l'adhérence des diverses couches d'accroissement dont se composent les cristaux; lorsque ces couches se déboîtent les unes de dessus les autres, on a le quartz encapuchonné. Quelquefois les cristaux présentent des formes oblitérées par suite de La compression qu'ont exercée sur eux des matières de différentes natures. Le babelquartz de Beralston, en Devonshire, n’est autre chose qu’une masse de eristaux qui, d’un-côté, se sont développés librement suivant la forme habituelle du prisme pyramidé, tandis que de l’autre eôte, gènée par la compression de grands cristaux cubiques de fluorine, une de leurs faces p a pris une extension anormale, et donne lieu, par sa combinaison avec les faces el”? et e?, généralement fort étroites, à à des gradins polygonaux d’une saillie plus ou moins prononcée. J'ai aussi trouvé entre de grandes lames de mica incolore, des États- Unis, avec des cristaux de “o urmaline violacée, aplatis parallèlement a leur axe, de petites plaques de quarz parfaitement limpides d’une épaisseur de un demi à trois quarts de millimètre; ces plaques, pour montrer leurs anneaux au centre du champ d’un microscope polarisant, doivent être placées entre deux prismes de glace de 66°, corres: pondant à des prismesde quartz de 62° environ : on peut alors constater qu'elles sont dextrogyres,etonestconduit à les regarder comme ayant été comprimées suivant deux faces opposées du rhomboëdre es.
On nomme œil de chat une variété translucide, rouge brunàtre ou gris verdâtre, pénétrée par de l’amiante et offrant une opalescence particulière, surtout quand elle est taillée en cabochon. L'opalescence se rencontre dans certaines variétés de quartz laiteux que l’on désigñe sous le nom de girasol. L'aventurine contient de nombreux points brillants qui réfléchissent vivement la lumière ; elle est brune ou brun rougeâtre. La fausse topaze est
d'un jaune plus ou moins foncé; sa couleur peut être modifiée par une calcination convenablement ménagée, et elle fournit alors des pierres d’une fort belle teinte. Le quartz enfumé est brun grisâtre, quelquefois presque noir et à peine translucide. Le prase est une variété compacte, vert poireau.
La calcédoine paraît être un mélange mécanique intime de quartz cristallin et amorphe; elle est en masses botryoides, stalacütiques, réniformes, d’un blanc bleuâtre ou d’un bleu de lin, fréquemment pseudomorphe de calcaire, de bois ou de polypiers fossiles. Certains cristaux bleu de lin, de Felsôbänya, ayant une forme cubique ou très-voisine du cube, ont été longtemps regardés comme de la calcédoine cristallisée; mais ils ne posèdent pas la double réfraction et ne peuvent être qu'une variété pseudomorphique, probablement de fluorine. La calcédoine se nomme cornaline quand elle est rouge; sardoine quand elle est brune avec une couleur rouge sang par transmission de la lumière; plasma quand elle est d’un vert foncé; chrysoprase quand elle offre une belle couleur vert-pomme due à la présence de 4 pour 100 d'oxyde de nickel; héliotrope quand elle est mélangée de ripidolite terreuse, offrant une couleur d’un vert foncé avec des taches rouges ou jaunes. L’agate est en couches concentriques irrégulières offrant souvent des dendrites ou des arborisations de diverses couleurs et un centre de quartz cristallisé. On l'appelle onyx lorsque les couches alternatives sont régulières et différemment colorées. La matière est suffisamment poreuse pour qu’en l’exposant à la chaleur et à l’action de certains acides, on puisse faire varier ces couleurs que l’on met a profit pour la sculpture des camées. L'indice de réfraction d’une agate blonde monoréfringente a été trouvé : n — 1,537 pour les rayons rouges. Le silex, d’une couleur grise, noïrâtre ou blonde, forme des rognons disséminés en abondance dans la craie. les jaspes rouges, jaunes, bruns ou verts, souvent rubanés; le quartz lydien ou pierre de touche, d'un noir foncé; le schiste siliceux, sont des mélanges de quartz amorphe avec un peu d’alumine, de chaux, de charbon, d'oxydes de fer et de manganèse, etc. Les grès et les sables se composent de grains plus ou moins cristallins soudés ensemble ou désagrégés. Le grès cristallisé de Fontainebleau n’est autre chose que du calcaire en rhomboëdres aigus pénétré par du sable en proportions variables. Le grès flexible du Brésil est une variété d'itacolumite un peu schisteuse et dont les grains aplatis peuvent se ‘mouvoir légèrement les uns sur les autres. On rencontre dans certaines couches de sables quartzeux des tubes allongés, nommés fulgurites, quise composent de grains agglomérés par suite de la fusion partielle que leur a fait éprouver la foudre en les traversant.
