‹ Manuel de minéralogieChapitre 64 sur 159 · OXAHVÉRITE. XYLOCHLORE. GYROLITE · texte numérisé non relu

OXAHVÉRITE. XYLOCHLORE. GYROLITE

Les principales localités sont : Naalsôe (fessélite), Sandôe, Waagoe, archipel des Féroë; divers points des côtes est et ouest d'Islande ; ravin du Cipit et Frombach, à la Seisser-Alp en Tyrol (ichthyophthalme), Castel-Gomberto, près Vicence; Odontschelon, près Nertschinsk en Sibérie; Poonah dans l'Inde; la Nouvelle-Ecosse; l'ile Disco au Groënland ; Dunvegan, à l’île de Skye; Dunseverie en Irlande; Marienberg près Aussig, et Steinberg près Schreckenstein en Bohême (albine en petits cristaux d’un blanc de lait, presque opaques); Bergen Hill, New-Jersey; Cliff Mine, au lac Supérieur; Oravieza, Cziklova et Szäszka en Banat (petits cristaux limpides sur calcaire compacte) ; le puits Samson à Andréasberg au Hartz (beaux cristaux éclatants, incolores, ou d’un très-joli rose); la mine Valenciana, près Zacatecas au Mexique; Finbo, Utô et Hällesta en Suède.

À Plombières dans les Vosges, les Romains avaient‘ étendu, à proximité des points d’'émergerice des sources thermales, une couche de béton dont les fragments sont réunis par un ciment de chaux. D’après les observations de M. Daubrée, l'influence prolongée de l'eau minérale dont Ja température ne dépasse pas 70° C. a déterminé la formation de petits cristaux d’apophyllite en pyramides basées, qui tapissent les cavités du ciment calcaire.

L’oxahvérite de Brewster est une variété en petits octaèdres arrondis, d’un vert pâle, translucides, à double réfraction positive,

contenant d’après l'analyse de Turner, Si 50,76 Ca 22,39 K 4,18

Fe 3,39 A1 1,00 17,36 — 99,08 et se trouvant sur un bois silicifié aux sources dites Oxahver, près Husavik en Islande.

Le xylochlore de Waltershausen paraît identique à l’oxahvérite; il se présente en très-petits octaèdres carrés dgnt l’angle à la base, égal à 96° environ, correspond à peu près à celui de la face a°? de l’apophyllite. Clivage net suivant la base. Vertolive. Dur.—6. Dens. — 2,29. Moyenne de deux analyses, par Waltershausen :

Si 52,07 Ca 20,57 K 3,76 Na 0,55 Fe 3,40 Mg 0,32 ÀI 1,54

Het C 17,13=99,34 Trouvé en petites masses caverneuses dans les fentes d’un tronc d'arbre fossile au milieu du Surturbrande d'Husavik, Islande.

La gyrolite ou gurolite d'Anderson se rapproche aussi beaucoup de l’apophyllite. Elle se présente en concrétions sphériques à structure lamellaire radiée, clivables dans une direction, blanches, transparentes en lames minces, d’un éclat vitreux. Dur. = 3 à 4. Mèmes réactions que l’apophyllite au chalumeau et avec les acides.

Analyse par Anderson : Si 50,70 Ca 33,24 Mg 0,18 Â11,48 H14,18 — 99,78. Accompagne d'autres zéolites à Storr, île de Skye.

OKÉNITE. PECTOLITE. 129

OKÉNITE ; de Kobell. Dysclasite; Connel.

Prisme rhomboïdal droit? mm #22°20' mg! 118°50/; Breithaupt. Ordinairement en cristaux aciculaires accolés en masses à texture fibreuse ou compacte. Translucide ou transparente sur les bords. Eclat nacré. Blanc jaunâtre; blanc bleuâtre. Très-tenace? Dur. = 4,5 à 5. Dens. — 2,28 okénite; 2,36 dysclasite.

Dans le matras, dégage de l’eau. Au chalumeau, blanchit et fond en émail avec bouillonnement. La poudre se dissout facilement à froid dans l’acide chlorhydrique en donnant de la silice gélatineuse ou floconneuse. Après calcination, l'attaque ne se fait qu’à chaud.

Ca SL OH : Silice 56,60 Chaux 26,42 Eau 46,98.

