AO1,47T
124 CHRYSOCOLE.
Les analyses f et g indiquent évidemment des mélanges d’un hydrosilicate de cuivre avec de l’hématite brune. On a nommé Hepatinerz la variété de Turjinsk dans laquelle M. de Kobell a trouvé jusqu’à 59 p. 0/0 d'oxyde ferreux. |
On peut rattacher ici le Kupferblau.dela mine Herrensegen dans la vallée de Schappach en Bade, où Plattner a trouvé 45 p. 0/0 de cuivre. Celui de la mine Turjinsk dans l’Oural, est, d’après G. Rose, un mélange de silicate et de carbonate de cuivre. Le silicate de cuivre d'Oberschelden en Dillenburg (Dillenburgite), analysé par Ullmann, et celui de Canaveilles, Pyrénées-Orientales, analysé par Berthier, offrent également des mélanges de silicate et de carbonate :
Si Cu Fe H C Gangue.
DicLExBuRG : 40,0 40,0 » 42,0 8,0 D A 0 0 CANAVEILLES : 26,0 41,8 2,5121003;5 008 10002 0 O0
Nous citerons encore les analyses : k, d'un silicate du Chili, par Kittredge ; 2, d’un silicate très-hydraté; ÿ, d’une variété bleue(Demidoffite), de Nischne-Tagilsk, par Nordenskiôld; Æ, de stalactites blanc bleuâtre, formant des dépôts contemporains dans les galeries de quelques mines de chalcopyrite en Toscane, par Delesse :
k t J k Silice 40,09 31,45 31,35 21,08 Oxyde de cuivre 27,97 37,31 33,14 28,37 Oxyde ferreux k,9% 0,40 » »
Chaux 1,49 » » »
Magnésie 0,78 » 3,15 »
Alumine » » 0,53 47,83 Acide phosphorique » » 40,22 »
Eau 273 31,18 93,03 392,72
La chrysocole existe dans presque toutes les mines de cuivre, avec chalcopyrite, malachite, etc. Elle forme des rognons, ou des enduits mamelonnés. Ses principales localités sont: Szäszka, Oravieza et Neu-Moldova, Banat; Herrngrund, Libethen et Rézbänya, Hongrie; Zinnwald, Kupferberg, Schlaggenwald et Dreihacken, Bohême; Falkenstein, Sterzing et autres places en Tyrol; Saida et Schneeberg en Saxe; Bogoslowsk et Nischne-Tagilsk, Oural; Kolywan, dans lAltaï (pseudomorphe de eéruse); Wittichen et Badenweiïler en Bade; Siegen ; Oberschelden, Dillenburg; Saalfeld, Thuringe; Stromsheiïen en Satersdalen, Norwège ; Cornwall (pseudomorphe d’érinite); Molina et Linares, Espagne; Canaveilles, Pyrénées-Orientales ; Zimapan au Mexique ; los Remolinos au Chili; Franklin et Somerville, New-Jersey; Burra Burra en Australie.
M. Zincken avait voulu séparer, sous le nom de Malachit-Kie-
APOPHYLLITE. 125
sel, la variété en noyaux ou en rognons écailleux de Lauterberg au Hartz; mais elle possède toutes les propriétés d’une chrysocole. Le Kupferblau de Breithaupt et de G. Rose est amorphe. Cassure conchoïdale. Translucide sur les bords. Bleu de ciel ou bleu d'azur. Poussière bleu de smalt. Dur.—Æ4à 5. Dens.—2,56. Dans le tube, donne une grande quantité d'eau et devient noir. Se dissout dans l'acide chlorhydrique avec ou sans effervescence. Se trouve dans la vallée de Schappach en Bade, et à Bogoslowsk, Oural. La Demidoffite de Nordenskiôld forme des croûtes minces, mamelonnées, tapissant la malachite, ou alternant avec elle et avec divers phosphates de cuivre. Cassure cireuse. Offrant une faible transparence sur les bords, qui augmente par l'immersion dans l’eau. Poreuse et happant à la langue. Bleu de ciel, quelquefois verdâtre. Poussière blanche. Dur.—2. Dens.—2,25. Dans le tube, dégage de l’eau. Au chalumeau, dans la flamme réductive, devient noire, fond facilement et donne une scorie à surface métallique. Se rencontre avec euivre natif, cuivre oxydulé, malachite, tagilite et phosphorochalcite, dans les mines de Nischne-Tagilsk, Oural.