Le quartz est un élément essentiel de diverses roches, telles que le granite, le gneiss, les micaschistes, les quartzites, les grès et poudingues, etc. Les plus beaux cristaux viennent des montagnes de la Suisse, du Tyrol et de Salzbourg; du Dauphiné; de Madagascar; de Ceylan et du Brésil. De magnifiques cristaux isolés se trouvent dans
les roches carbonifères du comté Herkimer, New-York; on en trouve aussi à Québec avec la modification b!'; à Carrare, portant fréquemment des hémiprismes dodécagones, dans les fentes du marbre blanc; dans les calcaires carbonifères de Neffiez en Provence; dans des boules marneuses avec célestine cristallisée à Meylan, près Grenoble; dans les gypses du département de l'Aude; en Australie; dans le comté de Marmarosch en Hongrie, etc., etc. Le quartz enfumé se trouve en différentes localités de la Bohème, des Morne mountains en Irlande, de la Sibérie et du Valais. Des cristaux composés de couches superposées laissant entre elles des espaces vides ou remplis de liquides, se trouvent assez souvent dans les granites de l’île d'Elbe et en Hongrie; ces derniers ont une teinte violette très-pâle.
Les plus belles améthystes viennent du Brésil; de Sibérie; de Hongrie; de Porkura en Transylvanie; dedifférentes parties de l'Inde; de la Perse et de Ceylan; souvent en cailloux roulés. La fausse topaze vient du Brésil et d'Espagne. On trouve à Rabenstein, près Zwiesel, en Bavière, et en Sibérie, une variété d’un rose rouge, à Kônigswerth, en Bohème, la couleur est plus pâle. Une variété compacte, bleu indigo, nommée sidérite, se trouve à Golling, près Salzbourg. Les hyacinthes de Compostelle, en prismes bipyramidés rouges ou roses de diverses nuances, se trouvent dans les terrains gypseux du département de l’Aude, ou avec les arragonites de Bastennes, près Dax, département des Landes; de Molina, Aragon, etc., et dans les fentes d’un trapp à Buxton, Derbyshire. Une belle varièté fibreuse se trouve à la rivière Orange, cap de Bonne-Espérance, avec crocydolite. On rencontre du quartz blanc laiteux en Norwége, au Groënland, en Espagne, en France. Le quartz forme des filons au Harz, en Silésie, en Ecosse, en Espagne, en Bretagne, etc.
Le prase se trouve à Breitenbrunn, près Schwarzemberg, Saxe; le quartz aventuriné au cap de Gates, Espagne, et en Bretagne, près de Nantes et de Rennes. La calcédoine se trouve en Cornouailles; à Haytor, en Devonshire (Haytorite);, en Ecosse; au Groënland; en Islande; aux îles Féroë; en Hongrie; à Pont-du-Chàteau, Auvergne, avec bitume, etc. L'agate occupe des cavités dans des roches amygdaloïdes, à Oberstein; aux environs de Vicence; en Hongrie; en Transylvanie; à Chemnitz, à Freyberg, à Schneeberg, en Saxe; dans l'Uruguay; en Écosse; les plus belles cornalines dont la couleur paraît due, d’après M. Gauthier de Claubry, à une matière organique qui dégage de l'acide carbonique quand on chauffe la substance avec de l’oxyde de cuivre, viennent de l’Arabie, de l'Inde et de Saxe. La chrysoprase vient de Kosemütz en Silésie. L'œil de chat vient de Ceylan, de la côte du Malabar, de Bavière. Le plasma se trouve dans l'Inde et en Chine; l’héliotrope dans la Bucharie; en Tartarie; en Sibérie; dans l’île de Rum, aux Hébrides. Les plus beaux jaspes viennent J'Égypte; de Sibérie; de Saxe; du Devonshire; on en trouve d’un très-bean rouge en Islande. Le grès flexible vient du Brésil et de la Caroline du Nord.
Le silex en rognons ou en lits minces, contenant des éponges, des
alcyonies, des échinites et autres fossiles, se trouve dans la formation crayeuse des îles de Rügen, de Mën, en Jutland; ën Angleterre; au nord de l'Irlande; à Meudon, près Paris : en Champagne; en Picardie : dans le sud de là Russie, etë. Dans quelques terrains dé craie blanche et notamment à Snéfontainé, près Beauvais, Oise, of rencontre des silex qui ont été brisés sur place et dont les fragments sont resoudés ensemble par une aggrégation de petits cristaux de quartz limpide, formés par des infiltrations postérieures.
La pierre meulière fortement cariée, forme des couches dans les calcaires tertiaires des environs de Paris: les plus estimées sont celles de la Ferté-sous-Jouarre, Seine-et-Marne. .
Il existe un immense dépôt de bois silicifié aux environs du Gaire, en Égypte.
La Beckite et le Viridul ne sont que des variétés impures dé calcédoine.
Le Kilpatrick-quarz de Thomson est du quartz cristallisé pe= nétré par une zéolite rougeûtre.
En chauffant très-lentement à 200 ou 300° une dissolution de silice gélatineuse dans de l'acide chlorhydrique étendu, M. de Senarmont a obtenu de petits cristaux de quartz.
OPALE. Untheilbarer Quarz; Mohs.
Amorphe. Sans action régulière sur la lumière polarisée. Cassure conchoïdale. Transpärente ou translucide. Éclat vitreux, quelquefois résineux. Incolore; blanche; jaune; rouge; brune: verte; grise; noire. Poussière blanche. Quelques variétés présentent intérieurement des couleurs irisées dure grände beauté qui : paraissent liées à la présence d’une faible quantité de mätière organique et à l'existence de très-petites cavités intérieures disposées par files parallèles en réseaux réguliers, très-visibles dans certains échantillons à reflets flamboyants. Très-fragile. Dur. —5,5 4 6,5. PES: Spéc: = 4,94 455:
La variété hümmée hyalite est trahspärente ou sermi-tranisparente; incolore; mamelonnée et botryoide. Dans la lumière polarisée, elle est sans action ou elle se comporte Comme une matière g0mmeuse desséchée. On a trouvé pour son indice de réfraction, n :
Plaque sans action sur la lumière Autre plaque. polarisée, très-fendillée n—=1,#374 1,4555 rayons rouges: Si on Ja calcine de manière à en chasser l’eau, la structure testacée est mise hautement en évidence et la matière prend ün éclat nacré très-vif semblable à celui des perles naturelles.
L'opale dé feu esttransparente; rouge; jaune; quelquefois irisée.
OPALE. 25 n = 1,450 rayons rouges; échantillon jaune foncé, de Guatemala.
L'’opale noble est semi-transpärente où translucide; blane de lait; blanc jauñâtre offrant des jeux de couleur variés.
ñn = 1,446 rayons rouges; échantillon incolore, ifisé, de Guatemala.
ñ = 1,442 rayons rouges; échantillon très-pur, incolore, transparent, très-légèrement laiteux; sans reflets irisés. |
L'opale commune, lasemiopale, la ménilite, sont translucides où presque opaques; la dernière se trouve en rognons compactes, quelquefois schisteux. '
L'opale résinoide, quartz résinite, à cassüre conchoïdale, à éclat souvent cireux, translucide ou transparente, est blanc de lait, bleuâtre, verdâtre, brune, jaune, rouge cochenille (variété de Quincy, département du Cher, colorée par une matière organique). n—1,442 rayons rouges; échantillon très-transparent d'un blond légèrement laiteux. s à
L'opale ferrugineuse, jaspe opale, Holz opale, pechstein, est colorée en brun ou en rouge par du peroxyde de fer hydraté ou anhydre.
Le eacholong est blane de porcelaine ou blane bleuâtre, à peu près opaque.
La fiorite est en masses blanches concrétionnées où tubulaires,
L'hydrophane, d'un blanc jaunâtre, s’'imbibe facilement d'eau et devient presque complétement transparente; son indice de réfraction augmente par l'imbibition.
Hydrophane blanche sans reflet:
n = 1,406 rouge.
La même imbibée : n — 1,446 id.
Hydrophane s’imbibant très-promptement : n — 1,266 id. d La même imbibée : n —= 1,406 id.
Hydropliane à noyau jaune un peu opaléstent: n — 41,387 td. La même imbibée : n — 1,39 id.
Le tabaschir, qui forme des concrétions irrégulières dans Îles nœuds de certains bambous de l'Inde, se rapproche beaucoup de l'hydrophane; il se trouve en petites masses d’un blanc jauñâtre à cassure résineuse translucides , ou en masses blanches, terreuses, opaques. Les masses translucides plongées un instant dans l’eau et retirées immédiatement deviennent opaques et d’un blanc de porcelaine; en les laissant séjourner dans l’eau, elles deviennent transparentes. Très-téndre. Densité —2,011 matière naturelle ; 2,449 matière privée d'air.
Tabaschir palin : # — 1,119 rayons rouges, Matière imbibée : n — 1,364 id.
Le silex nectique est en masses poreuses nageant sur l'eau. .
La geysérite (siliceous sinter) est un dépôt siliceux en masses fibreuses, réniformes, botryoides, formées par les sources chaudes de diverses localités. Celle des Geysers d'Islande est blanche ou grise, présentant quelquefois un éclat nacré; elle a souvent une surface en forme de chou-fleur ; certains échantillons ont des reflets irisés tant qu'ils sont humides; d'autres ressemblent à de la calcédoine rubanée faiblement translucide, et ils sont recouverts d'une poudre blanche composée d’une multitude de petits globules transparents parfaitement sphériques : leur masse se compose elle-même de sphères enchâssées dans une sorte de pâte gélatineuse : ce genre de structure n’a jamais été rencontré jusqu'ici sur aucune autre variété de silice naturelle ou artificielle.
La michaëlite est une variété blanche, fibreuse, à éclat soyeux.
L’alumocalcite est une opale impure contenant 6 pour 100 de chaux et 2 p. 100 d’alumine.
Le tripoli et les diverses silices pulvérulentes (kieselguhr) se composent presque entièrement de débris d’infusoires dont la plupart vivent encore aujourd'hui dans les eaux douces. On a donné le nom de Randanite à une de ces matières pulvérulentes qu’on peut comparer à la silice gélatineuse. Un échantillon provenant des terrains de craie inférieure contient, d’après T. Way, 40,30 p. 100 de silice soluble; 41,23 de silice insoluble et 44,50 d’alumine.
Dans le tube, dégage de l’eau; celle qui est fournie par la fiorite contient de l'acide fluosilicique qui corrode les parois du tube et’ les couvre d'une couche de silice; celle qui provient des opales irisées a une réaction alcaline et une odeur empyreumatique; d’après M. Damour, les opales sans reflets ne donnent rien de semblable. Au chalumeau, décrépite sans fondre. Plus ou moins parfaitement soluble dans une solution chaude de potasse caustique.
La geysérite calcinée donne de l’eau et une odeur empyreumatique; comme certaines opales, elle a la propriété de perdre ‘une partie de son eau dans un air sec et de la reprendre à l’air libre; elle est plus soluble dans le carbonate de soude, après qu'avant sa calcination. î
Une opale du Mexique à beaux reflets verts, taillée, chauffée par M. Damour avec de l'acide sulfurique concentré, a pris une couleur nGir de jais, en conservant ses reflets verts. Les opales chatoyantes, tout en se fendillant par la calcination, conservent également leurs reflets après avoir été chauffées. $
Se compose essentiellement de silice amorphe avec 3 à 12 p. 100 d’eau et de petites quantités de peroxyde de fer, d’alumine, de chaux, de magnésie, de potasse et de soude.
Analyses de lhyalite de Waltsch en Bohême, a, par Schaffsotsch; b, par Damour; de l’'opale de feu, c, de Zimapan au Mexique, par Klaproth ; d, des îles Féroë, par Forchammer; de l’opale noble à reflets irisés, e, de Czerwenitza en Hongrie; de l’opale jaune f, de Telkibanya, toutes deux par Klaproth.
a b c d e [ Eau 3,0 3,06 7,75 TS A0 0 ANS:0 Potasse » 0,34 » . 0,34 » »
Mg 1,48
Analyses d'une opale de Francfort, g, par Stucke ;, d’une semiopale, de Schiffenberg, près Giessen, À, par Wrightson ; de la ménilite des environs de Paris, 4, par Klaproth; d’un bois silieifié d'Oberkassel, Z, par Brandes; de l'hydrophane de Hubertsburg en Saxe, m, par Klaproth ; du tabaschir, x, par Guibourt; du cacholong des îles Féroë, o, par Forchammer.
g k k l m n 0 Silice 82,75 90,20 85,50 93,00 93,13 96,94 95,32 Oxyde ferrique 3,00 EM 0,50 0,37 » » »
Alumine 3,50 4,86 4,00 0,13 1,62 » 0,20 Chaux 0,25 0,31 0,50 » » 0,13 0,06 Eau 40,00 2,73 44,00 TAB LON SARA 2103) ST Potasse D» 0,80 » BED » traces. 0,07 Soude » 0,90 Dh D » » 0,06 Magnésie » 0,86 » DR » » 0.40 0,33 bitn.
Analyse de la geysérite d'Islande, p, par Forchammer; concrétionnée, q, par Damour; calcédonieuse à structure globulaire, 7, par Damour.
P q r Silice : 84,43 87,67 87,2 Oxyde ferrique 4,91 Alumine 3,07 Fou ia baux 0,70 0,40 4,74 Eau 7,88 410,40 - 8,90 Soude et traces de potasse 0,92 0,82 0,66 Magnésie 41,06 D »
M. Damour a trouvé qu'en chauffant au rouge un grand nombre de silices hydratées, elles offraient les pertes suivantes :