Analyses : de l’okénite de l'île Disco, a, par Würth; b, par de Hauer; de la dysclasite des îles Féroë; c, par Connel; de la bordite de Bordôe; d, par Adam.

a b c d Silice 54,88 54,81 57,69 56,92 Chaux 26,15 27,23 96,83 925,14 Soude 1,02 » 0,4% 1,02 Potasse » » 0,23 »

Alumine 0,46 » » 0,67 Oxyde ferrique » » 0,32 »

Oxyde manganique » » n072 »

Eau 47,9% OA8,04 AAA 14,19

L'okénite se trouve dans des amygdaloïdes à l’île de Disco et à Tupaursak, Groënland ; aux îles Féroë; en Islande. La bordite offre des fibres très-fines, serrées, formant une masse presque compacte. Cassure inégale etesquileuse. Translucide sur les bords. Blanc de lait. Très-tenace. Dur.—3,5. Dens.—2,33. Au chalumeau, devient grisâtre, se désagrége un peu et fond sur les bords en émail blanc. Soluble dans les acides en gelée imparfaite. Vientde l’île Bordôe, une des Féroë.

PECTOLITE. Pektolith; Allem. Ratholite.

Prisme rhomboïdal oblique complétement isomorphe avec la Wollastonite, d’après M. Greg.

WOLLASTONITE. PECTOLITE, WOLLASTONITE, PECTOLITE. ANGL. CALCULÉS, ANGL, MESUR.; GREG, ANGL. CALCULÉS, ANGL, MESUR..; GREGe

poñ2 A59032/ 159030! [pet » 10230’ pai2 opp. 84°37/ 84037!

pd? 132054! 132054

pre 13005" 139°30/ ellka12 adj. 93030’ . peïls 125939 125055/

Dr . 9

150 PECTOLITE. STELLITE.

Combinaisons observées: pa!? e%/*: no°? at? eW*ef/*el/*q'?, Toutes ces formes qui ne se sont rencontrées jusqu'ici que sur des cristaux

de Ratho examinés par MM. Greg et Heddle, sont connues dans la

Wollastonite, à l'exception de e**. Macles par hémitropie autour d’un axe normal à p, produisant de petites tables rectangulaires dont les contours offrent deux angles rentrants et deux angles saillants dus à l’hémimorphie des faces at? et et/*. Ordinairement en nodules sphéroïdaux à structure fibreuse, radiée ou étoilée, composés de cristaux aciculaires très-fins. Clivages parfaits, dans les cristaux, suivant p et a'?. Translucide sur les bords ou opaque. Eclat nacré, soyeux dans la cassure. Blanc grisâtre. Les nodules sont tenaces, quoique composés de fibres cassantes. Dur. —=4à 5. Dens. — 2,14 à 2,88.

Dans le matras, dégage un peu d’eau. Au chalumeau, fond facilement en émail blanc. Soluble dans l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice floconneuse. Après calcination, la dissolution produit de la silice gélatineuse. Suivant Berzélius, la variété du Monzoni donne la réaction du fluor.

Les quantités d’eau variables, indiquées par les nombreuses analyses faites par divers chimistes, semblent prouver que la pectolite est souvent plus ou moins altérée : il est donc difficile de trouver une formule qui représente également bien tous les résultats obtenus. Une de celles qui se rapproche le plus de la moyenne est :

R5 Si H qu'on peut écrire (4Ca Si Na Si) LH et qui donne : Silice 54,22 Chaux 33,73 Soude 9,34 Eau 2,721.

Analyses de la pectolite : a, de Monte Baldo, par de Kobell; à, de Bergen Hill, New-Jersey (stellite), par Dickenson; c, de l’île royale au ac Supérieur, par Kendall; d, de Castle Rock; e, cristallisée, de Ratho, près Edimbourg, toutes deux par Heddle ; f de Talisker, ile de Skye, par Scott; 9, fibreuse, regardée comme trémolite, de Girvan, Ayrshire, par Heddie.

a b CL. d CPU g Silice 51,30 55,00 54,00 “53,06 52,58 652,01 63,48 Chaux 33,71 32,53 3210 33,48 33,75 32,85 34,39 Soude 8,96 9,72 8,89 9,98 926 (767 0 Potasse 4,57 » » » » Mg 0,39 »

Alumine 0,90 440 1,90 ‘0,75 4,46 ‘4,82! © 0,41 Perte au feu 3,89 2,75 -2,96 3,43 2,80 5,06 3,26

Densité : » » » » » 2,184 »

L'ancienne analyse de la stellite de Kilsyth en Écosse, par Thomson, paraît avoir été faite sur une matière impure; d'après MM. Greg et Heddle, l'échantillon original de Thomson est identique à la pectolite.

CÉRÉRITE. 151

Une substance fibro-compacte, blanc grisâtre, à éclat soyeux dans la cassure, d'une dens.=— 2,79, offrant tous les caractères de l’osmélite de Breithaupt, et venant de Niederkirchen, a donné à M. Adam :

Si52,91 Ca32,96 Na6,10 K2,79 Mn1,4% A10,54 H 4,01—100,75

ce qui en: fait une pectolite potassique : d’autres échantillons de la même localité, en masses radiées à fibres plus grossières, d’un gris brun, à odeur fortement argileuse, paraissent avoir subi une altération assez profonde; M. Riegel a trouvé dans une analyse :

Si58,33 Ca10,42 A113,85 Fe1,15 H 16,10 — 99,85.

La pectolite se trouve avec mésotype dans des tufs basaltiques et des amygdaloïdes au Monte Baldo, près Mine, à Talisker, île de Skye; à Castle Rock et Ratho, près Édimbourg; à Costorphine Hill S Loch End en Écosse; à Knocdolian Hill et ira en Ayrshire ;

‘île Royale, lac Supérieur; à Bergen Hill en New-Jersey et à Kilsyth en Écosse (stellite); à Niederkirchen près Wolfstein en Bavière (osmélite); dans les mélaphyres du Monzoni, Tyrol.

CÉRÉRITE. Tungstène de Bastnäs; Cronstedt. Cerit; Hisinger et Berzélius. Cérium oxydé siliceux rouge; Haüy. Cerin-Stein ; Werner. Untheilbares Cerer-Erz; Mohs.

Forme cristalline incertaine, probablement cubique. Prismes hexagonaux très-courts, d’après Haidinger. Trace de clivage. Ordinairement en masses amorphes à grains fins. Cassure inégale ou esquileuse. Transparente sur les bords ou opaque. Dans la lumière polarisée, se comporte comme une substance monoréfringente peu homogène. Éclat faible, adamantin ou résineux. Brun de girofle; rouge vermeil sale; gris rougeâtre. Poussière blanc grisâtre. Aigre. Dur. = 5,5. Dens. — 49 à 5.

Dans le matras, dégage de l'eau. Au chalumeau, reste infusible, mais devient friable en se couvrant de points couleur de rouille. Avec le borax, donne, à la flamme extérieure; un verre jaune foncé à chaud, qui devient opaque et blanc d'émail au feu de réduction. Se dissout difficilement et très-lentement dans le sel de phosphore en un verre jaune brunâtre à chaud, blanc opalin à froid. Avec la soude, donne une masse scoriacée à demi-fondue, d’un jaune fonce. Se dissout en faisant gelée, dans l’acide chlorhydrique.

(Ce, La, Diÿ Si+H

Analyses de la cérérite : a, (corrigée) par Hermann; d, par Kjerulf; c, moyenne de six opérations, par Rammelsberg.

132 TRITOMITE.

a b c Oxyg. Rapp.

Silice 18,78 921,30 19,18 10,22 2 Oxyde céreux 31,05 58,50 64,55 9,56 Ox. de lanthane et de didyme 39,04 8,27 7,28 4,07 11 Chaux » 1,23 4,31 0,37 è Oxyde ferreux 0,48 4,98 41,54 0,34 Eau 10,65 5,52 5,71 08071000

La cérérite paraît constituer plutôt une roche qu'un minéral simple, formant, avec chalcopyrite, une couche dans le gneiss à la mine de Saint-Gôrans ou Bastnäs, près Riddarhytta en Suède; elle est souvent accompagnée et même pénétrée par de l’actinote, de l’asbeste, du mica, du talc, de la molybdénite, de la galène, de la pyrite, de la Linnéite, du sulfure et du tellurure de bismuth, de l’Allanite et quelques autres minéraux cérifères. Outre les divers éléments constates par les analyses ci-dessus, M. Damour y a encore rencontré : de l’oxyde de manganèse, de la magnésie, de la potasse, de l’oxyde d’urane et de l'acide carbpnique.

Hermann avait donné le nom d’ochroite à une substance dans laquelle Klaproth avait trouvé autrefois 34,5 p. 100 de silice et 5 p. 100 d'eau, mais elle ne paraït être qu’une cérérite mélangée de quartz.

TRITOMITE ; Weiïbye.

Cubique. Tétraèdres à faces ternes. Sans clivage. Cassure conchoïdale. Opaque ou translucide sur les bords. Éclat vitreux, métalloide dans la cassure. Brun foncé. Poussière brun jaunâtre. Très-fragile. Dur. = 5,5. Dens. — 4,16 à 4,66 d’après Berlin ; 3,908 d’après Forbes.

Dans le matras, donne de l’eau et une trace de fluor. Au chalumeau, devient blanche, se gonfle un peu, se fendille et éclate quelquefois avec bruit. Avec le borax, dans la flamme extérieure, forme un verre jaune rouge à Chaud, presque incolore à froid. Soluble

en faisant gelée dans l'acide chlorhydrique, avec dégagement de chlore.

Analyses approximatives : à, par Berlin; b, par Forbes.

a b Silicé 20,43 21,16 Acides stannique et tungstique k,62 : 3,95 :

Oxyde de cérium 40,36 37,64 Oxyde de lanthane 15,14 12,441 Yttria ‘ 0,46 4,6%

Chaux 5,15 4,0%

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