APOPHYLLITE. Ichthyophthalme; d'Andrada. Fischaugenstein. Albin ; Werner. Tessélite; Brewster. Pyramidal Zeolite; Jameson. Zéolite d'Hellesta. Pyramidaler Kuphon-Spath ; Mohs.
Prisme droit à base carrée.
ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉES, ke mm 90° pb5 165°57! 160030’ obs. Dx.
| mhi 135 b5m 10%°3/ a 33 1165032!
mh? 153026 lp? 14758" 165930’ obs. Dx.
F2P2 44308 sur h1 b2m 12202! * | alat 1040’ arête culm, RA1R1 90° m 90° L Lr ee adj. 11404/ fe pa 460°30/ Pas 112024 a a 437053! arête culm, RSS Ha ISA mn aÿ adj. 403°39/ 153°30° obs. Dx. | aÿaÿ 45242! arête culm.
pos A49028/ F ma, adj. 1#7°23 pas? 13047! 1%8° obs. Dx. b?21? 13556! arête culm. 430°30/ obs. Dx. Mass 142028 b5bS 16014’ arête culm. #pai 119°28' 141930! obs. Dx. a32 2 105°411!
doi 58°56! sur p. mai 128°0’ aT262 125058/ | ph 90° 428°20/ obs. Dx. 425° env. obs. Dx.
d3 1 160°37! a%2a72 42514 sur m2.
due—(b13 6118 113) aa—(01 012 ht)
126 APOPHYLLITE.
J'ai observé les formes nouvelles a7?, a”?, sur des cristaux d'Utô,
et les formes à, , &,; en bordures excessivement étroites sur l’arête
de cristaux du Tyrol, fig. 74, pl. XIII.
Combinaisons habituelles : m a! fig. 13; m a! p, caractéristiques pour les cristaux d'Andréasberg, d'Aussig et de Poonah; 7» a! p;m a! a; p fig. 74, en tables fortement aplaties, caractéristiques des cristaux du Tyrol; mMp;m p a*,en prismes allongés, particuliers aux Féroë et à l'Islande ; m k°p a! fig. 75, très-fréquente à l’île dé Skye; m b? L5 p a! fig. 76, observée par Lévy sur des eristaux du Tyrol. Les faces p sont unies et brillantes, quelquefois finement striées parallèlement à leur intersection avec at; les at sont polies, mais parfois courbes; les m et les 2! sont cannelées parallèlement à leurs intersections mutuelles; les 2? sont ordinairement courbes; les aÿ portent des stries horizontales. Clivage parfait suivant p, imparfait. suivant ». Cassure imparfaitement conchoïdale ou inégale. Transparente ou seulement translucide ; la variété nommée Albin est à peu près opaque. Double réfraction faible, tantôt positive, tantôt négative. w—1,5317 :—1,5331 ray. rouges; cristal de Naalsôe. Les cristaux de la Seisser-Alp et une partie de ceux d'Andréasberg, de l'île de Skye, des îles Féroë, d'Islande, de Poonah dans l'Inde et d'Utô en Suède, clivés en lames perpendiculaires à l’axe vertical, offrent au microscope polarisant éclairé par la lumière blanche, une croix noire traversant des anneaux alternativement blanes et d’un violet noir avec compensation positive; ils appartiennent donc à la Zeucocyclite d'Herschell : d’autres présentent le phénomène ordinaire des anneaux colorés. Quelques cristaux d'Utô, et ceux qui fapissent un calcaire jaunâtre à Cziklova en Bañat, absorbent au contraire la plus grande partie des rayons lumineux, de manière à n'offrir qu'une croix grisàtre sur un fond violet avec compensation négative. Plusieurs plaques d'Utô m'ont présenté la réunion des deux phénomènes dans des plages contiguës, en< tièrement semblables en apparence. Certains petits prismes carrés, allongés et limpides, mañifestent aussi dans leurs propriétés op= tiques biréfringentes des différences plus ou moins profondes, lorsqu'on examine des lames de clivage extraites de l’un ou de l’autre de leurs sommets. Si l’on fait traverser par un faisceau de rayons parallèles polarisés deux faces » opposées de ces prismes, on observe, à 45° du plan de polarisation, une série de teintes plates limitées par des contours très-nets presque. toujours disposés symétriquement à droite et à gauche de l’axe vertical, mais généralement dissymétriques à ses deux extrémités. Ces teintes paraissent résulter de l'i= négale réfrangibilité des diverses couches concentriques dont les cristaux se composent, et elles sont surtout d’une régularité remarquable dans des échantillons de Naalsôe auxquels M. Brewster avait donné le nom de tessélite, à cause de la marqueterie qu'y fait naître la lumière polarisée. La fig: 76 bis représente un des dessins les plus
hrdit.s sion à
APOPHYLLITE. 127
dissymetriques observés par M. Biot. En soumettant à la même épreuve des lames normales à l’axe, on voit à l’intérieur de ces lames une sorte de relief dont la forme varie pour chaque lame extraite d'un même cristal, mais qui représente souvent une pyramide quadrangulaire basée. Dans des plaques prises sur de gros cristaux de l’île de Skye, les quatre angles de la pyramide semblent porter une double troncature, comme le montre la fig. 76 {er ; les divers plans du relief offrent alternativement des clairs et des ombres dont l'intensité varie avec la position de la plaque, et leur opposition atteint son maximuim lorsque les côtés du carré sont à 45° du plan de polarisation.
Eclat vitreux, nacré sur p. Incolore, blanc grisâtre, jaune, bleue, rose, vert päle. Poussière blanche. Fragile. Dur. = 4,5 à 5. Dens. — 2,35 à°2,39.
Dans le matras, dégage de l’eau. Dans le tube ouvert, donne souvent la réaction du fluor. Au chalumeau, s’exfolie et fond avec bouillonnement en un émail blanc bulleux. Se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique en laissant de la silice pulvérulente. Plus difficilement attaquable après calcination. Soumise dans l’eau a une température de 180° à 190° C. sous une pression de 10 à 12 atmosphères, l’apophyllite fournit, suivant Wôhler, une dissolution qui cristallise par le refroidissement.
L'une des formules qui représente le mieux les résultats des di-
verses analyses est R* Si 7H, donnant avec R — Ç Ca + ; ki) ë
Silice 53,23 Chaux 24,84 Potasso 5,96 Eau 15,97.
Analyses de l’apophyllite : a, de l’île Disco, Groënland, par Gmelin; b, de Féroë (tessélite), par Berzélius ; c, d'Utô, Suède, par Berzélius ; d, du Radauthal au Hartz, par Rammelsberg ; e, de la vallée de Fassa, par Stromeyer; f, du lac Supérieur, par Smith; g, de Fundy Bai, Nouvelle-Ecosse, par Reakirt.
Lu: b c d e f 9 Silice 53,90 52,38 62,13 62,69 51,86 52,08 52,60 Chaux 95,00 24,98 924,74 925,52 925,20 925,30 24,88 Potasse 6,13 5,37 5,27 4180 M5 A3), 4598 5,14 Eau 45,70 46,20 46,20 46,73 16,04 15,92 16,67 Fluor » 1,12 1,5% 0,46 » 0,96, 4,71 400,73 100,05 99,85 100,15 98,23 99,19 104,00
Densité : » » » » D 2,31 »
Se trouve en cristaux tapissant des cavités dans des amygdaloïdes, dans des trapps ou des basaltes, dans des filons ouverts au milieu des roches de transition et renfermant surtout des minerais de plomb et d'argent, dans des couches d’aimant, de pyrite cuivreuse et autres substances métalliques, au milieu des schistes cristallins: